@Gaspard : Mais que penses-tu de mon argument sur l’unicité de l’âme, qui fait qu’un travail sur soi contraint à la duplicité ? Ne faut-il pas se dissocier mentalement pendant qu’une partie de soi change l’autre ?
Maintenant, ma génération (les 40 ans), on a baigné dans ces concepts par L’Education nationale ou avec les "nouvelles" techniques de management, donc j’ai pratiqué comme tout le monde. Avec le recul, je n’y crois pas, ça me semble inefficace. Si tu y crois, tu es de foi maçonnique.
Maintenant, ce qui serait intéressant ce serait une étude scientifique sur le sujet.
Mais ne crois pas que je me sente parfait, que je n’aie pas de travers. Avoir conscience de soi est une chose. Croire pouvoir se "modifier" par une pensée introspective en est une autre. Personnellement, j’estime que cette croyance est erronée.
Quand on utilise son intelligence morale à comprendre des situations où à se comprendre soi-même, ce n’est pas un travail sur soi, mais un travail de l’intelligence.
Pour être bien, il faut d’abord se réconcilier avec soi-même. @DavidEdouardo : La confesse consiste à soulager sa conscience devant Dieu. Et le confesseur dit ce qu’il faut pour briser ce qui travaille intérieurement : "Dieu vous pardonne, mais ne recommencez plus".
Ce n’est pas parce que tu as des questionnements mystiques (sur le mystère de l’existence) que tu dois te prendre la tête sur ton nombril, au contraire.
Travailler sur soi consiste à s’auto-aliéner. C’est d’ailleurs la pratique favorite des managers de la bureaucratie de t’inviter à "travailler sur toi" et c’est vraiment pourvoyeur de stress (ex : suicides à FT)
L’homme n’ayant qu’une seule âme, il ne peut changer son âme par son âme... S’il le tente, il faut que son âme se scinde en deux : une partie qui agit sur une autre partie. J’ai connu pas mal de gens qui se géraient ainsi, et ça a été, jusqu’à la schizophrénie...
Nous ne sommes qu’un, nous sommes une monade, nous sommes simples :
13 : Il faut que dans la substance simple il y ait une pluralité d’affections et de rapports, quoiqu’il n’y en ait point de parties. Leibniz, monadologie.
Or, celui qui veut se changer, quel rapport, quelle affection entretient-il avec lui-même pour vouloir ainsi se changer ? La haine de soi !
L’ésotérisme, c’est la course à la haine de soi. L’incapacité de se changer soi-même, dans un premier temps nous déçoit de nous-même, puis dans un second accentue ce désir d’auto-transformation de soi : c’est un cercle vicieux. On ne peut pas se changer soi-même. Si on le tente, c’est la duplicité.
Tout ce qu’on peut, c’est régler son comportement par la compréhension de ce qui nous faisait mal agir.
Je prends souvent l’exemple du vice de l’Envie. Son explication est lumineuse et radicale pour la faire passer. Lorsque quelqu’un a un Bien, parfois cela nous fait Mal. C’est l’Envie. Elle vient d’une confusion dans la définition du Bien et du Mal. Il s’agit donc de rétablir la bonne définition pour la faire passer : le Bien que celui a c’est toujours un Bien, et donc il convient de se réjouir avec autrui de ce Bien qu’il a.
Pas tout-à—fait : tu es déjà sauvé, car la rédemption a déjà eu lieu. Il suffit juste de ne pas attraper de vices pour garder le salut (ce que j’admets difficile dans notre modernité).
Pour le refus de l’usage du préservatif, il s’agit d’accéder à une conception non perverse de la sexualité : la sexualité n’est pas faite pour se faire plaisir (ce n’est pas un shoot dont le partenaire sexuel serait l’instrument), mais pour se reproduire. Et donc on ne peut pas pratiquer le sexe de manière récréative de ce simple fait.
Jésus répond
en citant cette parole de Dieu dans l’Écriture : "J’ai dit : Vous êtes des dieux !"
Tu dis des bêtises. Ce n’est pas une parole rapportée dans les évangiles... Cela ressemble plutôt à la parole du serpent dans l’Eden : "vous serez comme des Dieux". Moi je ne suis pas un dieu, je suis moi-même, simple homme parmi tant d’autres.
C’est plus simple : la FM, l’ésotérisme, c’est un truc qui rend débiles nos élites, en les formatant à l’égocentrisme et au narcissisme, pour qu’elles en deviennent aveugles et sourdes aux réalités quotidiennes du peuple... Et voilà qu’on les saoulent à la pensée magique, à la magie, à la parapsychologie, à la voyance, et patati et patata. Pauvre France...
Il faut dire que ça fonctionne très bien. Nos élites sont particulièrement débiles, aveuglées par toutes sortes d’idéologies. Elles ne parviennent même plus à avoir de simples réflexions de bon sens...