Machiavel : Oui mais il ne se
déterminera jamais lui-même en totalité, son milieu socio-culturel aura
toujours une influence importante sur sa nature.
1°) ne veux-tu pas dire ses choix en place de sa nature ?
2°) C’est faux car j’en connais plein qui prennent à dessein l’exact contre-pied de l’éducation parentale. Par exemple, beaucoup des "théoriciens" de gauche sont issus de la très haute bourgeoisie. C’est par un genre de complexe d’œdipe.
Mieux, une discussion avec quelqu’un peut faire évoluer sa vision des choses, donc les choix qu’il fera, et aussi son caractère.
Enfin, chacun, s’il prend des temps de réflexion personnels, peut faire évoluer par lui-même sa propre pensée !
Donc, en pratique tu ne peux jamais déterminer à priori le choix qui sera fait par quelqu’un.
Tu pourras peut-être déterminer un caractère dominant chez quelqu’un, mais celui-ci ne sera valide qu’un certain temps, car se modifiant à mesure de l’avancement de sa réflexion personnelle.
N’as-tu jamais vu la modification d’un caractère (assagissement / radicalisation) parallèlement à l’avancement d’une réflexion personnelle en lui ? Moi si.
Autre preuve : les adeptes dans les sectes changent de personnalité. S’ils sont dans des comportements stéréotypés, c’est qu’ils sont embrigadés et soumis à une collectivité qui ne laisse plus aucune place à leur réflexion personnelle. Leur dépersonnalisation et leur formatage est réalisée par une vie totale pour le groupe. C’est d’ailleurs le secret de la fanatisation des gens.
C’est le fait des temps de réflexions personnels, de contemplation, de solitude, qui fait que les personnes s’individualisent et forgent leur propre personnalité.
Donc, tu te trompes. Au bout d’un certain temps, l’homme détermine lui-même sa propre pensée. Pour qu’il n’en soit pas ainsi, il faudrait le soumettre à un collectivisme forcené, où il n’aurait jamais aucun temps de solitude. Mais même la pire des dictatures n’y parviendrait pas.
C’est de la connerie ton truc ! Ils ne définissent jamais ce qu’est un fasciste. Donc en pratique, il désignent quelqu’un comme tel selon leur bon vouloir...
Catholique, identitaire païen, nationaliste bon tint, patriote de gauche, communiste qui parle de synarchie (Annie Lacroix-Riz), Asselineau quand il prône de sortit de l’UE, Cheminade, Mélenchon quand il dérape,...etc, chacun est susceptible d’être désigné pour le moindre pet de travers, ce qui expose immédiatement à la vindicte de meutes "anti-fascistes".
Je suis désolé, mais "ficher" et "cataloguer" les gens parce que certaines de leurs idées ne te plaisent pas, puis aller les menacer physiquement en bande, ce n’est pas une attitude correcte : Déjà cela montre un goût de la préméditation. De plus, une action délictuelle en bande organisée, ça s’appelle de l’association de malfaiteur.
Laisse-tomber, Machiavel répète en boucle la même chose depuis 1 ans, et il prend toujours la tangente quand on veut lui faire entendre nuance...
Machiavel considère une société où il n’y a pas de pouvoir établi et où tout le monde se sent l’ennemi de chacun. Nul autre rapport que la domination n’existe pour lui. C’est un aficionados de la dialectique maître/esclave.
A mon avis, c’est très réducteur.
S’il avait lu De Bonald, il aurait compris que dans une société organisée, le pouvoir de domination est donné à quelqu’un, sans confusion. C’est quand chacun l’accepte tel quel, qu’une société se sort des conflits liés aux appétits de domination.
De plus, cette structure dominante, qui est l’État, se doit d’agir selon le droit et la morale. La domination n’est pas arbitraire mais axée sur la justice, qui est la recherche du vrai dans les rapports, à la fois selon les lois naturelles et les lois morales.
Là où ça se gâte, c’est quand la justice de l’État n’est plus fondée sur la recherche du vrai qu’il soit moral ou naturel, mais par construction idéologique : c’est le droit positif.
Alors, c’est l’idéologie qui domine l’État, et par-là nous domine tous. Le droit de la concurrence, par exemple, c’est du droit positif.
Par le droit de la concurrence, l’État impose à tous d’être de se placer dans un rapport de domination vis-à-vis d’autrui.
1°) Reste à démontrer que ces jeunes étaient bien des "skins" (que qualifie précisément ce terme, explique-t-il tout de quelqu’un ?) 2°) Reste à démontrer que les "skins" (comme vous dites) font des listes d’ennemis pour les traquer en bandes organisés comme sont coutumiers les antifas... A mon avis, tel n’est pas le cas.
Ces frères ennemis ont en commun de nier complètement la personnalité de chacun, pour de les assujettir entièrement à une collectivité...
Même dans les monastères catholiques, c’est règle de saint-Benoît, si il y a deux temps collectifs (vêpres et travail en commun), il reste toujours du temps personnel (l’étude et la prière). Les moines vivent dans une cellule propre à eux.
En revanche, tant chez les fascistes que chez les nazies ou chez les communistes, les "camarades" vivent en dortoirs. C’est d’ailleurs l’étymologie de camarade : les camarades sont ceux qui partagent la même chambrée.
Nazisme, communisme, fascisme sont une réaction à l’individualisme pur du libéralisme, ils y substituent un collectivisme pur.
Le communisme prône un collectivisme pur et horizontal (Hégélianisme de gauche, immanentisme, pas de transcendance).
La nazisme et le fascisme prône sur un collectivisme pur, mais vertical (Hégélianisme de droite, la transcendance étant la justification de la hiérarchie sociale).
En pratique, le collectivisme pur et horizontal ne peut exister dans une société organisée. C’est pour cela qu’il y a toujours eu porosité entre les rangs communistes et fasciste/nazie (Laval, Doriot,...etc).
C’est pour cela qu’en pratique, l’URSS avait de fait une organisation politique de type fasciste.
Les totalitarismes du XXème siècle sont des collectivismes purs.
La vision chrétienne, normale, et historique chez nous, ce n’est ni le collectivisme pur, ni l’individualisme pur, c’est le personnalisme : nous sommes des personnes mises en relations au sein de collectivités (en famille, au travail, dans la commune, dans la paroisse, dans la patrie). Il y a des temps collectifs mais aussi des temps personnels.