Disons qu’il ne faut pas se focaliser sur une croissance quantitative. La division du travail contraint à ne faire que des productions génériques (prêtes à consommer).
Par conséquent, la production est souvent mal adaptée aux besoins, et cela aboutit à beaucoup de gaspillages. Certes, l’on broie les déchets et l’on recommence après, mais bon...
Non, il faut rendre les artisanats de base rentables (meubles, vêtements, production de nourriture, bâtiment, petit électroménager...etc), de telle manière que ces productions puissent être réalisées par des artisans spécialisés en ces matières. Ainsi, la production serait-elle ajustée aux besoins effectifs et les gaspillages seraient bien moindre.
Ainsi, la croissance deviendrait moins nécessaire, la production étant faite adaptée au besoin, il suffit de produire une fois correctement. Il ne resterait alors plus que les coûts de maintenance, tout autre production serait de la croissance brute.
Un des moyens pour générer des revenus à ces artisans seraient, par exemple, de leur donner le monopole du recyclage des biens de consommation usagés, pour qu’ils intègrent ces déchets à leur production. Seuls les artisans auraient le droit de vendre au consommateur final (ou via des commerçants), les grandes usines seraient consacrées à produire des biens intermédiaires et génériques (acier, plastique, bois brut), destinés à alimenter l’artisanat, ou bien réservées aux grosses productions impossibles à réaliser par l’artisanat (aviation, automobile, navires, composants électroniques,...etc).
Le but, c’est que chacun, par la pratique d’un métier de base, puisse gagner sa vie par le travail, ce qui implique de protéger les marchés artisanaux.
En Afrique, par exemple, pour gagner un peu d’argent, il suffit de faire quelques beignets et d’aller les vendre dans la rue. C’est impossible en France.
Bref l’économie c’est produire ce qu’il faut, où il faut, quant il faut, autant qu’il faut, comme il faut. Cela implique d’orienter le travail vers cette fin et donc faire en sorte qu’ainsi fait le travail soit rentable et que les gens en tirent les revenus nécessaires pour vivre.
La transition écologique est basée sur des sophismes radicaux et n’est donc au mieux qu’une rêverie : prélever des ressources énergétiques infimes oblige à multiplier à l’infini les infrastructures de prélèvement (éoliennes partout, panneaux solaires partout), ce qui, fatalement, obligerait à prélever infiniment plus de ressources dans l’environnement pour les construire puis les maintenir.
Donc, tout cela, c’est du rêve, tout au plus. Il ne faut pas croire que nos aïeux étaient stupides. S’ils ont considéré que c’était plus efficace de prélever des ressources énergétiques denses (pétrole, gaz uranium,...etc), c’est aussi pour certaines raisons.
Maintenant, il est vrai que l’économie se perd en généralité avec l’idée de la croissance. Quant à la planification, elle a aussi ses défauts. L’intelligence économique consiste à produire juste ce qu’il faut, juste où il faut, juste comme il faut. Donc les idées de production doivent venir d’en bas, du peuple lui-même, l’État n’ayant qu’un rôle de facilitateur et de coordinateur des gros projets.
En fait, la première considération doit être la capacité de survie du peuple. Le peuple devrait pouvoir vivre grâce aux revenus de son travail. La priorité est donc d’avoir du travail pour tous.
Il s’agit de faire en sorte qu’il y ait suffisamment d’activité rentables pour que chacun ait du travail. Or tel n’est pas le cas actuellement. C’est du fait des importations à bas coût à partir de pays dont la monnaie est très faible par rapport à la nôtre (ex : le Bangladesh) : cela fait que les salaires y sont si bas (30 euros par mois) qu’un travailleur qui serait payé à ce tarif ici ne pourrait même pas survivre (il logerait sous un pont et devrait manger une baguette par jour...)
La croissance n’a donc pas vraiment d’importance. Ce qui importe, c’est qu’il y ait suffisamment d’activités rentables pour que chacun puisse exercer une activité qui le rémunère. Pour cela, il faut pouvoir contrôler le prix des produits sur le marché intérieur (car du prix payé dépend la rentabilité du travail). Le meilleur moyen à cette fin est le protectionnisme.
D’ailleurs, les écolos savent bien que c’est la rentabilité qui permet le marché : ils ne cessent de clamer des subventions pour les productions énergétiques non rentables qu’ils affectionnent. Et en effet, ces subventions ont créé cette filière de toute pièce. En Espagne, lorsque ces subventions se sont arrêtées, la filière s’est écroulée.
Bref, la priorité est que chacun puisse exercer une activité rémunératrice. Ce qui implique un certain contrôle des prix, donc du protectionnisme.
Excellente conférence qui remet bien les points sur les i. Nous somme gavés de documentaire à longueur de temps sur les TV. Pourtant, aucune n’a jamais produit une conférence de cette qualité. E&R a fait ici œuvre utile.
Juste une suggestion ici : J’ai beaucoup aimé la petite réflexion sur le pessimisme et l’optimisme. Je crois qu’il faut remettre les choses dans leur contexte historique. Après l’an mille, le temps s’est beaucoup refroidi. De plus, il y eut une épidémie cataclysmique en Europe vers 1350 (40% de la population morte en France) : la peste noire. Celle-ci ressurgissait régulièrement un peu partout au long des XVIème et XVIIème siècle (voir ici).
Parmi les symptôme de la peste (dans sa forme dite septicémique), il y a des troubles neurologiques de type "délire" et "terreur". Beaucoup assimilèrent la peste a l’action du démon et les troubles de la peste septicémique pouvaient participer à faire ce lien (certains faisaient pénitence en se flagellant).
Il faut donc replacer la "chasse aux sorcière" dans ce contexte, ceci pourrait expliquer "la nervosité" des juges à l’époque.
Un peu d’étymologie : race vient du latin ratio = "catégorie", qui a donné par ailleurs ration, rationnel, raison, ...etc. Le terme s’est spécialisé dans le sens raisons de filiation, raisons d’hérédité.
Quelqu’un qui a la peau blanche, ou noire, l’a pour des raisons d’hérédité. Et donc l’on dit souvent que quelqu’un est de race blanche, ou de race noire, parce qu’il a obtenu ces caractères épidermique par hérédité, du fait de sa filiation.
Le mot race en lui-même ne me choque donc pas.
En logique, les propriétés d’une chose qui sont introduite avec le verbe avoir, peuvent être introduite avec le verbe être, c’est la notion de copule, et cela peut être entendu de deux manière. - Tel a la peau de l’ensemble des gens de telle race. (compréhension) - Tel fait partie de l’ensemble des gens de telle race. (extension). = Tel est de telle race.
Maintenant, les éventuels problèmes à ces sujets vient surtout des délires scientistes du XIXème siècle, délires dont les socialistes ne se sont toujours pas bien départis, et il est amusant de voir notre Président, qui a fait d’une part un vibrant hommage à Jules Ferry, ce partisan que les races supérieures civilisent les races inférieures, se pique d’un coup de supprimer le mot race de la constitution. D’autant plus qu’il ne fait que le remplacer par le terme ethnie, qui serait "plus scientifique"... Après le racisme scientifique, l’ethnicisme scientifique ?
Cela nous mène donc à la solution pour Mr Bernard : il s’agit de substituer : - racisme par ethnicisme. - antiracisme par antiethnicisme. - "une race de chien" par "une ethnie de chien"... - "une vache de race laitière" par "une vache d’ethnie laitière"...
Vous noterez au passage que les mots race et ethnie ne sont pas interchangeables. - Race ne désigne qu’une hérédité physiologique. - Ethnie désigne un peuple avec non seulement son hérédité physiologie, mais encore avec ses moeurs traditionnelles et son organisation clanique....
Donc si une ethnie pratique le sacrifice humain ou la polygamie ou je ne sais quoi d’autre, la France s’interdit dorénavant de s’opposer à ces moeurs, car ce serait discriminatoire.