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  • Premier article le 16/05/2015
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  • 2 votes
    ffi 14 avril 2012 13:41

    Honk-kong ?
    Je ne m’y connais pas trop, mais je n’aimerais pas que l’on confonde la richesse particulière tirée d’une triche spéculative, avec celle tirée du travail organisé sainement.
     
    Pour l’analyse sur les fondements du libéralisme, tu peux te reporter à l’analyse de Dany-Robert Dufour, dans son ouvrage "le divin marché". C’est donc bien une doctrine. Après, l’on peut certes converger sur certaines de ses critiques en pratique sur les errements de l’Etat, mais la doctrine elle-même est viciée. Elle repose sur une triche sociale.
     
    Une triche est définie comme un comportement qui procure un avantage à un individu s’il est seul à le pratiquer, mais qui serait pénalisant pour tous si sa pratique se généralisait (Si je vole à quelqu’un, j’en ai un bénéfice. Mais si tout le monde se met à voler, alors la société part en vrille). C’est un acte particulièrement avantageux, mais universellement désavantageux.
     
    Être le plus avare possible, cela assure donc bien la richesse des premiers qui s’y adonnent, mais généralisé à tous, en tant que vérité universelle, cela provoque nécessairement des catastrophes économique et politiques. Ainsi est le libéralisme.



  • vote
    ffi 14 avril 2012 13:14

    Le bétail veut se gérer lui-même...
    C’est une évidence que chacun veuille gérer sa propre vie. Et le gouvernement a justement cette fonction de faire que chacun puisse gérer sa propre vie. Et ce n’est pas facile, puisque tous veulent simultanément des choses, parfois la coexistence des volontés produit des tensions et des contradictions interne au peuple. 
     
    Mais gérer sa propre vie, c’est se gouverner soi, ce n’est pas gouverner tous les autres. Pour un peuple, il ne peut y avoir qu’un seul gouvernement, car c’est une institution vouée à une fonction particulière en son sein. Donc il ne faut pas rêver, même dans le système que tu proposes, ce sera toujours une partie du peuple qui gouvernera, jamais tout le peuple dans son ensemble... Tu ne fais que proposer un système de désignation particulier. A moins de dissoudre le gouvernement, je ne vois guère de solution.
     
    Mais, moi, par exemple, si je souhaite gérer ma vie, je ne souhaite pas gouverner le pays... Je n’en ai aucune compétence, je ne suis pas assez informé.
     
    J’admets tout-à-fait que, sur la fin, les rois commençaient à se corrompre : cela se constate par leur polygamie plus ou moins officielle (Louis XIV, Louis XV). Pour la pédophile de Louis XV, cela reste à prouver  : il faudrait voir le rôle de Mme de Pompadour, d’où la corruption initiale par la polygamie et donc la luxure. A la limite Louis XVI était bien meilleur (c’est d’ailleurs lui qui donne la parole au peuple avec les cahier de doléance).
     
    Depuis le néolithique, les sociétés se sont organisées. Dans une société organisée, chacun a sa spécialité et sa fonction. Certaines fonctions sont plus prestigieuses que d’autres. Mais si tu veux vivre dans une société organisée, alors il te faut accepter une certaine structuration du pouvoir.
     
    Le pouvoir oligarchique, c’est une structuration incomplète du pouvoir dans le peuple, structuration intermédiaire entre l’anarchie et la monarchie. Or l’oligarchie est par nature divisée, car chacun de ses membres veut tout le pouvoir pour lui-même. Donc un peuple sous le joug d’un pouvoir oligarchique subit une guerre continuelle, car chaque oligarque va utiliser la fraction du peuple sous sa coupe pour guerroyer contre ses ennemis.
     
    Aujourd’hui, tant dans l’économie (la concurrence entre corps intermédiaires = libéralisme), que dans la politique (la concurrence des partis = démocratie libérale), que dans le gouvernement (la concurrence des pouvoirs = séparation des pouvoirs), a été institué la guerre oligarchique permanente, par la croyance fallacieuse, sous couvert de fausse science, que la lutte produirait le meilleur.
     
    la concurrence des corps économique pour être plus riche = libéralisme = polémoergisme.
    la concurrence des partis politiques pour élire le meilleur gouvernement = démocratie libérale = polémopartisme.
    La concurrence des pouvoirs pour avoir la meilleure gouvernance = polémopotentisme.
    La concurrence des classes pour avoir des avantage sociaux = marxisme = polémoclaturisme.
    La lutte des espèces pour produire l’évolution = darwinisme = polémospécisme.
    ...
    Pour paraphraser le dernier ouvrage de BHL "de la lutte en philosophie", toute ces pensées modernes sont des polémosophies, ce qui est la substance même de la pensée oligarchique, laquelle tient que le meilleur ne s’obtient que par la guerre, car ce qu’elle veut, en vérité, ce n’est pas le meilleur, mais guerroyer tranquille.
     
    Evidemment, ce ne sont pas les oligarques qui font la guerre par eux-même, ils ne font que précipiter les diverses parties du peuple les unes contre les autres...
     
    Le remède à cet état de guerre permanent est la Monarchie. Quelle que soit l’imperfection d’un Roi, cela vaudra toujours mieux pour le peuple.



  • vote
    ffi 14 avril 2012 12:09

    Le libéralisme n’est pas une question de limite.
     
    C’est son principe même qui est mauvais.
    Il repose sur le principe "Les Vices privés font la Vertu publique", d’où la conclusion, "laissons libre-court aux Vices et la prospérité s’en suivra"....
    Mais on en obtient jamais que des vicissitudes...
     
    Mais l’égalitarisme n’est pas mieux : le Vice n’est pas égal à la Vertu.
     
    Le libéralisme, c’est : tout est égal, donc soyons libres.
    l’égalitarisme, c’est : pour être libre, soyons tous égaux.
     
    Dans les deux systèmes, il manque les critères de distinction de la qualité des comportements humains en société (Vice / Vertu)



  • 2 votes
    ffi 14 avril 2012 11:53

    Tiens, gaz, si ça t’intéresse.
     
    Le libéralisme est une fausse doctrine politique, car basé sur le précepte "Les Vices privés font la Vertu publique". Il engendre nécessairement décadence politique et effondrement économique.
     
    En revanche, il est tout-à-fait vrai que le gouvernement a intérêt à déléguer le ministère de l’activité économique à des corps intermédiaires. Tant que ceux-ci se comportent conformément à la Vertu, il n’y a pas de problème. En cas de défaut de ceux-ci, il doit s’en mêler.
     
    Qu’aujourd’hui l’état soit appelé à se mêler de tout, c’est intrinsèquement dû à l’accumulation des défauts des corps intermédiaires, car ils suivent la fausse doctrine libérale. Mais l’état est lui-même envahit par des fausses doctrines. D’où la frénésie actuelle, où toute solution envisagée engendre finalement plus de problèmes qu’elle n’en résout.



  • 2 votes
    ffi 14 avril 2012 11:41

    1) La politique est une science, la science de l’agir de l’homme : non seulement elle s’applique à déterminer le bien à atteindre, mais aussi la façon de réaliser ce bien.
     
    2) Le gouvernement est un bien car il permet aux hommes d’accomplir leur fin : le bonheur. Il y parvient en réalisant le bien commun, ce qui consiste à :
     ° rendre les citoyens vertueux grâce aux lois,
     ° établir les conditions matérielles requises à la pratique de la vertu,
     ° principalement, à établir l’unité de la paix grâce à la justice.

    Or, le libéralisme est fondé sur le précepte "les vices privés font la vertu publique".
    Le libéralisme est donc une fausse doctrine politique, dont les conséquences sont, par le déclin préalable des vertus privées qu’il promeut, d’abord la décadence politique, puis l’effondrement économique.
     
    De plus, puisque le rôle du gouvernement est d’établir les conditions matérielles requises à la pratique de la vertu, le gouvernement est tout-à-fait en droit d’intervenir dans le domaine économique, en particuliers si les corps intermédiaires auquel il a délégué ce ministère faillissent.

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