Tant que la science ne verra et ne considérera pas cette chose, alors la
science ne fera pas plus de progrès que cela et l’humanité restera sur
son cailloux et ou à proximité pour encore un long moment.
Les sciences naturelles ne peuvent considérer que ce qu’elles voient. Ce qu’elles ne voient pas, elles le supposent.
@Robert Biloute : À ma connaissance, Poincaré ne s’est pas exprimé sur le sujet. D’une part, il est mort peu après, en 1912. D’autre part, c’est surtout après sa mort que la relativité fut attribuée "médiatiquement" à Einstein.
Dans cette histoire, la politique s’en est mêlée. Poincaré était le
cousin d’un président français, qui était de droite. Les scientifiques
de gauche, comme Langevin, ont rapidement pris le parti d’Einstein. Donc il y a un mélange de considérations politiques, tant internationales que nationales qui a participé à surestimer les apports d’Einstein dans cette théorie, laquelle est sur à peu près sur tous les plans l’oeuvre de Poincaré (sauf l’abandon de la notion d’éther qui est l’oeuvre d’Einstein).
De plus, vous noterez qu’Einstein n’a pas eu le prix Nobel de physique pour la relativité. Quant aux citations, c’est chez Lorentz que vous en trouverez. Lorentz a affirmé que "C’est Poincaré qui a découvert les ’transformations de Lorentz’". Or les transformations de Lorentz, la notion de groupe de rotation hyperbolique, la métrique de l’espace-temps, la notion de quadri-vecteur, les diverses transformations des champs, l’accroissement de la masse, l’idée que les lois de la physique sont indépendantes du référentiel...etc ; tout ceci est à la base du modèle relativiste, et tout ceci a été découvert par Poincaré (Et il y a encore d’autres choses comme l’hypothèse d’une origine électromagnétique de la gravitation).
Après, personnellement, d’un point de vue strictement scientifique, je suis assez sceptique sur le modèle relativiste. Encore qu’il faut s’entendre duquel l’on parle. La physique mêle propriétés des substances et géométrie dans ses formules. Or, ces deux notions ne sont pas du tout distinguée dans le modèle actuel, suite à l’abandon de l’éther, la substance de l’espace. Poincaré avait affirmé : "tout se passe donc comme si l’éther n’existait pas, on pourrait le supprimer sans doute, mais si on ne le fait pas, c’est en raison de la clarté nécessaire à l’exposition de la théorie". Quand Einstein a supprimé la notion d’éther, la théorie est devenue franchement obscure, ceci d’autant qu’Einstein déclara par ailleurs que "il faut bien un éther pour servir de support à la lumière"... Mieux vaut donc apprendre la Relativité par Poincaré que par Einstein à mon avis. Mieux vaut préférer l’original à la copie.
Chez Poincaré, l’idée est que la forme d’une particule chargée varie selon sa vitesse par rapport à l’éther (d’une sphère, il devient ellipsoïde). C’est ainsi qu’il explique que la vitesse de la lumière reste la même quelque soit le mouvement relatif par rapport à l’éther. C’est un vrai modèle physique, qui met en rapport une géométrie et une substance, posées en principe.
Chez Einstein, c’est la vitesse de la lumière qui est posée constante en principe. Ce n’est pas un modèle physique : le principe est un chiffre mathématique. Ca fait un peu pensée magique. On y comprend rien.
Mais, pour ma part, c’est l’idée d’un éther fixe qui me dérange.
Parce que qu’une société n’est pas qu’un groupe de gens. C’est aussi une intelligence collective.
Personnellement, j’ai toujours pensé que cette notion d’intelligence collective était un sophisme. L’intelligence est le propre d’une chose qui pense, dotée d’intellect.
Or une société ne pense pas. Où est le cerveau de la société ? Une société est organisée, et cette organisation s’appelle Politique.
Essayez d’appeler : "Société ! Société ! répond-moi !". Vous verrez bien si quelqu’un vous réponds...
L’Allemagne n’a pas dévalué. Mais l’Allemagne a un Euro sous-évalué par rapport à celui qu’a la France. Il suffit de regarder les Taux de Change à Parité de Pouvoir d’Achat.
Manifestement, les prix sont bien plus élevés en France qu’en Allemagne.
Vous sembler partir du principe que la valeur des taux de change serait une science exacte. Mais rien n’est plus vrai. La France est rentré dans l’Euro avec un Franc surévalué, tandis que l’Allemagne est rentrée dans l’Euro avec un Mark sous-évalué. C’est une conséquence de la politique du Franc fort début des années 1990 (et aussi pour financer la réunification Allemande il me semble).
Ajoutez à cela qu’à la fin des années 1990, la France de Jospin passait aux 35 heures, tandis que l’Allemagne de Schröder promulguait les emplois à 1 euros...
Le différentiel de compétitivité, déjà conséquent aux prémisses de l’Euro, est devenu assez considérable maintenant, et la traduction de ce déséquilibre compétitif dans les faits est la désindustrialisation accélérée du pays.
Il n’y a pas le choix : Des pays qui ont des systèmes politiques différents ont des taux d’inflations différents, et donc des évolutions de compétitivité variées. S’ils sont placé sous le même régime monétaire, ces pays ne peuvent plus ajuster leur compétitivité les uns par rapport aux autres par l’ajustement de la valeur des monnaies respectives. Je renvoie sur ce point à l’excellente démonstration de Jacques Sapir.
L’Angleterre, hors de l’Euro-zone, a pu dévaluer la Livre, et son économie s’est rétablie spectaculairement.
Quant à l’Allemagne, comme elle est entrée avec un Mark sous-évalué dans l’Euro, elle bénéficie d’une dévaluation permanente en quelque sorte. La preuve, elle accumule les excédent commerciaux depuis 15 ans.
Or, le mécanisme monétaire normal est que le pays qui a un excédent commercial doit voir réévaluer sa monnaie, tandis que le pays qui a un déficit commercial doit voir dévaluer sa monnaie. Donc cela fait quinze ans que le Mark aurait du être réévalué ! L’Allemagne profite donc d’une monnaie sous-évaluée grâce au déficit commercial des autres pays de la zone Euro...
Depuis l’Euro, aucun ajustement monétaire n’est possible en Europe, et cela se paye en déséquilibres croissants.
Par conséquent, il n’y a pas d’autres solutions : il faut stopper l’expérimentation de l’Euro.
Ce serait beaucoup mieux d’avoir un mécanisme d’ajustement monétaire en Europe pour éviter ces déséquilibres (à taux fixes révisables).
Vous dîtes : "C’est l’ensemble de la société qui est responsable de la violence en son sein".
Je ne crois pas. 1) une société est un ensemble de gens. Or, la responsabilité est personnelle : c’est le fait de répondre de ses actes. Donc la notion responsabilité ne peut être appliquée à une société dans son ensemble.
2) La violence n’est pas nécessairement un mal. Par exemple, si vous voyez quelqu’un qui se fait agresser injustement et que vous réagissiez avec violence pour faire fuir l’agresseur, alors c’est un bien. Par exemple, si une femme assomme un homme qui cherche à la violer, c’est un bien. Donc la violence doit être définie comme un moyen d’arriver à une fin, fin qui sera ou un bien, ou un mal.
3) Cependant, j’estime que le recours à la violence doit rester socialement un acte grave, c’est-à-dire que son usage doit pouvoir être justifié devant une autorité. L’homme qui agit violemment est responsable de son acte, et donc une autorité doit pouvoir l’interroger sur les raisons de son recours à la violence.
4) A ce propos, le premier chercheur Allemand s’embrouille totalement. Un homme qui use de la violence sans raison doit être enfermé de toute urgence, c’est un danger public. Un homme qui use de la violence, mais pour de mauvaises raisons, doit être condamné (et l’on doit lui faire comprendre pourquoi ses raisons furent mauvaises). Un homme qui use de la violence, mais pour de bonnes raisons, doit être laissé libre.
5) Bref, quand une société est en proie au développement de la violence, il n’y a que les auteurs de ces violences qui en sont responsables : la société ne peut être accablée d’un mal qui l’accable. C’est un peu comme si vous disiez qu’un homme est responsable de la tumeur cancéreuse qui métastase dans ses organes...
6) Cela dit, il y a bien une responsabilité politique. Une société dont le système politique ne traite pas les violences comme des actes graves, c’est-à-dire comme des actes qui engagent la responsabilité personnelle de leurs auteurs, faute de moyens ou de conviction, risque fort de connaître un développement de la violence en son sein, celle-ci étant alors banalisée.