Il faut quand-même constater que cet argument des Euros-bonds avait tout de la promesse illusoire, et cela avait été dit clairement pendant la campagne présidentielle.
Par conséquent, tant le PS que le FDG ont bercé d’illusions leurs électeurs durant la campagne, en présentant cette solution comme une alternative crédible à la restauration de la souveraineté monétaire du pays, ceci de manière à corriger les lois 73-7, l’article 104 du traité de Maastricht, l’article 123 du traité de Lisbonne.
Puisque donc cette alternative s’avère in fine illusoire, il n’y a donc plus aucun obstacle pour les militants de gauche à accepter la réalité : seule une restauration de la souveraineté monétaire du pays est en mesure d’améliorer la gestion de notre endettement, ce qui implique la fin de l’Euro.
Ce n’est pas être un horrible fasciste ou un affreux nazie que de tenir cela pour vrai : cela découle juste de la compréhension de la réalité.
Notez : si quelqu’un a des idées fausses, qui peuvent le pousser à pratiquer des horreurs sur autrui, alors, oui, il vaut mieux faire du prosélytisme envers lui, pour corriger sa folie, de manière à prévenir les conséquences délétères de ses idées fausses.
Par exemple, lorsque les Aztèques tenaient pour vrai que le soleil avait besoin du sang humain pour continuer à briller, cela les poussait à pratiquer le sacrifice humain, alors oui, le prosélytisme n’était pas une déviance, mais une nécessité.
Il n’y a pas de réelle différence entre le prosélytisme religieux, la propagande politique : c’est juste faire de la publicité. Si vous souhaitez interdire le prosélytisme religieux, il vous faudrait, par soucis de cohérence, interdire aussi la propagande politique et même la publicité des marchandises, qui viennent elles-aussi influencer le libre-arbitre de l’individu.
Vous pourriez encore interdire de parler, d’écrire, de dessiner, de chanter,...etc car cela donne à avoir des perceptions qui influence l’être libre. Mais l’idéal serait d’abolir tout monde extérieur à soi, car ainsi rien ne viendrait perturber notre intériorité souveraine...
Tout homme, quand il agit, agit par sa certitude, par sa foi : nos croyances sont la cause de nos actes. Il n’est pas d’homme sans croyance, car tout homme agit.
Il est vrai qu’une croyance perverse fait produire des actes pervers.
La culpabilisation est la peur d’avoir mal agit. Je connais des gens sans religion qui culpabilisent énormément.
Vous reprochez à ceux qui ont une foi religieuse de pouvoir agir au nom de celle-ci sans ressentir de culpabilité, jusque même à faire des horreurs, par la certitude issue de leur foi. Mais, simultanément, vous reprochez aux religions de faire culpabiliser...
Comment est-il possible de reprocher à une chose tout et son contraire ?
En fait, je suppose que c’est vous qui culpabilisez face aux discours religieux. Cette peur de mal agir est assez naturelle lorsque l’on n’a pas de conviction bien fondée : on hésite, on doute. Le Christ invite à s’enquérir (par la grâce de Dieu) d’une conviction ferme (Dieu vomit les tièdes).
Le Christ invite d’abord à s’interroger : est-ce que ce que je crois est Vrai ? Une fois ceci déterminé, l’acte peut découler de cette croyance, sans culpabilisation. Cependant, si je m’aperçois qu’un de mes acte fut manifestement mauvais, je me dois et de rectifier ma croyance erronée et de réparer l’erreur de mon acte.
Ma foi, j’essaye surtout de synthétiser les fondements des pensées modernes, de manière à ce que chacun les perçoivent dépouillées de leur artifices.
Certes la concurrence est naturelle chez l’homme, c’est sa barbarie instinctive, la loi de la jungle. Cela dit, je doute justement que l’on puisse fonder une civilisation durablement prospère sur des principes barbares.Une civilisation me semble justement reposer sur une régulation des instincts. Plutôt que se fier à la barbarie naturelle de l’homme, et la flatter pour en espérer du progrès, mieux vaut la réguler, donc élever l’homme.
Cela dit, le conflit n’est pas proscrit. Pour se défendre, il est totalement légitime. Mais il doit être pensé comme une exception, non comme une normalité profitable.