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ffi

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  • Premier article le 16/05/2015
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Derniers commentaires




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    ffi 14 février 2014 03:18

    Parce que qu’une société n’est pas qu’un groupe de gens. C’est aussi une intelligence collective.
     
    Personnellement, j’ai toujours pensé que cette notion d’intelligence collective était un sophisme. L’intelligence est le propre d’une chose qui pense, dotée d’intellect.
     
    Or une société ne pense pas.
    Où est le cerveau de la société ?
    Une société est organisée, et cette organisation s’appelle Politique.
     
    Essayez d’appeler : "Société ! Société ! répond-moi !".
    Vous verrez bien si quelqu’un vous réponds...



  • 5 votes
    ffi 13 février 2014 23:54

    L’Allemagne n’a pas dévalué.
    Mais l’Allemagne a un Euro sous-évalué par rapport à celui qu’a la France.
    Il suffit de regarder les Taux de Change à Parité de Pouvoir d’Achat.
     
    Manifestement, les prix sont bien plus élevés en France qu’en Allemagne.
     
    Vous sembler partir du principe que la valeur des taux de change serait une science exacte. Mais rien n’est plus vrai. La France est rentré dans l’Euro avec un Franc surévalué, tandis que l’Allemagne est rentrée dans l’Euro avec un Mark sous-évalué. C’est une conséquence de la politique du Franc fort début des années 1990 (et aussi pour financer la réunification Allemande il me semble).
     
    Ajoutez à cela qu’à la fin des années 1990, la France de Jospin passait aux 35 heures, tandis que l’Allemagne de Schröder promulguait les emplois à 1 euros...
     
    Le différentiel de compétitivité, déjà conséquent aux prémisses de l’Euro, est devenu assez considérable maintenant, et la traduction de ce déséquilibre compétitif dans les faits est la désindustrialisation accélérée du pays.
     
    Il n’y a pas le choix : Des pays qui ont des systèmes politiques différents ont des taux d’inflations différents, et donc des évolutions de compétitivité variées. S’ils sont placé sous le même régime monétaire, ces pays ne peuvent plus ajuster leur compétitivité les uns par rapport aux autres par l’ajustement de la valeur des monnaies respectives. Je renvoie sur ce point à l’excellente démonstration de Jacques Sapir.
     
    L’Angleterre, hors de l’Euro-zone, a pu dévaluer la Livre, et son économie s’est rétablie spectaculairement.
     
    Quant à l’Allemagne, comme elle est entrée avec un Mark sous-évalué dans l’Euro, elle bénéficie d’une dévaluation permanente en quelque sorte. La preuve, elle accumule les excédent commerciaux depuis 15 ans.
     
    Or, le mécanisme monétaire normal est que le pays qui a un excédent commercial doit voir réévaluer sa monnaie, tandis que le pays qui a un déficit commercial doit voir dévaluer sa monnaie. Donc cela fait quinze ans que le Mark aurait du être réévalué ! L’Allemagne profite donc d’une monnaie sous-évaluée grâce au déficit commercial des autres pays de la zone Euro...

    Depuis l’Euro, aucun ajustement monétaire n’est possible en Europe, et cela se paye en déséquilibres croissants.

    Par conséquent, il n’y a pas d’autres solutions :
    il faut stopper l’expérimentation de l’Euro.
     
    Ce serait beaucoup mieux d’avoir un mécanisme d’ajustement monétaire en Europe pour éviter ces déséquilibres (à taux fixes révisables).



  • 1 vote
    ffi 13 février 2014 23:16

    Vous dîtes : "C’est l’ensemble de la société qui est responsable de la violence en son sein".
     
    Je ne crois pas.
    1) une société est un ensemble de gens.
    Or, la responsabilité est personnelle : c’est le fait de répondre de ses actes.
    Donc la notion responsabilité ne peut être appliquée à une société dans son ensemble.

    2) La violence n’est pas nécessairement un mal. Par exemple, si vous voyez quelqu’un qui se fait agresser injustement et que vous réagissiez avec violence pour faire fuir l’agresseur, alors c’est un bien. Par exemple, si une femme assomme un homme qui cherche à la violer, c’est un bien. Donc la violence doit être définie comme un moyen d’arriver à une fin, fin qui sera ou un bien, ou un mal.
     
    3) Cependant, j’estime que le recours à la violence doit rester socialement un acte grave, c’est-à-dire que son usage doit pouvoir être justifié devant une autorité. L’homme qui agit violemment est responsable de son acte, et donc une autorité doit pouvoir l’interroger sur les raisons de son recours à la violence.
     
    4) A ce propos, le premier chercheur Allemand s’embrouille totalement. Un homme qui use de la violence sans raison doit être enfermé de toute urgence, c’est un danger public. Un homme qui use de la violence, mais pour de mauvaises raisons, doit être condamné (et l’on doit lui faire comprendre pourquoi ses raisons furent mauvaises). Un homme qui use de la violence, mais pour de bonnes raisons, doit être laissé libre.
     
    5) Bref, quand une société est en proie au développement de la violence, il n’y a que les auteurs de ces violences qui en sont responsables : la société ne peut être accablée d’un mal qui l’accable. C’est un peu comme si vous disiez qu’un homme est responsable de la tumeur cancéreuse qui métastase dans ses organes... 
     
    6) Cela dit, il y a bien une responsabilité politique. Une société dont le système politique ne traite pas les violences comme des actes graves, c’est-à-dire comme des actes qui engagent la responsabilité personnelle de leurs auteurs, faute de moyens ou de conviction, risque fort de connaître un développement de la violence en son sein, celle-ci étant alors banalisée.



  • vote
    ffi 13 février 2014 21:08

    Notez que je n’ai pas regardé le documentaire (j’ai eu l’impression de savoir déjà ce qu’il va dire et je n’en ai donc pas eu l’envie).
     
    Je réagis à vos commentaires.
    La notion de Bien et de Mal sont des notions, à mon avis, tout-à-fait scientifiques.
    Cependant, elles participent des sciences morales qui se penchent sur les objets du monde idéel, décelables par introspection, mais non des sciences physiques, qui elles se penchent sur les objets du monde réel, décelables par l’observation.
     
    J’ai coutume de dire :
    le Bien est ce qui m’attire.
    le Mal est ce qui me fait fuir.
     
    Je n’ai jamais trouvé de défaut dans ces définitions.

    L’espérance d’un Bien nous verse à un comportement précis :
    Une quête pour s’unir à ce Bien : c’est l’amour (universalité).
    En revanche, la perspective d’un Mal nous verse à plusieurs comportements :
    - Soit une quête pour se désunir de ce Mal : c’est la fuite (diversalité/diversion).
    - Soit une quête pour détruire ce Mal : c’est la haine (controversalité/controverse).
    - Soit une quête pour changer ce Mal en Bien : (conversalité/conversion)
    La conversalité se joue sur deux plans :
    - Soit l’homme change sa propre conception du Bien (sui-conversion, conversion en soi, par réforme dans son monde idéel)
    - Soit l’homme change l’objet perçu mauvais (iste-conversion , conversion de celui-ci, par réforme dans le monde réel).

    L’amour, la fuite et la haine sont des comportements causés par des sentiments personnels pour leur objet.
     
    Ce sont donc des êtres d’un monde idéel, perceptible par l’introspection d’une âme sur elle-même (i.e. la conscience de soi). Par conséquent, les conceptions de Bien et de Mal sont d’abord personnelles. Les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas, dit-on.
     
    Cela dit, n’étant pas des individus isolés, mais des personnes nées dans des familles et envoisinés par des sociétés politiques, nous héritons également chacun de conceptions normatives du Bien et du Mal, qui sont des normes familiales ou sociales.
     
    Chez quelqu’un, une notion de Bien ou de Mal vient donc par ces 3 canaux : d’abord, en premier lieu, les conceptions personnelles, issues des définitions propres à soi. Ensuite, en second lieu, les conceptions normatives, reçues d’une part via héritage familial, d’autre part via les interactions sociales.
     
    Bref, vous voyez bien que les notions de Bien et de Mal sont matières à connaissance, et elles sont donc scientifiques.
     
    Le Bien et le Mal sont des objets d’un monde idéel mais non du monde réel, ils sont propriété d’un esprit, mais non d’un corps, par conséquent la science qui manie ces notions est une science spirituelle ou morale, mais non une science physique ou biologique.
     
    Ceux qui prétendent que le modèle des sciences naturelles peut tout décrire, bien que celles-ci ne savent pas modéliser autre chose qu’un objet inerte et sans âme, qui ne fait que subir des force extérieures, alors que manifestement l’homme n’est pas inerte et a une âme, car il déploie une force intérieure, ceux-là en vérité ont chosifié l’homme.
     
    C’est très moderne que de croire que toute science devrait avoir une même forme, ceci indépendamment de la nature de l’objet qu’elle étudie, et cette croyance est complètement erronée. On ne peut modéliser les animaux selon un modèle de pure inertie.
     
    Il faut une science morale et spirituelle, car les notions de Bien et de Mal sont intuitives en chacun de nous, elles nous prennent aux tripes, elles sont les causes de nos actions, et elles ont donc une conséquence considérable sur le devenir de l’humanité.
     
    C’est d’ailleurs la raison pour laquelle je n’ai pas regardé le reportage : je suppose qu’il prend l’angle de vue scientiste, c’est-à-dire qui se réfère au paradigme selon lequel l’homme est en définitive une chose inerte.



  • 2 votes
    ffi 12 février 2014 19:53

    La déontologie de celui qui écrit un essai est de citer ses références.
     
    Quand il y a dans un essai une grosse partie recopiée sur un autre ouvrage, mais que cet ouvrage n’est pas cité dans les références, cela s’appelle un plagia.
     
    Or Einstein a repris textuellement Poincaré mais ne le cite pas.
    Donc Einstein est un plagiaire.
     
    Einstein pouvait-il ignorer ce qu’avait écrit Poincaré ? Non.
     
    La revue dans laquelle il écrivait, sous la direction de Planck (die Analen der Physik), une des revues les plus prestigieuse de l’époque dans ce domaine, faisait régulièrement un recensement des divers écrits en physique et résumait leur contenu pour les lecteurs. Les mémoires envoyés à l’Académie des sciences de Paris, tel que l’écrit de Poincaré le fut, faisaient partie de ces recensions habituelles de la revue.
     
    Par extraordinaire, alors que dans l’année il y eu à la fois des mémoires envoyés à l’Académie des sciences et aussi divers écrits de Poincaré qui furent recensés par cette revue, la note fondatrice de Poincaré à l’académie et ses articles ultérieurs au sujet de la relativité (c’est d’ailleurs Poincaré qui inventa ce mot) ne furent jamais recensés !
     
    A la place de la recension de cette note fondatrice de Poincaré, on trouve un écrit sur la relativité : Cet écrit ne cite aucune référence à aucun auteur, ce qui est très inhabituel en physique, d’autant plus pour une revue aussi prestigieuse.

     

    Or cet écrit se montre vraiment très semblable à celui de Poincaré... l’auteur est un jeune "génie" âgé d’une vingtaine d’année, nommé Einstein.

     

    Einstein était certainement en lien avec Planck via Munich car l’oncle d’Einstein avait une société d’électrification à Munich - il aurait électrifié la fête de la bière, où vivait la famille de Planck : J’imagine bien Planck faire connaissance de l’entreprise Einstein&Cie pendant la fête de la Bière, à s’extasier sur le progrès et la fée électricité.
     

    Mais il faut aussi comprendre qu’à l’époque la tension entre la France et l’Allemagne était très forte : nous sommes à 9 ans de la 1ère guerre mondiale. Une théorie qui révolutionne toute la physique, ce n’est pas si courant : un précédent fut Newton dont le prestige fut immense, prestige dont se servit admirablement bien l’Angleterre sur le plan politique. Cela dit Newton a aussi beaucoup plagié.

     

     

    On peut donc dire que cette affaire est une sorte de première escarmouche Franco-Allemande, prélude à la guerre, sur fond de compétition impérialiste (1905, c’est aussi la crise de Tanger http://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_de_Tanger).

     

    Mais cela n’excuse pas tout. La science doit fonctionner selon une certaine déontologie. Il convient de citer ses sources, sinon personne ne communiquerait jamais rien à personne, de peur de se faire voler son travail.
     
    Dans le cas de la relativité, le plagia est évident et le manquement à la déontologie est flagrant.

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