La bonne définition sur wikipédia est « une idée est une
vision d’une chose en l’esprit ». Plutôt perception que vision, d’ailleurs. La douleur, le sentiment, tu le perçois en l’esprit. Quand tu perçois le feu par le doigt, ça fait mal. Mais cette douleur est une idée que tu perçois en l’intellect Les fakirs arrivent bien à maîtriser la chose. Quand la douleur est trop forte, ton intellect ne perçoit plus rien.
Physiquement, tes nerfs périphérique dirigent leurs signaux vers ton crâne, et là s’y construit une représentation globale, qui est une idée. L’idée est l’objet perçu par l’intellect.
Cela correspond à ma manière de comprendre le modèle de Platon... Ce n’est peut-être pas très académique, mais cela me semble sensé.
Le monde des idées est le monde intérieur. En ce sens, le monde des idées existe réellement, mais il n’est pas unique, il en existe autant qu’il y a de personnes. Chacun a son propre monde idéel.
Une émotion forte est certes une idée prégnante et difficile à exprimer Seul le génial écrivain excelle dans cet art de mettre des mots sur ses sentiments.
Quand l’affect déborde, ne va-t-on pas verbaliser le sentiment devant un ami ou un psychologue ?
Donc, en effet, de mon point de vue, toute sensation intérieure, de la douleur pure, jusqu’à la pensée rationnelle la plus subtile, en passant par les sentiments les plus divers, ce sont des idées, objets de notre intériorité.
L’idée est un état (transitoire) de l’esprit. Je conçois ce que je perçois. Mais je re-perçois aussi de mémoire, ce qui influe encore mon conçevoir. Donc le monde des idées est très complexe...
Quid d’une personne qui
succombe à ses pulsions (par exemple un pédophile qui sincèrement ne souhaite
pas s’adonner à la pédophilie mais qui succombe à ce désir en violant un enfant
) ? Il avait deux idées contradictoires pour toi ou quoi ?
Certainement, il a une sorte de dilemme, d’un coté l’idée que ce n’est pas bien, de l’autre un désir de jouir qui l’attire. Mais c’est comme un moteur à 2 temps.
L’arbre tombe toujours du coté où il penche.
Oui mais on perçoit
l’expression des idées dans le monde matériel. Tout-à-fait, en humanité, l’idée est la cause de l’acte. L’acte est donc l’indice de l’idée.
Machiavel : Ce ne sont pas les idées qui ont fait qu’Alexandre le Grand soit
allé conquérir la perse. C’est le désir de puissance inhérent au fétichisme du
pouvoir
Dit-moi, le désir de quelqu’un, peux-tu l’observer dans le monde matériel ? Un désir n’est-il une chose perçue dans notre monde intérieur ?
Un désir est une idée !
Alexandre c’est réveillé un matin et s’est dit : Je vais conquérir la Perse. Il a mis en place une stratégie pour y parvenir. La cause des actes de l’homme, c’est son but. Son but, c’est une idée qu’il veut réaliser.
Tu te perds en fausses distinctions.
Le désir, la joie, la haine, l’amour, la tristesse, la peur,...etc Émotions, passions, affects, sentiments, pensées verbalisées. Tout ça, ce sont des formes perçues uniquement dans un monde intérieur, ce sont donc des idées.