@Gaspard : Dieu crée hors de lui-même. Le christianisme n’est pas un panthéisme où Dieu et le monde sont confondus.
Quand tu réfléchis à la parole révélée, tu uses de ton intelligence, la met en rapport avec le réel, et tu prends aussi conscience de certaines choses. Ce n’est pas un travail sur soi, mais un travail de l’intelligence. L’homme est naturellement égocentré. Son problème est plutôt de détacher le regard de son nombril que le contraire car il tend à être sourd et aveugle aux choses, souvent il n’entend que ce qu’il veut entendre, il ne voit que ce qu’il veut voir.... Qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende !
Pourquoi donc se prendre la tête sur soi-même ? Pour se créer des noeuds dans la tête ? C’est d’ailleurs amusant, au début de l’interview, le Frère dit que le but de la FM c’est de travailler pour l’humanité, mais que pour cela, il faut d’abord travailler sur soi... Or, je ne comprends pas, s’il s’agit d’oeuvrer pour l’humanité, il convient déjà de commencer à étudier l’humanité, essayer de discerner ses carences, puis agir pour en améliorer le sort : il faut donc commencer par regarder l’humanité. Pourquoi donc commencer à se tourner vers son nombril ? Curieux détour... Mais c’est normal : c’est de l’ésotérisme.
Mère Thérésa, où l’Abbé Pierre, n’ont-il pas oeuvré sans détour là où ils voyaient une carence dans l’humanité ? Auraient-ils oeuvré ainsi s’ils s’étaient restreints à l’introspection ?
@Jean : J’ai exprimé clairement le concept : il s’agit de ne pas permettre la double-appartenance à un ordre religieux et à l’État. Appartenir à un ordre, c’est jurer fidélité à une organisation hiérarchisée. Un moine appartient à un ordre (monastique). Un prêtre appartient à un ordre. Un Frère Franc-maçon appartient à un ordre (il doit jurer en effet pour y être reçu).
Ce sont d’ailleurs des concepts chrétiens. Le clerc est celui qui appartient à un ordre religieux. Le laïc est celui qui n’appartient pas à un ordre religieux.
Il s’agit de distinguer les ordres temporels (l’État), et les ordres spirituels (les Églises, dont l’Église maçonnique). L’État peut travailler en liaison avec les ordres spirituels, ou bien leur déléguer certaines tâches (questions morales, éducation, charité,...etc), mais il ne doit pas y avoir de confusion entre les divers ordres.
Donc pas de problème, les gens de foi chrétienne ou musulmane ou maçonne,... etc peuvent appartenir à l’État. Seuls ceux qui ont juré fidélité à un ordre religieux ne le pourraient pas, puisqu’ils seraient alors partagés à devoir être fidèles à des ordres pouvant éventuellement être contradictoires.
"Toutes les religions propose un travail sur soi" ? Non. Le christianisme propose une réflexion sur une parole externe à soi C’est Dieu, par sa grâce, qui a le moyen de nous transformer. Dieu est externe. La prière vise un être externe. Le christianisme est exotérique.
La maçonnerie est ésotérique. La transformation de soi est tentée par soi-même. La prière vise donc soi-même.
Hélas, nous sommes déjà créés par autrui (nos parents), l’on ne peut se recréer soi-même. De plus, nous ne sommes qu’un, et si l’un veut se transformer lui-même, il lui faudra se scinder en une partie qui transforme et une partie qui sera transformée, d’où production d’une duplicité de l’âme et d’une personnalité schyzoïde.
Bref, la Franc-maçonnerie est bien-sûr une religion ésotérique et elle a malencontreusement oublié de se définir comme telle au moment où elle poussait au concept de laïcité de l’État...
Je reconnaît pleinement à la Franc-maçonnerie le statut de Religion et je demande une application correcte de la laïcité. Nul ne peut appartenir à deux ordres : l’appartenance à l’ordre maçonnique et à l’État doit être interdite.
D’ailleurs, aujourd’hui même, quelqu’un me disait, lors d’une discussion internationale (France, Cameroun, Congo, Gabon) : "Ah ceux qui sont au pays y sont bien, c’est dommage qu’il y a la pauvreté"....
Alors, oui, les peuples sont forcés de migrer en Europe, pour fuir la pauvreté. Et ils veulent en forcer 100 millions à le faire pour "payer les retraites"...
Après il peut y avoir d’autres motivations à la migration : Par exemple, une invasion ou une colonisation, c’est une auto-déportation de conquête.
Peut-être mon expression te choque-t-elle, mais sache que je l’étends également à l’exode rural du XIXème siècle en France, lorsque les paysans pauvres migrèrent dans les villes, contraints d’y trouver un travail pour survivre.
Je considère que le rôle du politique est de faire que se crée du travail là où les populations existent, et que n’en point créer est une bien grosse faute qui contraint les familles à se déporter en un autre lieu pour survivre.
voir déporter : sens 2) "écarter de sa route". Les peuples sont-ils volontaires ? Ceux qui reçoivent, pas vraiment... Quant à ceux qui migrent, et j’ai connais beaucoup qui l’ont fait, ils ont des images tellement faussées d’ici par les médias (du style : tout le monde a des domestiques...), qu’ils tombent en général de très haut en arrivant... Leur volonté est viciée par des mensonges. Et l’euphorie de l’Eldorado laisse la place au mal du pays.
Non, le plus logique et le plus simple, c’est que les gens construisent le pays d’où ils sont. C’est cela qui doit être la norme. Cette norme n’empêche pas, par exception, quelques déplacements.
Les déplacements massifs de populations n’sont pas quelque chose d’anodin, et je vois avec horreur que l’ONU prémédite la déportation de 100 millions de personnes du monde entier en Europe...