Après une sortie de l’UE, les élections continueront d’exister dans le pays, et donc le pays pourra s’orienter en fonction des résultats électoraux : droite ou gauche.
Moi, je trouve que c’est faire des manières.
A partir du moment où l’éventualité de sortir de l’UE est posée, et que cela correspond à ce que j’estime nécessaire, et bien j’y adhère : je me prononce sur des idées politiques, non sur des critères d’appartenances...
Mais quand l’Etat emprunte pour éduquer tes gosses, pour te soigner, pour t’aider à te loger, pour payer une retraite à tes vieux... Tu ne dis pas non à ce genre "d’exploitation", je suppose... Et j’imagine en plus que tu comprendras bien que l’union donne une certaine force.
Après, tout dépend ce que l’état sert, à quoi il sert.
S’il devient, comme aujourd’hui, l’instrument pour t’assommer d’impôts et les transmettre directement à des créanciers, l’instrument pour redistribuer l’argent des classes moyennes à un poignée de rentiers, je suis sûr que tu peux concevoir que la capacité de l’Etat à se financer par lui-même, c’est-à-dire se financer sans payer une taxe aux banques privées, est une chose importante à restaurer, non ?
Certes, je comprends bien ton idéal. Mais peut-être est-il illusoire à court terme ? Peut-être faut-il y préférer pour le moment ce qui est immédiatement réalisable ? En effet, à quoi bon sacrifier le possible à l’impossible ?
Pourquoi donc Prier est-ce se penser, prendre conscience ? Parce que ce que je pense à voix haute, je l’entends. Or, si j’entends ce que je pense, je m’en aperçois et j’en prends donc conscience.
Je comprends que tu fonctionnes un peu comme Rousseau, qui ne savait pas réfléchir sans marcher dans la nature.
Et ma foi, je partage grandement cela avec toi : la contemplation de la nature m’apaise (j’aime bien la randonnée et la montagne). C’est un de mes rituels favoris...
De même, la prière, ce n’est pas autre chose : une contemplation de mes actes passés, ou de mes espoirs futurs, voire même une contemplation de mes espoirs passés en relation avec le présent effectif (la contemplation du futur antérieur en quelque sorte = j’aurais cru que j’eusse bien agi ainsi), pour éventuellement corriger ses erreurs.
Quand je prie pour quelqu’un, alors je pense à lui. Quand je prie Dieu de lui pardonner, alors je lui pardonne. Prier, ce n’est rien d’autre que penser consciemment.
Savoir prier, c’est savoir se penser. Savoir se penser, c’est avoir une vie intérieure, c’est être autonome moralement, c’est savoir gérer ses ressentiments, ses rancunes.
Prier, c’est parfois se voir envahit par la haine ou la passion. Prier, c’est ce qui permet de prendre conscience de ses pensées secrètes. Prier, c’est rendre l’inconscient conscient. Prier, c’est le b.a.b.a du soin moral à la disposition de chacun.