En fait, tout dépend comment est défini le "libéralisme"... définition qui est loin d’être claire (Adams Smith ne prônait pas la non-intervention de l’État).
Ce qu’on peut dire, c’est que si le libre-échange est considéré comme un fondement du libéralisme, ce que je crois vrai, alors, oui, nous sommes bien dans un libéralisme total de ce point de vue.
De même, si la concurrence est considérée comme un fondement du libéralisme, ce que je crois vrai, alors, oui, nous sommes bien dans un libéralisme quasi-parfait de ce point de vue, car c’est bien la doctrine de la concurrence qui guide les politiques économiques.
Que reste-t-il de non libéral, en fait ? Les divers systèmes de protection sociale. C’est ça qui gêne libéraux. Et ce n’est en effet pas nouveau...
Donc en fait, votre grande réforme, ce serait juste de permettre à l’homme de porter un pantalon ?
Le pantalon est bien adapté à l’homme, car les mouvement sont plus aisés en pantalon. Les femmes aiment bien les jupes, parce qu’il faut que "ça respire". C’est aussi une question d’hygiène pour les femmes. Elles ont aussi des trucs à gérer que les hommes n’ont pas : T’imagine le pantalon qui devient tout rouge ?
Donc les hommes et les femmes s’habillent de la manière qui leur semble la plus commode en fonction de leur situation propre : sur ce point, la diversité vestimentaire reflète ainsi la diversité biologique. Je ne crois pas que personne n’oblige personne en ces matières.
Il y a donc des traditions vestimentaires masculines et féminines différentes, du fait des caractères biologiques différents. Les mamans conseillent leurs filles et les papas conseillent leur garçons pour qu’ils soient en phase avec la vie qu’ils vivront.
Ça ne me pose pas de problème, au contraire, c’est le mieux ainsi.
En quoi "reconnaître que certains caractères sont biologiques" empêcherait "d’accepter la diversité" ?
Le sexe est biologique, c’est ainsi, mais je ne vois pas pourquoi cela empêcherait d’accepter la diversité. La diversité biologique existe.
En fait, ce sont ceux qui veulent donner trop à la culture qui ne parviennent pas à accepter cette diversité biologique. Il y a diversité biologique, culturelle, existentielle, situationnelle...
Il y a là un véritable bug intellectuel (en fait un néant intellectuel) : ceux qui ne font que parler de diversité, font pourtant tout pour la nier, et, logiquement, à force de ne plus rien vouloir distinguer, ils n’arrivent qu’à concevoir une humanité uniformisée.
Cela n’a évidemment aucun sens. C’est qu’il y a une autre idéologie en arrière-plan : Une sorte de délire narcissique prônant la toute-puissance de la volonté. Un homme pourrait être homme ou femme s’il le veut ? Mais ça, c’est l’idéologie du surhomme, du transhumanisme... L’homme se créerait par lui-même ?
Ben non, chacun naît homme ou femme. Soit il l’assume, soit il ne l’assume pas. Mais ce n’est pas un choix qui lui appartient, c’est un état de fait biologique.
@karkov : Réfuter la "théorie" du genre, c’est affirmer que toutes les différences
constatées entres les hommes et les femmes sont d’origine biologiques.
Là tu nous fais un bon gros sophisme, la théorie du genre affirme plutôt que : toutes les différences
constatées entres les hommes et les femmes sont d’origine culturelles.
Pour la réfuter, il suffit donc de trouver un seul contre-exemple de différence qui soit d’origine biologique. Par exemple, prenez une jeune fille, puis faite lui croire qu’elle est un garçon pendant toute sa jeunesse : il ne lui poussera pas pour autant un pénis...
Ca ne changera pas grand chose
au contexte socio-culturel, les garçons continueront de bouder les
poupées, ne serait-ce qu’à court terme, mais ils n’y seront directement
contraints par des adultes...
Quand je pense au nombre de fois que ma fille a fait des scandales au super-marché pour avoir une poupée... En l’occurrence c’était plutôt l’enfant qui contraignait l’adulte.
En fait, c’est sûr que l’environnement culturel peut modifier plus ou moins la perception que les gens ont du sexe en général et du leur en particulier. Mais l’école n’a pas pour rôle de manipuler la perception du sexe des enfants. Elle a pour mission de les instruire : Il y a deux sexes, le masculin et le féminin.
De toute façon, les enfant perçoivent le sexe d’instinct. Si les profs veulent garder un peu de crédibilité en tant que "porteur de savoir" et donc d’autorité sur les enfants en classe, mieux vaut qu’ils ne se lancent pas dans ces délire de théorie du genre...