Cela dit, une société peut être reliée de diverses manière : il suffit quelque chose de commun entre les individus. Cela peut-être la famille (et ses extensions : la race, l’ethnie, la tribu), la nation, ou une religion. Dans ce cas nous avons des communautés relativement solidaires qui correspondent peu ou prou à ce que vous dites.
Mais le libéralisme, qui tient la concurrence entre individus comme principe suprême de fonctionnement interdit toute société organique car, dans un corps, les cellules ou organes ne se concurrent pas, au contraire, elles coordonnent leurs actions individuelles pour conserver l’harmonie collective.
Il n’y a guère que dans le cas des cancers où les cellules tumorales sont en conflit avec les cellules normales, mais cela mène l’organisme à la mort.
C’est pas vraiment un problème de libéralisme. Allais, dans son écrit sur la crise de 1998, démystifie la chose totalement : ce sont les cycles d’expansion / rétraction du crédit.
Il y a une première période où des avances monétaires sont effectuées, contre intérêt, accroissant la dette. L’argent coule à flot et les projets économiques vont tout azimuts : c’est une période d’euphorie (expansion du crédit). Il y a une seconde période, où il faut commencer à rembourser, mais comme il y a toujours plus à rembourser que ce qui a été prêté, du fait des intérêts, fatalement certains font faillite et alors l’argent disparaît, absorbé par les remboursements : c’est une période de dépression (rétraction du crédit).
Chaque crise montre le même phénomène. La théorie des cycles est donc totalement à coté de la plaque. Aujourd’’hui, les traitements économiques consistent à créer de nouveaux moyens de paiement pour différer les remboursements, et éviter ainsi la rétraction du crédit, mais comme ces moyens de paiement sont prêtés contre intérêts, le problème reste entier.
Il est vrai que cette comparaison est courante, et elle fut faite pour imaginer la cité idéale chez Platon, dans son ouvrage La république. De même, l’ancien-régime était-il basé sur cette conception, en corps sociaux (corporations) et états dont le roi était le chef (la tête).
Mais cela n’était qu’une forme d’organisation (-> organisme) politique, maintenue par la force publique. Cependant, à l’ère de l’individualisme triomphant, cette organicité sociale n’existe plus. La société est devenue une collection d’individus mus par leur raison propre et leur intérêt individuel.
Donc il ne faut pas confondre ce qui est de la nature de la collection avec ce qui est de la nature du simple. A moins de croire qu’une collection de chose fusionne nécessaire en une seule chose, ce qui est le concept ésotérique d’égrégore, auquel je ne crois pas tant il est visible que toutes les sociétés tendent à de diviser si rien ne les relient.
le système doit amuser la galerie et créer différentes diversions pour que nous ne regardions pas la ou ça dérange.
Euh, le système n’est pas un être vivant... Il ne conspire pas comme les Dieux grecs. Disons que nous sommes dans un machin qui fait que le politique doit faire le bon spectacle pour se faire connaître, et donc cela le pousse à être en apparence plutôt qu’en sincérité : la carrière politique demande d’être un bon acteur (du fait de la tyrannie de l’opinion)
Cette distorsion entre superficiel et fondement est remplie par du mensonge. Par conséquent pour faire aujourd’hui une carrière politique, il faut développer l’hypocrisie.
La seule conspiration contre les hommes, en tous lieux et en tous temps, c’est celle des vices de l’homme, de son avarice, de sa luxure, de son orgueil, de son appétit insatiable...etc. Les grecs parlaient d’hybris.
Non, non, vous parliez des grands auteurs. Un grand auteur est celui qui fait une grande oeuvre. Une grande oeuvre est intemporelle. Elle peut être lu par tous et tout le temps. Elle n’a pas besoin d’être complétée par une foule de notes en bas de page pour être comprise.
Mais votre combat des "Lumières contre les ténèbres", c’est juste un discours de gnostiques manichéens. Je ne suis pas de cette religion, contrairement à Mélenchon.
Je pense que le pays mérite mieux que cette religion de débilitation des êtres.