Non, je prends le récit pour concret et non d’un point de vue symbolique. C’est plutôt la position de machiavel de chercher des finesses symboliques...
Nos aïeux se sont tout simplement empoisonnés, du coup nous sommes devenus des êtres mortels et rituels (notre intelligence "bégaye" et "tourne en boucle", nous avons des manies, obsessions, *philies, *phobies, marottes, lubies,...etc), confondant bien et mal.
C’est un donné de départ, d’où on en déduit les institutions nécessaires pour mettre les hommes dans des cycles constructifs tout en remédiant à leur empoisonnement : le travail pour produire sa subsistance, le rite rappelant les distinctions entre bien et mal. L’oisiveté étant mère de tous les vices, ces deux occupations rituelles permettent de vivre une vie honorable.
Le nouveau testament rapporte cependant une nouveauté, découverte par Dieu lors de son incarnation, la faculté de distinction entre vrai et faux de l’homme n’est pas affectée par l’empoisonnement. Le principe de non-contradiction est toujours ressenti. D’où "la vérité vous rendra libre", l’Esprit de vérité, ...etc.
L’homme peut donc s’appuyer sans restriction sur les catégories vrai/faux pour avancer d’où la rationalité chrétienne.
Hélas, on voit bien l’état déplorable de l’humanité actuellement : du point de vue scientifique, elle a remis en cause le principe de non-contradiction. Du point de vue politique, elle s’acharne à utiliser les catégories Bien/Mal, mais détachées de toute référence au Vrai/Faux, d’où le coté obsessionnel qui en découle. Par conséquent, dans ces conditions morales, le progrès n’est plus possible, il laisse place à une sorte d’éternel recommencement.
Personnellement, je crois que tu te compliques beaucoup trop la vie, tu te tritures l’esprit et ce n’est pas bon.
L’histoire de la Bible doit être prise simplement. Nos aïeux se sont empoisonnés et cela a eu au moins trois conséquences : - Ils sont devenus mortels - Leur esprit s’est mis à confondre entre le bien et de mal. - Leur esprit s’est mis à "bégayer" : manies, obsessions, lubies, marottes, *philie ; *phobie,... etc, l’homme est devenu un être rituel, il tourne en boucle.
Partant de là, pour fonder une société humaine, il faut prendre en compte la nature de l’homme empoisonné et donc son coté cyclique, pour le mettre dans un cycle constructif. D’où : - l’institution du travail, une occupation cyclique vouée à produire le nécessaire pour survire. - Le rite collectif à Dieu, où on lui rappelle incessamment la nuance entre bien et mal.
En s’accrochant à ces deux rites, un jeune homme va pouvoir mener une vie honorable, car il évite ainsi de prendre des mauvaises habitudes.
Cependant, le nouveau testament apporte une grande nouveauté, qui semble une découverte de Dieu pendant son incarnation : l’empoisonnement n’a pas atteint en l’homme sa faculté de distinguer le vrai du faux.
En effet, si l’homme a une croyance particulière et qu’il constate qu’elle est fausse, il a gardé cette faculté de réviser sa croyance : Le sentiment de la contradiction est resté fonctionnel.
Ce n’est pas le cas pour la distinction entre bien et mal, car même si un homme sait pertinemment que faire quelque chose est mal, il peut quand-même le faire... (d’où la récidive).
Par conséquent, l’homme peut s’appuyer sans réserve sur sa rationalité, s’il la porte sur les critères Vrai/Faux. C’est cela qui a fait la réussite des sociétés chrétiennes.
Quant au protestantisme, c’est un christianisme perverti. Il suffit de voir l’extase des évangéliques "Jésus est en moi, Jésus est en moi, je t’aime Jésus". Ben non, Banane, tu confonds Jésus et l’adrénaline que tu sécrètes par toi-même. T’es juste un toxicomane de ta propre adrénaline...