Pour ce qui est de la "préférence nationale" / bon samaritain :
Le bon samaritain, peut être interprété un peu différemment : -> le prochain, peu importe sa race ou sa nation, c’est celui qui nous aime et qui nous aide. -> Définir le prochain amène à considérer ses actes dans l’existence, plutôt que l’identité de son essence.
Et c’est logique : celui qui agit bien est accepté par la société qui l’accueille.
Quand quelqu’un vient guidé par l’argent et non par l’amour, quand quelqu’un arnaque les sentiments d’autrui pour obtenir une carte d’identité, quand quelqu’un vient
mais ment, vole, pille, voire pire, ce n’est pas un prochain. Il ne peut être accepté.
Ce qu’il faut voir, c’est que cette idéologie que tout homme pourrait aller s’installer n’importe où, peu importe les sentiments qui le guide, est ni plus ni moins qu’une idéologie de la déportation. Les gens sont considérés comme des pions.
Du moment que dans les lieux il existe une société, il y existe des particularismes. Si l’on veut éviter les tensions politiques, mieux vaut faire en sorte que celui qui se déplace puisse s’insérer d’une manière harmonieuse dans la société qui l’accueille, ce qui implique un certain "droit de regard" de la société accueillante (nombre d’écoles, de logement, d’emploi comportement vis-à-vis d’autrui,...etc).
Pour cette raison, la loi punit d’un an de prison celui qui entre clandestinement en France.
Cela dit, personnellement, je préférerais que les frontières soient rétablies, que l’immigration illégale soit empêchée, que l’immigration légale soit réduite au minimum. Alors le dispositif de "préférence nationale" ne sera pas nécessaire.
Il ne t’aura pas échappé que le mot "catholique" est un adjectif, et qu’il sert donc à préciser un nom ou substantif (lequel porte la charge sémantique).
Église catholique signifie "Église pour tous" : c’est-à-dire qu’elle est ouverte à tous, sans à priori (ce n’est pas une alliance par la race comme dans d’autres religions).
Mais ta question est très pertinente, il s’agit du rapport entre l’universel et le particulier. Comment peut-on se dire de l’Église catholique et se dire Nationaliste ?
Que tous les hommes partagent la même essence (en puissance, même potentialité), n’empêche pas qu’ils se particularisent au gré des aléas de l’existence (en acte). Notamment, il y a des particularismes hérités de l’existence des aïeux, transmis par l’éducation parentale, et c’est ce que l’on appelle la Nation.
Il y a bien une même essence humaine, mais la pluralité des existences a produit dans l’histoire une pluralité de Nations.
Ce n’est donc pas un problème de concevoir l’identité essentielle et la pluralité existentielle. C’est de plus ce qui correspond à la réalité manifeste.
La doctrine de l’essentialisme pur, ce serait la dictature de l’uniformité. La doctrine de l’existentialisme pur, ce serait absurde (comme l’a noté Camus).
Puisqu’il y a des particularités, il s’agit de les reconnaître en tant que tel, au minimum afin de pouvoir agir pour leur coexistence pacifique.
olerid, vous donnez beaucoup trop à la révolution et au libéralisme qui en a découlé.
Le libéralisme semble en effet produire du superficiel en quantité.
Considérez nos centre-villes coquets des temps-pré-révolutionnaires parsemés de nombreuses oeuvres d’art exposées en pleine rue. Comparez avec les amas de bétons de nos temps libéraux et son art contemporain...
C’est évident que ce qui est admiré en France, ce ne sont pas les productions du libéralisme...
Le libéralisme, c’est "vite fait, mal fait".
Ce n’est pas aux temps du libéralisme que fut inventé le calcul différentiel. Or, sans le calcul différentiel, nous n’aurions aucune des productions actuelles.
Je crois que l’on peut abandonner sans peur ni regrets cette vielle Lune libérale comme quoi de "la concurrences des vices" jaillirait automatiquement "la richesse collective"... Comment peut-on encore croire à des conneries pareilles à notre époque ?
De toute façon, comme vous ne donnez jamais une définition claire du libéralisme, mais toujours une définition ambigüe, vous ne pouvez jamais recevoir une réfutation claire, mais toujours une réfutation ambigüe.
En fait, je crois que l’effet du libéralisme, c’est de s’auto-détruire.
La doctrine de la concurrence absolue aboutit à la formation d’oligopoles, ce qui détruit in fine toute concurrence. Les désordres et inégalités économiques y croissent de manière violente, car le marché économique ne sait pas répartir équitablement les ressources.
Par conséquent, l’État se voit obliger d’intervenir pour corriger les inégalités en terme de répartition. En effet, le rôle de l’État consiste à mener des politiques pour permettre au peuple de survire : comme le marché y faut défaut, l’État compense.
Cela dit, il est vrai que pour répartir l’argent, l’État s’appuie toujours (question d’idéologie), sur des systèmes de socialisation, d’où que vous avez beau jeu d’y voir du socialisme et que vous n’avez pas totalement tord.
Ce qu’il faut voir, c’est que libéralisme et socialisme forment un couple, ceci depuis au moins 80 ans.
Les conceptions libérales de l’économie (comme si le marché était un automate qui allouerait de manière optimale les ressources !), provoquent de considérables dégâts sociaux, ce qui oblige l’État à intervenir et il le fait par socialisation des ressources....
L’argument du socialisme est le libéralisme. L’argument du libéralisme est le socialisme.
Le libéralisme engendre le socialisme comme le socialisme engendre le libéralisme. Thèse, antithèse, synthèse, thèse, antithèse, synthèse,...
A mon avis, il faudrait abandonner ces deux idéologies en même temps pour commencer à y voir plus clair.