C’est au contraire très intéressant cette mise au point sur le philo-sémitisme en France.
On voit que l’intelligentia révolutionnaire, comme chez les encyclopédistes par exemple, non seulement on était franc-maçon, mais en plus très philo-sémite. Ce n’est d’ailleurs guère étonnant : Rien de nouveau sous le soleil.
Mais dans ce cas, comment interpréter le génocide anti-chrétien de Vendée, et la saisie de tous les biens de l’église à l’époque ? Etait-ce en vertu de ce philo-sémitisme révolutionnaire ?
Bim-Bam-Boum : on retombe sur les débats fin XIXème...
Vous noterez d’ailleurs cette nuance entre la définition de Bossuet : La liberté, c’est de faire ce que l’on doit. Et entre la définition de la constitution de 1789 La liberté consiste à faire tout ce qui ne nuit pas à autrui.
La constitution de 1789 reconnaît donc le droit de se nuire à soi-même... C’est la liberté 2.0.
Du coup, si quelqu’un te propose un marché de dupe et que tu t’y laisses berner, ayant accepté par naïveté, tu n’as fait que te nuire à toi-même, c’est donc correct.
La définition actuelle de la liberté permet qu’on te propose des insanités pour t’arnaquer et affirme que c’est tout-à-fait moral : il faut être tolérant...
En effet, sur le concept de liberté, sous la monarchie, on pouvait entendre.
La liberté, c’est de faire ce que l’on doit (Bossuet).
Est-ce à dire qu’il n’y avait pas de liberté ? Ben non, puisque on est libre de faire tout, sauf ce qui est nécessaire de ne pas faire. En revanche, si on ne fait pas le nécessaire, à un moment ou à un autre, on perd sa liberté.
Par exemple, si je me crois libre de ne pas dormir, il viendra un moment où la nécessité de dormir l’emportera et donc je m’assoupirais. Donc je ne suis pas libre de ne pas dormir : c’est une nécessité.
Quant à l’idée que l’on puisse s’affranchir impunément des nécessités, ce qui est par définition intenable sur la durée, si c’est une idée juive, ce dont je doute, mais que cela vient du monde juif, alors c’est un mauvais conseil donné par le monde juif au monde chrétien.