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Comme quoi le futur CNR n’arrivera pas de sitôt....
C’est le coté génial de ce système : même des gens qui pourraient s’entendre, car il y a des convergences manifestes, par le simple fait de devoir se concourir en vue de l’élection (Art 4 de la constitution : les partis concourent au suffrage), en viennent à s’entre-déchirer.
Il ne faut pas amalgamer la pertinence politique de gérer les migrations, qui sont susceptibles de créer des troubles à l’ordre public, avec le racisme, ça n’a rien à voir.
Mais je te pardonne.
La concurrence au travail pour s’enrichir-> libéralisme.
La lutte des espèces pour évoluer -> darwinisme.
La lutte des classes pour faire l’histoire-> marxisme.
La concurrence des partis pour gouverner -> démocratie parlementaire.
La lutte des races pour dominer -> nazisme.
La lutte du bien contre le mal pour faire l’homme -> manichéisme.
...
C’est ce que j’appelle le courant des polémosophies modernes : une pensée que toute vertu est produit d’un combat. (en grec polémos = guerre). C’est la pensée oligarchique par excellence. La philosophie antique est au contraire une pensée de l’amour : seul l’amour est fécond.
Certes, le préfixe de- peut signifier
- soit l’action contraire, auquel cas il vient du préfixe latin dis-
- soit un renforcement de l’action, auquel cas, il vient du préfixe latin de-
ce qui fait que débattre, issu du latin debattuere, peut signifier battre fortement (ce que l’on retrouve dans l’expression "se débattre dans les difficultés")
de même que débattre, issu du latin disbattuere, signifiera cesser de se battre.
Or, dans notre contexte, qui concerne la politique, débattre l’opposition aux élections, c’est provoquer sa déroute, ce qui est clairement différent de débattre avec l’opposition.
Débattre, au sens debattuere, battre fortement, est suivi d’un complément d’objet direct.
Débattre, au sens disbattuere, cesser de se battre, est suivi de la préposition "avec", pour marquer l’interlocuteur, et d’un complément d’objet indirect, pour marquer le sujet du débat.
Après, je ne dis pas qu’il ne faut pas batailler, mais je dis que le but d’un débat, c’est de parvenir à construire un accord qui solutionne le problème en débat.
Mais toi ce que tu dis, c’est, du fait de ton manichéisme, que tout est dans la force et le combat. C’est ton principe, ça devient ton but. Tu auras la vie qui y correspond.
PS : dans ton idéologie d’égalité absolue des droits, tu promets de donner les mêmes droits aux faibles qu’aux forts. Or cela, c’est l’extermination programmée des faibles.
En fait, le faible doit donc avoir plus de droits que le fort, ou, inversement, le fort doit avoir plus de devoir que le faible. Le plus faible doit donc être le plus libre. Le plus fort doit l’être le moins.
NOUS/EUX :... C’est l’Histoire qui l’a fait.
Ce genre de tournure montre une conception ésotérique propre au Marxiste. Elle consiste à considérer l’Histoire comme une personne, comme un être (un égrégore) et on la dote de caractéristiques propre à une personne. L’Histoire pourrait vouloir, faire,...etc
Pour moi, ce genre de formulation ne veut rien dire.
Que, tout au long de l’histoire, des gens se sentent membre d’un "Nous", et qu’ils se sentent distinct d’un "Eux", c’est en effet une constante. Ce n’est pas l’action de l’Histoire, c’est une conséquence de la nature humaine et de sa condition : les hommes vivent en communautés. Parfois des communautés juxtaposées ont des intérêt contradictoires.
Cette dialectique Nous/Eux révèle donc une tension communautaire. Le motif de distinction peut être aussi divers que : la race, la classe, la religion, le club de foot supporté (PSG/Marseille),...etc
Il est clair que toute personne qui voudra déstabiliser un pays, va chercher à rendre inconciliable les divergences, et donc, par une propagande usant habilement la dialectique du "Nous/Eux", va tenter de cliver les esprits.
Le rapport de force qu’est l’Histoire, ce n’est pas une théorie non plus
Encore une formulation qui ne veut rien dire.
Il n’y a pas identité des concepts, ils sont de nature différente. Un rapport de force est un type de relation entre personnes (ou groupes de personnes). Une histoire, c’est une succession d’évènements. Dire que l’Histoire est un rapport de force, c’est dire que une succession est une relation.
Or, une succession est toujours ordonnée dans le temps.
Alors qu’une relation n’est pas nécessairement pensée par rapport au temps
Et si elle l’est, alors nous parlerons de relation causale.
C’est-à dire que lorsque nous parlons de relation causale,
nous parlons de la succession d’une cause et de sa conséquence.
Donc si l’on dit que la succession d’une cause et d’une conséquence est un rapport de force, c’est-à-dire que la relation entre la cause et la conséquence est la force, on dit juste ce que dit Newton, c’est-à-dire que l’on traite la succession historique comme le devenir d’une masse inerte. L’histoire humaine n’est pas une masse inerte... Ca ne veut rien dire. Plus, cela nie le caractère particulier de la vie, ce qui est le propre du scientisme.
Alors, certes, il y a dans l’histoire des rapports de force.
Mais il y a aussi des rapports d’entraide, de coopération, d’amour, d’amitié, de respect, d’alliance,...etc. Bon, c’est sûr que lorsqu’on insulte autrui, qu’on le désigne tel un ennemi, il ne faut pas compter dessus... (principe d’action/réaction)
Tout est rapport de force en politique
Le totalitarisme de la force en principe...
Sais-tu, les gens sont aussi sensibles à ce qui est vrai, ce qui est légal, ce qui est moral ?
Si tu prends les armes contre quelqu’un. Ne compte pas que celui-ci ne s’arme pas à son tour. Donc avant de prendre les armes, vérifie bien que ton adversaire ne soit pas mieux équipé que toi-même, parce que sinon, tes troupes seront exterminées : un bon soldat est un soldat vivant.
Il est évident que le marxisme a rendu mauvais service au classes ouvrières. Car pousser ceux qui n’ont rien à combattre ceux qui ont tout, c’est les mener au désastre... C’est bien ce que montre l’histoire, d’ailleurs. Qui disait : "la lutte des classes existe, et nous l’avons gagnée !" ?
Au sujet de l’interprétation de la révolution "française", chacun son interprétation des évènements. Je ne crois pas aux soulèvements spontanés, surtout lorsqu’ils montrent une organisation bien huilée.
Que tu dises que le capitalisme existait déjà en France avant la révolution, montre que tu ne connais pas du tout le système économique d’alors (d’ailleurs le mot capitalisme date du XIXème siècle).
L’économie était organisée selon des communautés ouvrières, qui avaient chacune leur statut propre, Ces communautés ouvrières étaient composées d’ouvriers indépendants (propriétaire de leur outils de production), dont le nombre d’établissement et le nombre de salariés étaient limités par la loi (2/4). L’université de la communauté avait le ministère local sur la filière économique (d’où le latin ministerium qui a donné métier). Elle régulait l’activité, répartissait le travail, légiférait sur les conditions de travail, assurait un nombre congé minimum (sur le pays 100 jours de congés par an étaient imposés pour tous), organisait la protection sociale (soutient des ouvriers blessés, retraite des ouvriers âgés, soutient aux orphelins et veuves des ouvriers décédés), diffusait gratuitement les techniques de production (pas de brevets),...etc
Au sein de ces communautés ouvrières, du fait de leur taille généralement circonscrite à un lieu, chaque ouvrier pouvait participer aux décisions concernant l’activité, en démocratie directe.
Pour la grande industrie, les manufactures étaient d’état. Cependant les ouvriers pouvaient aussi s’y organiser en communautés pour défendre leur droits.
Cela dit, il est vrai qu’avant la révolution, notamment à partir de la régence (Banque de Laws), la théorie libérale avait commencé à faire des émules et à envoûter les esprits du pouvoir politique. Les grands marchands, en particuliers ceux qui pratiquaient le commerce transatlantique à l’internationale, voyait d’un mauvais oeil les status protégés par l’état des communautés ouvrières, et prônaient la concurrence. Neker a une première fois tenté de les dissoudre, ce qui poussa Louis XVI, devant l’agitation provoquée, à annuler la réforme.
Les communautés ouvrières furent dissoutes sous la révolution, par le décret d’Allarde, puis la loi Le Chapelier. Leurs biens furent saisis par l’Etat révolutionnaire, ce qui représente une somme de plusieurs milliards d’Euro. Les prés communs furent abolis. Le prêt à intérêt fut légalisé. La révolution fut donc la destruction méthodique de toute l’organisation sociale d’alors.
Ceci n’est pas une croyance. Ce sont les faits.
Après qui est derrière les faits, c’est un autre problème. Le Marxiste dira l’Histoire. L’homme sensé dira des hommes.
Que la bourgeoisie ait aboli les privilèges est une manière de formuler. Parmi ces privilèges, il y avait aussi le statut protégé des communautés ouvrières, qui assurait aux ouvriers la propriété de leur outils de production.
En fait tu confonds deux choses : l’égalité entre les hommes, qui est en effet souhaitable, et l’égalité des fonctions sociales, qui est impossible. En effet, depuis le néolithique, toute cité est basée sur une répartition des rôles de manière à pourvoir la variété des biens nécessaires à sa subsistance. Par conséquent, dans toute cité, chaque citoyen a sa fonction propre (son métier), ce qui ne peut être pensé par le principe d’égalité, mais par le principe de complémentarité.
De fait, la législation de l’Etat pré-révolutionnaire organisait la coexistence entre les fonctions sociales, pas entre les personnes elles-mêmes. Par contre, le droit entre les personnes était réglé par le décalogue (tu ne tueras point, tu ne mentiras point,...etc), et celui-ci s’appliquait pour tous.
Si je ramène les lumières au capitalisme, c’est en effet que je considère l’histoire de manière causale. Entre le mouvement philosophique qui produit des réformes politiques, puis ces réformes politiques qui engendrent le capitalisme, je me dois d’en déduire que la conséquence de l’application de la philosophie des lumières est le capitalisme. Qu’il faille faire un nombre infini de nuances, aucun doute : parmi les philosophies des lumières, il y en a beaucoup de contradictoires. Il y a eu des cocus.
Mais je ne sais pas de qui tu parles quand tu dis "vous".
Je ne suis pas partisan d’un monde inégalitaire, au contraire. Mais le principe d’égalité s’applique mal à l’organisation de la cité, tant il est évident que chaque fonction sociale a sa particularité. A ce niveau, c’est le principe de complémentarité qui est pertinent. Chacun doit être chef dans sa fonction propre (c’est-à-dire responsable). Chacun doit être serviteur dans la fonction d’autrui (ex : je me laisserais guider par le spécialiste d’une compétence que je ne possède pas).
Donc, oui, je sais distinguer le plan politique, dont le but est d’organiser la complémentarité des fonctions, du plan social, dont le but est d’assurer l’équité des relations, du plan économique, dont le but est de parvenir à l’égalité des conditions.
Cette subtile alchimie, pour régler convenablement la vie de la cité, est l’éternel problème à résoudre pour les hommes. Que je sache, aucune civilisation n’a pu répondre parfaitement à cette ambition. L’URSS, de ce point de vue, a été particulièrement médiocre. L’idéologie de la Révolution Française a aussi été fort piteuse, tant sous Robespierre que sous les libéraux... Ce n’est parce que l’on tient une idéologie-Kärcher, qui promet de tout nettoyer, que celle-ci est la bonne, ne serait-ce que parce que celle-ci est généralement trop simpliste.
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