Rien ne prouve que cela soit pas cynisme. Je n’y crois pas personnellement. On pourrait aussi incriminer l’amour de sa femme, d’ailleurs.
Non, le chef de guerre, dans son rapport direct à la mort, étant donné le coté aléatoire du champ de bataille, est naturellement porté à chercher le soutien divin.
Aussi incroyable que cela puisse paraître, si, suite à une prière à un Dieu, le chef de guerre remporte une bataille décisive, il tend naturellement à comprendre la chose dans un rapport de cause à effet : c’est grâce à la prière à ce Dieu que j’ai a gagné, donc ce Dieu est le bon.
C’est le grand rôle des prêtres antiques : lire les intentions divines pour savoir si la victoire est possible (les Augures : signes qui font connaître les volontés de Jupiter).
J’aurais encore pu prendre l’exemple de la phrase de Jeanne d’Arc : "Que les gens d’Armes combattent, et Dieu donnera la victoire".
Il y a un coté providentiel, qui ne se laisse jamais résoudre par le calcul.
Si tu n’as pas compris cela, tu n’as rien compris à l’histoire. L’histoire politique n’est pas matérialiste, elle est mystique.
C’est normal, le matérialisme historique est fondé sur un manichéisme philosophique. C’est ce que j’appelle une polémosophie (croyance que la sagesse vient de la lutte).
Nous sommes à l’ère du manichéisme, la FM étant une gnose manichéenne. Ce manichéisme intellectuel se traduit en polémosophies.
Je crois pour ma part que la politique existe aussi en temps de paix.
Mais c’est vrai que le modèle actuel, fondé sur la concurrence des partis, tend à faire prendre la politique comme une manière de guerroyer.
En fait, on fait toujours la guerre en vue d’une paix. A moins, évidemment, de considérer, par manichéisme philosophique, que la marche normale du monde est la guerre perpétuelle. Dans ce cas, on en viendrait à considérer que tout est guerre, puisque c’est ce paradigme que l’on tient pour vrai à priori.
Il manque un aspect important de la chose : Une bataille, ça se joue à rien, cela peut basculer sur un "coup de dé".
C’est la raison pour laquelle le chef de guerre doit avoir une bonne fortune, de la chance. Pour cela, il essaye d’avoir Dieu de son côté.
L’empereur Constantin, se convertit au christianisme (Aryen) après une bataille gagnée. Clovis, se convertit également au christianisme après une bataille emportée, ce fut la raison de son baptême, à l’origine de la France : Clovis, pour le nouveau testament, est le nouveau Roi David et la France est le nouvel Israël. Charlemagne, ensuite, prolongea dans la même lignée. C’est l’alliance du Sabre et du Goupillon, du Trône et de l’Autel.
Le rapport à la mort du chef de guerre, et la précarité de sa situation, le pousse à chercher l’appui d’une force invisible qui pourrait l’assister. Le chef de guerre est toujours en relation avec la providence divine.
Par exemple, depuis la seconde guerre mondiale, la tradition veut que les paras s’en remettent à Saint-Michel avant de sauter.
Le rapport à la mort rend mystique. Les Rois de France comptait sur Dieu.
Chirac était friand des voyants. Mitterrand était amateur des doctrines ésotériques, du moins si l’on en juge ses grands travaux (Pyramide du Louvre, grande Arche de la défense). A mon avis Hollande est dans la continuité de Mitterrand, étant donné le nombre de Franc-maçon Haut-placés dans les ministères.
Pablo : je trouve ta réflexion un peu tordu (et insolite). D’abord, personne n’a évoqué le FN ici. Ensuite, il s’agit d’un homme qui tente d’étrangler un policier qui se fait arrêter. Enfin, une horde de jeunes saccage le quartier d’une ville en représailles.
Qu’en penses-tu ? Est-il légitime d’agir ainsi ? Tenter d’étrangler un policier ne mérite-t-il pas arrestation ? Saccager le quartier d’une ville est-il une réponse légitime à cette arrestation ?