Si je définis le mot tel que je l’emploie, c’est pour me faire comprendre. C’est la seule démarche correcte. Quand Euclide définit une droite, ça fait partie de son axiomatique de base. Si tu veux utiliser sa géométrie, il te faut donc d’abord accepter sa définition. C’est ainsi dans toutes les mathématiques, discipline dogmatique par excellence. On prend un jeu de définition, puis on développe sur cette base.
Il faut bien un mot pour désigner "ces objets de notre intérieur". Historiquement, il y a toujours eu cette volonté de distinguer parmi la variété de ces objets internes, mais il manque le terme général.
Je proposais "idée", mais s’il faut vraiment éviter les confusions, je pourrais aussi inventer un mot. Ce mot, logique par la langue, serait celui "d’injet" (injectus -> jeté dans), construit sur le modèle d’objet (obejctus -> jeté devant) ou de sujet (subjectus -> jeté sous, assujetti).
-> Percevoir un objet, nous soumet à injet.
Maintenant, tu auras remarqué que tout le monde ne réagit pas de la même manière face à une perception. Certains restent calmes, certains paniquent, d’autres s’énervent.
Il y a donc divers niveaux de traitement de l’injet. Ils vont du niveau réflexe, puis passionnel jusqu’au rationnel.
D’autre part, tu remarqueras aussi qu’un même objet, par exemple un saucisson, peut provoquer des appétits différents selon la personne. Un tel sera repoussé par l’objet. Tel autre sera attiré. Question de goût.
C’est que l’injet est traité par dessus un certain nombre de définitions préexistantes en mémoire (bien, mal, vrai, faux, pur, impur, beau, laid, horrible, rassurant, bon, mauvais...etc), définitions en majeure partie culturelle (mais pas uniquement, il y a toujours une part de goût personnel).
Donc, l’existence du phénomène de l’injet conséquence de la perception de l’objet, ne suffit pas pour prédire l’acte qui en découlera, puisque à priori tu ignores quel sera le niveau de son traitement intellectuel (niveau réflexe, passionnel ou rationnel), ou encore le goût qu’il va susciter (amour, haine, peur, extase, dégoût,...etc).
C’est là que ta pensée est fausse, car ça dépend de la personne. En particulier, tout le monde n’a pas le goût de dominer autrui.
Les principes de bases (bien, mal,.. etc) sont les mots d’un langage. Les transports de bases (attrait, amour, haine,...etc) en sont la syntaxe.
Par l’essence, nous avons tous ce même langage potentiel, ce que je définis par le terme de logo-dynamique (dynamaï = pouvoir, logos = langage).
Par l’existence, nous personnalisons ce langage, tant au niveau de la définition des principes que de sa syntaxe, et c’est ce que je désigne par le terme de "logo-cinétique" (cinemaï = mouvoir, logos = langage). L’existence n’étant pas totalement aléatoire, mais contingente, c’est-à-dire, liées aux relations personnelles, cette log-cinétique est fortement emprunte de la culture qui environne la personne, sa famille en premier lieu, son voisinage ensuite, et puis tous les médias.
Bref la logo-dynamique essentielle de l’Humanité, commune à chacun, est particularisée par logo-cinétique existentielle, formant le "logotype" personnel.
Il n’y a pas d’opinions illégales. Seules des expressions peuvent l’être... L’État ne va pas commencer à fouiller dans les têtes.
Quand on a l’impression que quelqu’un se trompe, la bonne manière de faire est de lui dire "je pense que sur ce point tu as tort parce que...", ce n’est pas d’organiser des chasses à l’homme et d’aller lui beugler dessus en l’insultant...
Que j’ai mis du temps à le trouver celui-ci ! Giovanni Gentile. C’est lui l’auteur du texte "la doctrine du fascisme".
C’est un philosophe "néo-hégélien". (j’avais bien reconnu la patte !) Citation : Les fondements philosophiques que Gentile prétend donner au fascisme
prennent source dans la manière particulière dont il envisage
l’ontologie et l’épistémologie. Il rejette l’individualisme pour lui
préférer le collectivisme : l’État est le seul détenteur de l’autorité,
et l’individu doit lui être parfaitement soumis, dans la mesure où
l’individualité n’a pas de sens pris en dehors de l’État - ce qui
justifie pour lui le totalitarisme.
La doctrine fasciste est donc bien un fruit de l’hégélianisme. C’est de plus un collectivisme.
Il y a donc peu de différence, tant en théorie qu’en pratique, entre le communisme et le fascisme.
Mussolini est en effet un ancien membre du parti socialiste italien (de plus payé par le MI5 pour faire une propagande visant à pousser l’Italie à entrer en guerre en 1917). L’État fasciste n’a en fait pas de grandes différences avec l’État Communiste Stalinien. Parti unique, État totalitaire, flicage généralisé de tous, l’amour de l’uniforme, exaltation du travail.
Dommage qu’il n’ait pas été laissé à Zemmour le temps d’expliciter sont point de vue.
De plus, on sent dans le fascisme un coté Hégélien. Il en reprend la dialectique manichéenne d’une part. D’autre part, le fascisme semble considérer l’État comme une entité spirituelle, ce qui fait vraiment penser aux théories de Hegel.
Mais il faut admettre qu’il s’agit de l’Hégélianisme de droite (version spiritiste), tandis que le communisme est issu de l’Hégélianisme de gauche (version marxiste).