M’enfin, tu considères les gens comme des pions, qu’on pourrait bouger selon les convenances du moment, comme on bougerait les meubles d’une maison...
Mais tu confonds les sociétés d’hommes avec des purées de légume... C’est simple, on mixe le tout, et on voit ce que ça donne...
Or l’homme n’est pas un légume disposé à être dévoré sans opinion, car il est un sujet : sa spécificité c’est d’avoir une volonté, une affection, des sentiments... Evidemment, quand on considère les gens comme des choses inertes, on ne le voit pas. Mais l’imposture reste de se clamer "humaniste" quand on nie la dignité même de l’homme en tant que sujet vivant...
Pour s’en convaincre, il suffit de constater à travers les âges et les lieux le nombre de conflits qui ont eu lieu pour des raisons d’opiner différentes sur la manière dont la société devrait fonctionner : Le Liban, la Yougoslavie, le Rwanda, le Nigéria, le Soudan, la Tchétchénie, la Turquie hier, la Syrie aujourd’hui...
Quand ça pète, il n’y a plus que la guerre et la répression des corps qui compte... Ce sont des lois absolument générales des sociétés humaines, c’est comme ça, je n’y peux rien.
Des migrants, j’en connais beaucoup. Manifestement, on ne se déporte pas à des milliers de km impunément, ni pour soi, ni pour autrui. Un homme n’est pas un meuble que l’on bougerait pour agrémenter le décors, il a des aspirations, des besoins, l’envie de vivre selon ce qu’il croit être la bonne manière de vivre, fidèle à l’éducation qu’il a reçu. Ce décalage du migrant, dans la société d’accueil est donc tellement logique. Il se sent perdu car il est ailleurs. S’il ne mentait pas au pays sur sa réelle détresse pour sauver la face devant ses frères, l’aspiration à la migration se serait déjà éteinte... Beaucoup d’africains m’ont fait part des croyances erronées qu’ils avaient sur la France. Pêle-mêle : qu’il n’y avait plus de forêt et que c’était la ville partout, que tout le monde avait des domestiques, que l’argent y coulait à flots... Mais tout cela était basé sur du mensonge : l’espérance du bonheur laisse place au mal du pays.
Bref, les migrants, quand ils migrent, ils se nuisent à eux-mêmes. Les en empêcher, c’est les empêcher de se nuire, c’est donc leur rendre service.
Celui-ci qui conseille à celui-là de faire ce qu’il ne ferait pas pour lui-même, ce qui est un défaut de compassion, donc une antipathie, celui-ci est un hypocrite emplit de haine envers celui-là, et qui est sournois : il agit par ruse, sa haine rentrée et voulant paraître aimant.
Mais celui-ci ne peut paraître que paternaliste et condescendant, car une haine, ça ne peut pas se cacher complètement, toujours il y a un mépris qui suinte...
La liberté c’est faire ce que l’on doit. Signé : Bossuet La liberté c’est de ne pas faire ce que l’on ne doit pas faire. Signé : Moi (par la grâce de Dieu). La liberté, c’est de ne pas nuire à autrui. Signé : la constitution de la république.
Conclusion : la république n’accepte pas que tu nuises à autrui... En revanche, elle accepte très bien que tu te nuises à toi-même (c’est bien fait pour ta gueule) Cela s’appelle la liberté 2.0...
Moralité : si les dirigeants nuisent au peuple, vu que c’est le peuple qui les a élu, c’est bien fait pour la gueule du peuple !
C’est un effet pervers, issu de la démocratie d’opinion télé(visée)guidée.
Le plateau télé est un substitut à la place du village. Un mot de travers, et on y brûle ton effigie. Humilié devant des millions de personnes d’un coup, ça calme.
Surement qu’il y a un paquet de gros niais incompétents, surement qu’il y a un paquet d’arrivistes qui cherchent à complaire par ambition, et donc enfoncent les portes déjà grandes ouvertes pour se faire bien voir.
Mais, qu’il n’y ait que cela, c’est absolument impossible. Il y a nécessairement une source de propagande quelque part, dans l’ombre, qui sème un peu partout les sophismes et qui agit pour faire chuter tous ceux qui y résistent.
Il est probable qu’il y a quelque part une haine viscérale de la France, pour des raisons que j’ignore, et qui balance dans notre démocratie des opinions fausses pour nous faire collectivement chuter.
En fait, peu importe de qui il s’agit. Connaissons le vrai, et alors aucun mauvais conseil ne pourra nous pousser à la faute, car nous ne l’écouterons pas, car nous reconnaîtrons ce conseil pour ce qu’il est : un vicieux sophisme, dit d’une manière hypocrite par un faux-frère qui dissimule son antipathie.
Peuple Français, éveille-toi ! La subversion, ça existe !
Sur le contrôle des flux migratoire, je trouve cependant qu’Israël à raison.
On construit pas une société comme on construirait un mur, en empilant des pierres.
En effet, les gens ne sont pas des choses inertes, mais des sujets vivants. En tant que sujets, ils ont des besoins et des volontés. Pour "marier" deux populations, il faut qu’elles puissent faire société, ce qui implique que le vivre ensemble soit possible. L’un des premiers critères est la "communauté des femmes", c’est-à-dire que n’importe qui, de n’importe quelle population du lieu, puisse demander en mariage toute femme, sans qu’il n’y ait d’interdit à priori de la part des familles.
Un déplacement massif de population n’est jamais neutre pour la société qui l’accueille. On le voit bien historiquement. Les sociétés multi-éthniques ou multi-religieuses (Yougoslavie, Liban, Soudan, Rwanda, Afrique du Sud), ont déjà montré un certain nombres de drames regrettables.
Bref, les gens ne sont pas de simples pions. Croire que des peuples entiers pourraient se déporter sur des milliers de km, partout sur terre, sans produire une série de troubles, est une ineptie.
Ceux qui font une morale à deux sous, en traitant de racistes ceux qui sont conscients de ces phénomènes, alors que cela n’a rien à voir, ont une conception de l’homme vraiment déficiente :
En vérité, ils considèrent les gens comme de vulgaires objets sans dignité aucune. Ils conçoivent une société d’hommes telle une purée de légumes...
C’est la dérive fallacieuse de l’antiracisme matérialiste : non seulement, il devient interdit de penser la spécificité des populations les unes par rapport aux autres, du point de vue de leurs besoins et de leurs aspirations, ce qui permettrait de diagnostiquer la possibilité d’une coexistence, mais il faudrait carrément considérer les peuples comme des objets inertes, donc interchangeables !?
On voit bien que ce défaut de conception de l’homme date d’il y a assez longtemps en France, car ceci est aussi vrai pour les migrations intérieures, et l’exode rural est là pour le prouver.