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  • Premier article le 16/05/2015
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  • 15 votes
    ffi 27 juin 2012 19:56

    Généralement... J’adore.
    La conception fragile de la vérité : Du Spinoza dans le texte (le gourou de Wahid)
    Voir ici.
    Spinoza rejette la théorie classique de la vérité selon laquelle la vérité d’une idée est subordonnée au réel. Dans cette conception classique, la vérité est une qualité extrinsèque et se définit alors par l’adéquation de l’idée avec son idéat (son objet) : la vérité est alors adaequatio rei et intellectus. Spinoza va appuyer sa propre conception de la vérité par un recours aux mathématiques, science dans laquelle la vérité n’est pas subordonnée à l’existence de l’objet. En effet, lorsqu’un mathématicien étudie un objet (un triangle, par exemple) et ses propriétés (la somme des angles du triangle égale deux droits), il ne se demande pas si cet objet existe effectivement en dehors de son esprit qui le conçoit. La vérité n’est donc plus définie par rapport à l’objet, mais par rapport à l’entendement producteur de la connaissance.
     
    En gros, tout raisonnement mène à une vérité que ce raisonnement produise une idée compatible avec le réel ou non. Bienvenu chez les sophistes. Avec ce genre de principe, n’importe quelle hallucination peut être considérée crédible.
     
    Voici peu ou prou votre raisonnement :
    Marion Sigaud démonte "les Lumières" en citant les écrits de ce courant de pensée.
    Or, Marion Sigaud fait une conférence avec égalité et réconciliation
    Or, Egalité et réconciliation ne diabolise pas le FN.
    Donc ce que dit Marion Sigaud est faux.
     
    Ca c’est du raisonnement débile...
     
    Mais pour démontrer que ce que Marion Sigaud affirme est faux, il vous suffit de montrer des écrits des ces philosophes des lumières qui indiquent clairement que la tonalité de leurs propos n’est pas ce qu’elle dit, et que les affirmations qu’elles rapportent ne sont que des épiphénomènes et des accidents.
     
    Etant bien incapable de pratiquer ainsi, vous préférez ironiser, tout en vous rassurant par un sophisme confortable, afin de ne pas questionner le bien-fondé de votre foi envers vos gourous.



  • 13 votes
    ffi 27 juin 2012 19:38

    Il vous suffit de lire "les philosophes des lumières" pour vous faire une idée par vous-même de la qualité insipides des écrits (parmi les rares qui sont encore édités...).
     
    Que je sache, je ne vous empêche pas de donner quelques citations pour tenter de redorer le blason des penseurs de ce siècle...



  • 7 votes
    ffi 27 juin 2012 19:07

    Oui Wahid, tu as confondu avec Guy Eder de la Fontanelle, un brigand du XVIIème siècle.
    Voilà à peu près le genre de confusion que nos aficionados des lumières affectionnent...
     
    Pour Bruno, il n’y a aucune preuve de sa mort sur un bûcher.
     
    Quant à la fable selon laquelle les lumières auraient ressuscités les classiques, pour t’en défaire, je te conseille de réétudier l’art classique. Dès le XVIIème siècle, une grandes partie des oeuvres qu’elles soient théâtrales (ex : Racine : Phèdre, Andromaque, Iphigénie ; Corneille : Horace, Cinna, ..), littéraires (La Fontaine reprenant les fables d’Esope), musicales (Lully : Thésée), picturales (voir l’oeuvre de Raphaël au Vatican) sont déjà inspirées de thèmes issu de l’antiquité. Revoit aussi la querelle des anciens et des modernes.
     
    C’est sûr que ce n’est pas avec ce genre d’argument grossièrement faux que tu vas me convaincre...
     
    En vérité, l’effet de nos "lumières" est surtout d’éradiquer toute la culture classique de l’enseignement, livrant le monde aux modes passagères. Il suffit de voir l’état de l’apprentissage des humanités dans l’éducation nationale.
    Il suffit encore de voir la nullité de l’art contemporain.
     
    D’autre part, quand tu cites Spinoza, sache que celui-ci n’est pas compté parmi les "philosophes des lumières". Mais pour parler du XVIIème, tu as ignoré dans ton panel Fermat et Leibniz, les deux inventeurs du calcul différentiel (l’un pour l’algorithme, l’autre pour le langage), invention déterminante pour le progrès scientifique des siècles suivants.
     
    Quant à la puissance de Kant... Kant est illisible, fort mal formulé, donc mauvais. A vrai dire, c’est très brouillon. Pour s’en convaincre, il suffit de comparer les écrits de Kant à ceux de Leibniz dont l’élégance ramassée du verbe montre que la clarté du propos ne nuit pas à la profondeur intellectuelle, au contraire (Ce qui se conçoit bien s’exprime clairement et les mots pour le dire viennent aisément). En fait, il suffit de lire la monadologie de Leibniz. On peut faire l’impasse sur le XVIIIème, où il ne s’est rien passé en matière de philosophie.
     
    PS : tu es adepte du panthéisme. Mais quelle preuve, quel témoignage as-tu pour l’affirmer ? De plus, cette spéculation d’un rêveur solitaire pose un problème à l’égard des faits : si pour toi l’univers est vivant, comment se fait-il que la génération spontanée n’ait encore jamais été découverte ? Si le panthéisme était valide, l’apparition de la vie ne nécessiterait pas de germes comme il est constaté dans les faits.



  • 15 votes
    ffi 27 juin 2012 15:40

    Tu ne crois pas au diable... donc tu mens.



  • 12 votes
    ffi 27 juin 2012 15:36

    A part la lecture de Candide, pas grand-chose, il me semble. Peut-être quelques paragraphes de ci de-là ? En tout cas, aucun des livres de cette période ne m’a laissé de souvenirs, ce qui est étonnant, vu comme certains livres, lorsqu’ils sont bien faits, peuvent marquer.
     
    Faut-dire que mon prof de Français passait son temps à nous raconter sa vie pendant les cours et se contentait de faire cours à 5 minutes de la fin.
     
    J’ai donc tenté de m’y intéresser par-moi-même. Mais, par rapport aux chefs d’oeuvre de l’antiquité Grecque, ou celles des siècle précédent, la coterie holbachique, comme disait Rousseau, n’a pas vraiment apporté de concepts novateurs.
    Ils ressemblaient au genre de penseurs mondains et creux de notre modernité.
     
    Les dogmes de l’Eglise sont utiles pour affirmer ce qu’est la foi chrétienne face à des hérésies (doctrines qui se clament chrétiennes mais qui n’en sont pas).
     
    De fait, tout le monde, de tout temps, en tout lieu, a toujours utilisé sa raison, il n’a pas fallu attendre que les "lumières" arrivent pour que cela soit ainsi : je ne vois pas là l’innovation qu’il y a à affirmer cela (c’est un peu prendre les autres pour des cons, non ?).
     
    Cela dit, la raison va opérer au-dessus de certains axiomes, c’est-à-dire de choses que l’on tient pour certaines, en lesquelles on croit fermement, même si la démonstration que l’on en a n’est pas complète : ces axiomes initiaux sur lesquels la raison opère sont du domaine de la foi.
     
    Ayant choisi d’abolir le Dieu Amour, ce lien nécessaire entre les hommes pour une humanité apaisée, les lumières se sont retrouvées avec leur seul égo, leur nombril pour axiome ; D’où leur raison les a porté à des doctrines de l’intérêt personnel, des doctrines utilitaristes, individualistes ; D’où leur affect les a porté à recherché les honneurs, le prestige, la jouissance physique.
     
    Bref, une belle bande de gros cons qui ne pensent qu’à leur gueule.
    Il suffit de voir le traitement qu’ils ont fait subir à Rousseau.

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