En fait, je sais pas si nous sommes en désaccord, mais c’est difficile à déterminer quand les choses sont posées de manière inutilement compliquée.
Connais-tu cette démonstration de Gorgias, le sophiste, qui prétend démontrer non seulement que "le non-être n’est pas"... mais aussi "que l’êtren’est pas"... Il utilise une démonstration très savante pour aboutir à ... une contradiction risible dans les termes. Gorgias, c’est le prototype-même du savant qui s’abrutit par sa science, et, se vantant d’être sage, est devenu fou.
Ainsi en est-il de la sophistication du savoir, lorsque l’empilement des couches successives, la complication poussée à l’extrême, et les désirs de gloires du savant, son orgueil, lui permettent de se contredire sans même s’en apercevoir, dans un magistral renversement... Certes, ils sont très savants, mais ils en ont oublié le bon sens. Un proverbe chinois, je crois : "Être simple, c’est compliqué".
Souviens-toi, dans le genèse, l’homme est modelé d’argile, puis Dieu y insuffle son esprit. Notre esprit dérive donc de l’esprit Divin. Mais l’empoisonnement en a réduit les capacités. Il s’encombre d’emphase, de complication, de vaines recherches de gloire, de mépris, de vice.
Ce qui nous éloigne de Dieu, c’est ce qui est en trop.
Sachons donc rester simple. Heureux les simples d’Esprits.
Dualité onde/corpuscule, par exemple. N’est-il pas vrai qu’il est impossible de se mettre d’accord entre gens qui disent tout et le contraire de tout ? Certains, certes, sont obsédés par le divin et c’est un faux comportement "Seigneur, n’avons donc nous jamais prophétisé en ton nom ? Otez-vous de là, vous qui commettez l’inéquité, je ne vous ai jamais connu". Mais toi-même, tu es un obsédé compulsif de l’extrême-droite, et c’est aussi un faux comportement.
Quand j’entends une rumeur, je m’accroche à me dire non pas "c’est vrai", ni "c’est faux", mais "c’est possible", et je tente de garder à l’esprit : "il faut vérifier". Donc je vérifie de temps en temps. Lorsque, suite à ces tentatives de vérification, je tombe, par exemple, sur la série d’image que je t’ai présentée il y a peu (le signe de la main Napoléonien partagé par Washington, Lafayette, Marat, Robespierre, Marx, Hugo, Cavour, Staline qui est en fait un signe maçonnique), alors je me dis que cette rumeur est fort possible, bien que je doive encore la vérifier pour la tenir vrai. Mais, en vérité, d’où je suis, je ne pourrais jamais vérifier complètement et je n’aurais donc jamais le fin mot de cette histoire. Mais, je vois bien qu’il y a du vrai.
Bref, pour sortir de l’obsession bien/mal, due à notre confusion sur le sujet, il nous faut s’interroger sur les critère vrai/faux, là où nous pouvons trancher sans ambigüité.
Non, je prends le récit pour concret et non d’un point de vue symbolique. C’est plutôt la position de machiavel de chercher des finesses symboliques...
Nos aïeux se sont tout simplement empoisonnés, du coup nous sommes devenus des êtres mortels et rituels (notre intelligence "bégaye" et "tourne en boucle", nous avons des manies, obsessions, *philies, *phobies, marottes, lubies,...etc), confondant bien et mal.
C’est un donné de départ, d’où on en déduit les institutions nécessaires pour mettre les hommes dans des cycles constructifs tout en remédiant à leur empoisonnement : le travail pour produire sa subsistance, le rite rappelant les distinctions entre bien et mal. L’oisiveté étant mère de tous les vices, ces deux occupations rituelles permettent de vivre une vie honorable.
Le nouveau testament rapporte cependant une nouveauté, découverte par Dieu lors de son incarnation, la faculté de distinction entre vrai et faux de l’homme n’est pas affectée par l’empoisonnement. Le principe de non-contradiction est toujours ressenti. D’où "la vérité vous rendra libre", l’Esprit de vérité, ...etc.
L’homme peut donc s’appuyer sans restriction sur les catégories vrai/faux pour avancer d’où la rationalité chrétienne.
Hélas, on voit bien l’état déplorable de l’humanité actuellement : du point de vue scientifique, elle a remis en cause le principe de non-contradiction. Du point de vue politique, elle s’acharne à utiliser les catégories Bien/Mal, mais détachées de toute référence au Vrai/Faux, d’où le coté obsessionnel qui en découle. Par conséquent, dans ces conditions morales, le progrès n’est plus possible, il laisse place à une sorte d’éternel recommencement.