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Drôle de vision du gouvernement... Enfin, je suppose que tu ne vas pas jusqu’à refuser pas les allocations qu’il t’accorde...
En effet, j’attends des solutions politiques, car la situation actuelle ne me convient pas.
Au vu des tes affirmations : "les gens ne devraient pas avoir d’opinion sur ce qu’ils vivent", "s’ils sont pas contents qu’ils restent chez eux", "le problème c’est que les gens sont cons", "Oh les petites vieilles au balcon !", "le
gouvernement nécessairement manipule", "Faut éduquer les gens pour qu’ils n’aient pas peur", "il suffit que les gens recherchent leur plaisir pour que tout aille bien", ...etc ; je vois bien que tu ne développes pas une réflexion logique et cohérente, que tu fais des propositions sans même te soucier de leur possibilité d’application, et de toute façon "tu n’attends pas de solutions politiques".
Donc ton but n’est pas de connaître le vrai, surtout quand la vérité ne fait pas plaisir à entendre et que cela te gâche ton plaisir. Alors tu fais l’anguille, tu zigzagues, tu divagues d’arguments en arguments, au coup par coup, sans cohérence.
J’ai dit ce que j’avais à dire. Que cela te plaise m’importe peu, car je crois que c’est proche de la vérité. Tu le prends en compte ou pas.
Je n’a pas créé les problèmes entre juifs et Allemands, entre Kurdes et Turcs, entre arméniens et Azéris, entre Musulmans et Coptes d’Egypte, entre juifs et Palestiniens, entre les divers libanais, entre les divers soudanais, entre algériens et Français, entre les Nigérians du Nord et ceux du sud, entre les ivoiriens du Nord et ceux du Sud, entre les Hutus et les Tutsis, entre les tchétchène et les Russes, entre les bosniaques et les Serbes, entre les serbes et les croates, entre les serbes et les albanais, entre les Chinois et les ouigours, entre les pakistanais et les indiens, entre les touaregs et les maliens....
Il y a des faits. Je les constate.
C’est un phénomène trop général pour qu’il n’y ait pas des raisons profondes.
Elmi, que tu juges que les gens sont cons, mis à part que c’est un peu approximatif et grossier comme expression, ne changera rien à ce qu’ils le restent. Et donc, soit tu prends en compte la réalité, soit tu la dénies.
En effet, Newton, aurait très bien pu juger que les pommes sont connes de tomber, il n’empêche que la bonne loi physique, ce n’est pas de déclarer qu’elle doivent monter au ciel sous peine de sanction, mais d’admettre que naturellement elles tombent.... Voilà un des premiers points où tu t’emmêles les pinceaux.
Je n’ai pas dit que tout mélange de populations était nécessairement explosif.
- Quand je mets du sucre dans l’eau, celui-ci se fond dans la substance majoritaire, et on ne l’y voit plus.
- En revanche, si je mélange des nitrates avec de la glycérine, alors ça m’explose dans les mains. Par pur empirisme, je me dois d’en déduire qu’il est dangereux de mélanger ces deux ingrédients.
Mais si crois pouvoir interdire au mélange de nitrates et de glycérine d’exploser, je ne me fourrerais certes pas le doigt dans l’oeil, mais c’est uniquement parce que je n’aurais plus ni doigt ni oeil...
De même, une simple démarche empirique permet de savoir si un mélange de populations est explosif ou pas, sans même avoir à se pencher sur les causes de leur incompatibilité. Il suffit de considérer les tentatives de mélange dans l’histoire pour en estimer les conséquences.
Par exemple, le mélange Européens / Magrébins a été tenté en Algérie : cela a abouti à une explosion, et l’expulsion de millions de personnes... Je ne vois pas ce qu’il y a de nouveau pour que cela se passe autrement aujourd’hui. Hassan II, qui était un grand Roi pour le Maroc, nous a d’ailleurs fort bien prévenu sur ce sujet. Je ne m’en réjouis d’ailleurs pas. Je n’invente pas ce fait : il est. Il me faut bien le prendre en compte...
Un autre point où tu t’emmêles les pinceaux, c’est que tu sembles croire que la créativité est neutre culturellement. Or, je te signale que les "arabesques", un art développé avec un grand raffinement dans les pays musulmans, sont dues à l’interdit de toute représentation humaine. En revanche, les vitraux, sculptures ou peintures en Europe, montre que la culture d’ici autorise parfaitement celles-ci.
On ne peut pas avoir une société qui autorise et interdit en même temps une chose, c’est contradictoire. Ce n’est pas compatible.
Bref, il n’est pas vrai que la créativité précède les jugements moraux ou esthétiques, mais ce sont les jugements moraux et esthétiques qui précède la créativité. Cette variété des jugements moraux et esthétiques, c’est justement cela qui est à l’origine de la variété des cultures humaines et de leur créations.
En effet, pour créer, il faut bien une inspiration. Or, cette inspiration, elle se puise dans les idées et donc dans les jugements esthétiques et moraux...
En vérité, le racisme n’a rien à voir avec la peur, mais tout avec l’amour, aussi paradoxal que cela puisse paraître, car la haine est de l’amour inversé. Tu ne pourras jamais empêcher quelqu’un de ne pas aimer quelque chose... Tu ne peux pas légiférer sur les sentiments... Les sentiment ne sont pas un objet politique...
Bref, si le racisme est un phénomène si récurrent dans l’humanité, c’est qu’il correspond à certaines lois (j’entends loi ici du point de vue anthropologique et scientifique), qui sous-tendent le fonctionnement des hommes en société.
Or, en matière de maladie, mieux vaux prévenir que guérir. On n’imagine pas un médecin qui soigne sans rien connaître de la biologie. Si un médecin pousse le patient à tomber malade, pour prétendre ensuite le guérir grâce à sa médication, c’est évidemment une arnaque. Le pire encore serait qu’il donne au patient un médicament qui l’affaiblit de plus en plus, pour pouvoir lui donner de plus en plus de son médicament : c’est le docteur Knock.
En matière de racisme, nous avons le même genre de processus politique aujourd’hui. Les politiques mettent en place les conditions sociales d’explosion du racisme, tout en clamant qu’il faut le réprimer. C’est la vieille histoire du pompier pyromane... Ou encore celle de celui qui déplore les effets des causes qu’il chérit. Et il est vrai que ça va leur fait du travail en perspective... Mais c’est un processus totalitaire.
Par conséquent, prôner le multiculturalisme, c’est prôner le racisme, car on ne peut prôner une cause et déplorer son effet : Si on met en place une cause, c’est pour avoir l’effet. Prôner et le multiculturalisme et la répression du racisme est donc contradictoire, car le racisme est le fruit du multiculturalisme. Tout ceci n’a donc d’autre fin que la création d’un régime totalitaire.
Et effet, manifestement, plus on parle de répression du racisme, plus le multiculturalisme est imposé, plus le racisme se généralise.
Bref, il faut voir l’humanité telle qu’elle est, avec ses imperfections, et non telle qu’on voudrait qu’elle soit. Ainsi est le devoir du gouvernant, partir de la réalité, avec ses lois intangibles, la prendre en compte et orienter donc ses décisions en fonction.
Que penserais-tu d’un ingénieur de l’aéronautique qui prônerait à la gravitation de changer ses règles pour pouvoir construire un avion fidèle à ses désirs ? Ne penserais-tu pas qu’il est bête et incompétent ? Qu’il prend ses désirs pour des réalités ?
Ce n’est pas la réalité qui obéit à ce que tu dictes,
mais c’est ce que tu dis qui doit obéir à la réalité.
Les solutions que tu préconisent sont tout sauf politiquement possibles : apprendre aux gens à ne pas avoir peur, apprendre aux gens à ne pas être con, apprendre aux gens ne pas avoir d’avis sur leur voisinage, apprendre aux gens à être comme ceci ou comme cela... Mais les gens, tu ne leur apprends pas à être : ils sont comme ils sont et ils n’ont pas besoin de ta permission pour l’être...
Moi ce qui m’étonne avant tout, c’est le mélange auquel il se livre. Le liens qu’il y a entre les divers ingrédients qu’il assaisonne à sa sauce n’est pas très évident du point de vue rationnel.
A la limite, pour le 11/9 et la guerre 39/45, il y a bien en commun la "négation" d’un récit historique, ou disons plutôt une certaine remise en compte de ces récits, mais déjà c’est assez bizarre car ces récits concernent chacun des évènements particuliers qui n’ont, il me semble, pas de liens entre eux. Pour preuve, quelqu’un comme Mathieu Kassowitz peut à la fois prêter sa voix à un commentaire sur un film dédié à 39/45 qui respecte en tout point le récit officiel, et à la fois prendre des positions sceptiques sur 11/9.
Alors quand il rajoute en plus Millet dans le tas, qui n’est pas dans la négation d’un récit, mais dans l’analyse des problèmes de coexistence au sein de nos sociétés, là il faut admettre qu’il n’y a pas de lien rationnel dans cette purée qu’il balance.
Pourtant, manifestement, il lie toutes ces choses, il doit bien y avoir une raison. Mais si ce n’est pas réflexion rationnelle, Il faut donc chercher ailleurs en lui, la raison de l’unité qui fait qu’il relie des choses aussi éparses.
Or, hormis par l’intellect, dans l’intériorité d’une personne, je ne vois rien d’autre que l’affect qui puisse réaliser une telle unité entre des sujets distincts.
Il nous faut donc manifestement concevoir, que Mr Dalmeida nous fait ici un florilège réunissant les objets de sa haine, pour se défouler, et il nous faut comprendre qu’il hait Mr Faurisson, qu’il hait Mr Dieudonné, qu’il hait le mouvement sur la vérité du 11/9, qu’il hait Mr Millet.
C’est démontré par le fait que son discours soit dénué d’analyse intellectuelle cohérente, et qu’il faille en chercher la cohérence dans ses affects personnels.
Le discours de Mr Dalmeida est donc simplement un discours d’appel à la haine, payés par les contribuables, sur l’antenne d’une radio de service publique.
Il me semble que cela justifie de le virer illico-presto de cette Radio, car c’est une faute lourde.
Les gens intelligents ça ne manque pas en France. Le service publique de l’information se doit d’aider les citoyens à analyser le monde contemporain, pour les éclairer leurs décisions politiques.
L’étalage des affects, les appels à la haine et les pleurnicheries d’un Mr D’almeida n’y ont pas leur place.
@elmi,
C’est le problème de la normalité dans l’espace public. La notion de Bien Commun est liée à une norme (politesse, ...etc). Les comportements hors-normes, ça inquiète. Alors, s’il existe diverses conceptions de la normalité, l’inquiétude nécessairement croie de toute part...
Tu dis que les voisins devraient avoir des "activités créatives" pour ne pas "se juger".
Mais l’Etat n’a pas de pouvoir pour décider comment les intellects de ses populations fonctionnent... Il le prend en compte, ou pas, c’est tout.
Tu crois que l’état pourrait légiférer sur les pensées des citoyens ? Du genre, il est interdit de penser que "celui qui fait ceci est un con", "celui qui fait cela est vertueux", "celui qui fait ça est bizarre"....
Mais même pour l’état le plus totalitaire du monde, il lui est impossible d’empêcher les gens d’avoir un avis sur ce qu’ils vivent, le plus qu’il puisse, c’est de leur empêcher de le dire.
Par conséquent, au pire, tu rêves d’un état absolument totalitaire, au mieux tu ne comprends rien à l’humanité telle qu’elle fonctionne. Les défauts de compréhension de l’humanité sont d’ailleurs à l’origine des politiques totalitaires.
Bref, le fonctionnement de l’humanité n’est pas une variable que l’on pourrait ajuster politiquement, c’est une chose donnée spécifique de l’humanité, qui suit des lois anthropologiques constantes à travers les époques et les lieux.
Soit les politiques prennent en compte ce fonctionnement, comme un ingénieur aéronautique prendrait en compte la gravité et la portance pour produire son avion, et alors les situations politiques peuvent trouver des solutions pertinentes.
Soit les politiques ne prennent pas en compte ce fonctionnement, et
alors les solutions politiques prônées seront débiles et ne solutionneront strictement rien : la société ira dans le mur.
Bref, prôner que "les gens aient des activités créatives pour ne pas se juger", est d’une grande stupidité. Ce n’est pas de l’ordre des solutions politiques possibles. Personne n’a le pouvoir d’imposer cela, y compris l’Etat le plus totalitaire du monde, car l’homme, en tant que sujet pensant, pense nécessairement le monde qui est là devant ces yeux.
C’est comme si tu prenais les gens pour des choses inertes, qui appliqueraient à la lettre ce que tu dictes, comme une armée d’esclaves mis au travail forcé qui n’auraient pas le droit de penser.
Mais la réalité n’obéira jamais à ce que tu dictes.
C’est ce que tu dis qui doit obéir à la réalité.
C’est justement ce que l’on se demande.
Le rôle de l’armée Française, c’est la défense du territoire national si celui-ci est attaqué, pas de se livrer à un jeu de quille sur l’échiquier géopolitique mondial...
Or il ne me semble pas que la Syrie ait une seule fois menacée la France.
Le gouvernement français n’a donc pas de légitimité pour s’en mêler.
Fabius, après Sarkozy, se livre à une perversion du rôle de l’armée française.
Le problème, c’est que la haine qui en découlera rejaillira sur nous tous, car c’est notre nom qui est souillé.
Peut-être est-ce pour cela, pour cette attitude incompréhensible qui consiste à détourner les moyens de notre défense pour réaliser une attaque illégitime, de plus manifestement contraire à notre intérêt, qu’on se demande parfois pour qui travaille notre gouvernement... voire même si c’est le nôtre.
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