En fait, vous manquez d’intelligence pratique. Quand une série de manifestation rassemble 1 million de personne, c’est de cela qu’il faut profiter.
Vous allez manifester contre le marché Transatlantique ? Il y aura 10 000 personnes dans la rue. Et alors ? Ca changera quoi ? Les décisions ne sont même pas prise à Paris...
Or, cette loi, elle heurte la chair des gens (c’est leur progéniture dont il est éventuellement question après tout), et donc ça rassemble beaucoup. D’ailleurs, je suis sûr que 90% des gens qui participent à cette manif sont contre le marché transatlantique. J’ai même cru voir des pancarte "du travail pour tous, plutôt que le mariage pour tous".
L’intelligence pratique implique de s’appuyer sur ce mouvement pour changer la donne.
Faire passer l’enfant de sujet de droit à objet de droit n’est pas du tout anodin.
D’autant plus que c’est inévitablement le marché qui sera convoqué pour produire artificiellement les enfants désirés, puisqu’ils ne peuvent l’être de manière naturelle.
Cela montre évidemment que ce gouvernement ne fera strictement rien contre le marché. C’est d’ailleurs bien pour cela qu’il a traité le mariage homosexuel en priorité... N’oubliez pas qu’il s’agit d’une commande d’un multimillionnaire.
Je pense donc qu’il n’est pas du tout inintéressant d’appuyer sur ce sujet, puisque cela montre bien que le parti socialiste est étranger à toute forme de moralité. C’est certainement pour cela qu’il se permet toujours des discours cyniques et démagogiques, sans pudeur aucune, mais qui n’ont jamais aucun rapport avec les mesures qu’il mettra en place une fois au pouvoir...
Combien le PS a-t-il râlé sur certaines mesures de Sarkozy (suivi et exclusion des chômeurs, augmentation de l’âge de la retraite,...etc). Or, a-t-il remis en cause un seul instant ces mesures ? Non.
La gauche sans morale peut se permettre de mentir sans vergogne. C’est moins le cas à droite (coté chrétien s’entend). On attrape pas des mouches avec du vinaigre.
Dans le monothéisme, toute loi, qu’elle soit physique ou morale, correspond aux manières de fonctionner du monde créé par Dieu.
Par exemple, si tu sautes d’un avion sans parachute, tu meurs. Il en est de même pour les comportements, desquels les gens récoltent les fruits, par simple application des lois morales. Faire n’importe quoi, c’est tôt ou tard tomber de haut.
La loi morale est une vraie loi, à l’image des lois physiques. On est contraint à respecter les lois morales, comme l’on est contraint à respecter les lois physiques. On peut approcher la loi morale dans la narration biblique lue avec foi. Et on peut aussi approcher la loi morale par l’histoire lue avec raison. La foi et la raison ne s’opposent pas.
l’intérêt des religions n’est pas la véracité historique de ses dires.
Ça montre un drôle de rapport à la vérité. Vous adoptez ici une vision purement utilitariste de la religion, ce qui est à mon avis contestable.
La grande réussite du judaïsme (antique), c’est qu’il fut considéré comme la vérité sur l’origine de l’homme et du monde. Il apportait un éclairage nouveau sur les Dieux du polythéisme qui avait cours dans les civilisation qui l’environnaient : ceux-ci étaient vus comme des anges descendus sur terre (cf Les géants au début de la genèse, ou le livre d’Enoch), les demi-dieux étant considérés comme les "métis" que ces anges auraient eu avec des femmes humaines.
Paradoxalement, ce judaïsme antique affirme que les religions païennes (Egyptienne, Grecques, Romaines, Sumériennes, Scandinaves, Celtiques...etc) n’étaient pas fondées sur des inepties, mais simplement qu’elles avaient élevé au rang de Dieux ce qui n’étaient en fait que des anges déchus.
Aujourd’hui, toute science affirmerait que les religions païenne étaient fondées sur des rêveries à prendre sur un plan symbolique, car l’homme serait un être congénitalement enclin au fantasme. Le judaïsme (antique) n’affirme pas du tout cela. Il vient pour établir une vérité : Vos Dieux étaient des Anges déchus.
De plus, en éclairant l’origine de l’homme, le judaïsme (antique) éclairait ainsi la nature de l’homme et de son rapport au monde, ce qui permettait de fournir un point d’ancrage solide à la raison. Assuré par la validité de son axiomatique, la raison a ainsi pu se développer de manière stable pendant des siècles, loin de tout relativisme.