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  • Premier article le 16/05/2015
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  • 3 votes
    ffi 12 mars 2012 01:11

    La dialectique du "Nous/Eux" vient, il semblerait, de porter ses fruits en toi, mon cher Walid. Si j’en juge par l’outrance qui émane de ton expression, ça n’a pas grand-chose à voir avec les lumières de la raison, mais tout avec l’appel au sentiment d’appartenance, et à la haine.
     
    Bon, tu nous sors la grande théorie de lutte du grand-capital et du prolo. Ca, c’est la théorie Marxiste, c’est un opium, une religion, c’est relatif. Les choses sont à mon avis un petit peu plus complexes, et chacun a sa version de certains faits
     
    Par exemples, les contres-révolutionnaires estiment que la Révolution Française est en fait un coup d’état, venu d’Angleterre, organisé via la Franc-maçonnerie, ceci pour installer le capitalisme en France, puis l’étendre, via les armées Napoléoniennes, à toute l’Europe.
     
    Dans l’Eglise, les gens incriminent plutôt Satan, car l’apocalypse prédit un combat pour la fin des temps entre la bête (Satan) et le Christ de retour sur terre (cf Eschatologie)
     
    Chez les musulmans, il y a peu ou prou la même croyance, avec l’apparition du mahdi et le retour d’Isa (Jésus).
     
    Donc chacun a ses petites croyances...
     
    Maintenant, le mouvement FN, est plutôt liés aux artisans et commerçants indépendants, (JMLP a en effet été député, tout d’abord de l’Union et fraternité française (pierre Poujade), puis du Centre national des indépendants et paysans (Antoine Pinay)), avec une ambition patriotique. Nous sommes donc ici bien loin du grand-capital et l’hyper-classe, dont les intérêts sont représentés par l’UMP, et, de manière plus subtile, par le PS.
     
    La récente réorientation du FN, montre bien que les ouvriers indépendants (ceux qui sont propriétaires de leur outils de production tels les paysans, les artisans, les commerçants), sont frappés très durement par la politique de mondialisation, ce qui met en cause leur indépendance et donc mécaniquement, pousse ces ouvriers libres à la faillite, puis à se salarier ou à se soumettre aux grandes multinationales, les seules à pouvoir encaisser le choc de la mondialisation.
     
    C’est tout-à-fait intéressant puisque cela montre une convergence d’intérêt entre le "petit-capital" (les ouvriers indépendants, paysans, artisans et commerçants) et les ouvriers salariés à vouloir échapper au rouleau-compresseur de la mondialisation.
     
    Donc cette réflexion que le FN serait le suppôt du grand-capital, à mon avis, ne tient pas la route une seule seconde. La meilleure preuve est l’engagement résolu de Mme Parisot, contre le FN.
     
    En fait, on le dit souvent, le FN, c’est une petite boutique familiale.
    Je crois que c’est cela.
    Le modèle du FN, c’est la petite boutique familiale pour tous.
    Le modèle de l’UMP, c’est : tous salariés des grands groupes.
    Le modèle du PS, c’est : tous salariés de l’Etat.
     
    La liberté, c’est donc du coté du FN qu’elle se trouve.
    L’UMPS, c’est l’extension sans fin du salariat.
     
    En tant qu’ouvrier, d’ailleurs, je ne demande que cela : pouvoir être à mon compte, être indépendant, vivre de mon oeuvre.



  • 3 votes
    ffi 11 mars 2012 23:04

    Non, justement.
    Pardonner pour concilier, c’est le contraire de l’exclusion.
    Quand on concilie tout le monde, par définition, personne n’est exclu.



  • 3 votes
    ffi 11 mars 2012 22:28

    À son sujet, Jean-Marie Le Pen disait : « M. Bousquet a peut-être eu les responsabilités que vous dites, il a peut-être été un ancien SS mais moi je suis de ceux qui sont pour la réconciliation des Français... »2
     
    De ce point de vue JMLP a raison : continuer de cliver le débat politique contemporain par l’instrumentalisation du Nazisme, ce courant politique scientiste, athéiste, raciste, nationaliste et socialiste, qui a provoqué l’invasion de la France par l’Allemagne, n’est plus pertinent aujourd’hui.
     
    En effet, l’invasion par l’Allemagne Nazie a disparu. L’Amérique l’a remplacée.
     
    Je suis donc de l’avis de JMLP sur ce point. La France a traversée des heures sombres. Certains, à cette époque, ont fait des choix qu’avec le recul, on peut juger mauvais. Sauf qu’il ne s’agit pas de faire d’anachronisme. Personne ne sait comment il aurait agit face à la propagande d’alors. Et personne ne pouvait connaître la fin de l’histoire avant qu’elle ne commence !
     
    Oui, je suis de l’avis de JMLP sur ce point.
    Parmi les principes fondateurs du pays, il y a la notion de pardon.
    Cette notion de pardon, qui il est vrai en coûte, car il n’est pas gratuit, a souvent été utile, comme pour mettre un terme aux guerres de religions, par exemple.
     
    Par conséquent, ceci montre le FN comme un parti de rassemblement, au-delà des clivages, comme le CNR réunissait communistes et Gaullistes, tout comme la France-libre réunissait des partisans de l’Action-Française et des juifs....
     
    Maintenant, il faut regarder l’avenir, car si l’iniquité du passé est irréversible, l’iniquité du futur, en revanche, résulte des choix présents.

    Or, qu’y-a-t-il de mieux que la notion de Pardon pour fixer la paix ?



  • 1 vote
    ffi 11 mars 2012 21:57

    Walid,
    par définition, débattre est le contraire de combattre...
    Le préfixe dé-, appliqué à un verbe, indique l’action contraire.
     
    Débattre est consiste donc à cesser de se battre pour poser les problèmes, de manière à parvenir à une solution, qui une fois actée, est un pacte, une paix.
     
    Le parti de Gauche ne peut évidemment pas débattre avec quiconque, puisque son idéologie consiste en la "lutte des classe", pas au "débat des classes".
     
    D’autre part le système électoral lui-même, fondé sur "la concurrence des partis au suffrage" (Art 4 de la constitution de 1945/1958), ne peut pas non plus engendrer le débat. As-tu vu un jour des vendeurs de tapis débattre pour savoir qui vendra au client ? Bien, ça n’existe pas, ils se font concurrence. Soit ils vantent les mérites inouïs de leurs propres tapis, soit ils disent pis que pendre des tapis du concurrent.
     
    Donc, dans ce système, il n’y a aucun débat possible.
    Par conséquent, aucune solution satisfaisante ne peut être trouvée pour chacun. Et le pays continue inexorablement à s’effondrer dans l’anarchie et le chaos...



  • vote
    ffi 11 mars 2012 17:35

    Quel est donc le rapport entre la fraternité et l’amour ?
     
    Si tu parles des frères du Carlton à Lille, moi je n’y vois pas d’amour, j’y vois des petites combines fraternelles pour baiser des prostituées.
     
    "L’humain d’abord". C’est vrai, c’est joli. Mais là, on en reste à des généralités. Après, dans les détails, la catégorie générale "humain" est divisée en deux catégories, qui varient selon le thème du discours
    En économie, nous avons deux classes.
    - les "bons" (les prolétaires), les "méchants" (les patrons)
    En politique, nous avons deux partis :
    - les "bons" (la gauche), les "méchants" (la droite).
     
    Puis le front de gauche de nous servir inlassablement la même forme rhétorique :
    Au nom de la lutte des bons contre les méchants, faire ceci, faire cela,...etc.
    Toute une série impressionnante d’avantages sociaux pour tous, qu’on se demande bien comment c’est possible.
     
    Petite analyse, vite fait :
    Ca commence assez mal :
    "La France est plus riche que jamais"
    Peut-être en Euros, mais l’Euro ne vaut plus grand-chose.
     
    Reprendre le pouvoir au marchés financiers
    En quelques années, la finance a conquis des pouvoirs exorbitants ...
    Premières mesures :
    - Adoption d’une loi portant création d’un pôle public financier transformant notamment la politique et les critères du crédit.
    Commentaire : En quoi créer un pôle public financier, remet-il en cause le pouvoir de la finance ? Faire ceci, ne consiste-t-il pas à continuer de donner le primat sur l’organisation économique aux financiers. Qui sera nommé à la tête de ce pôle économique ? Un homme, spécialiste de la finance ? Un ancien du crédit Lyonnais ? En fait, c’est une mini-réforme, car la logique de la financiarisation n’est pas remise en cause par elle-même dans cette mesure : après la financiarisation du capitalisme privé, c’est promettre que l’état va adopter à son tout la technique de la financiarisation.
     
    - Blocage des échanges de capitaux avec les paradis fiscaux.
    Note : Interdit par l’UE.
     
    - Création d’un Fonds national et de fonds régionaux pour l’emploi et la formation
    Toujours la technique de financiarisation (attention à la corruption).
     
    - Transformation des missions, de la politique monétaire et de la gouvernance de la Banque centrale européenne
    Note : dépend des autres pays de l’UE, car ceci fut fixé dans le traité de Maastricht. Mélanchon était d’ailleurs le porte-parole pour la campagne du Oui à ce traité... Cherchez l’erreur.
     
    - Transformation des missions, de la politique monétaire et de la gouvernance de la de la Banque de France.
    Note : interdit par les traités européens. La mission actuelle de la banque de France a été mise en place sous Mitterrand.
     
    - création d’un Fonds européen de développement social, écologique et solidaire pour
    l’expansion des services publics, de l’emploi et des qualifications.
    Note : encore un "fond". La pensée économique du front de gauche est encore une fois axée sur la financiarisation de la politique.

    Notons encore l’expression extraordinairement floue des mesures envisagées. C’est bien beau la "Transformation des missions, de la politique monétaire et de la gouvernance de [...]", mais ce qui m’importe c’est surtout de savoir quelle sera la nouvelle forme "des missions, de la politique monétaire et de la gouvernance de [...]".
     
    - Création de pouvoirs nouveaux pour les salariés et leurs représentants dans la gestion de leur entreprise, ainsi que des citoyens dans les institutions bancaires et les collectivités territoriales.
    Note : c’est encore extrêmement flou. Ca me rappelle le programme commun de 1981, lorsque Mitterrand affirmait qu’il allait créer la démocratie en entreprise. Ca a donné quoi ? Une poignée de prérogatives en plus pour les comités d’entreprises, ces comités où ne peuvent être élus que les membres d’un syndicat, ces syndicats ayant été fixés par l’Etat pour l’éternité à la fin du XIXème siècle... De mon point de vue, la démocratie implique que chacun soit éligible...
     
    L’Argent public.
    - contrôle des mouvements de capitaux aux frontières de l’Union européenne.
    Par conséquent : liberté des mouvements de capitaux dans l’UE.
     
    - possibilité que les banques centrales contribuent directement au financement des biens et des services publics.
    Possibilité où ça ? Dans les traités de l’UE ? Donc ça ne dépend pas du Président de la République Française, mais de tous les membres de l’UE.
     
    - Nous proposons que la BCE (et les banques centrales nationales comme la Banque de France qui constituent ensemble l’Euro-système) finance directement, par création monétaire, un Fonds de développement social, solidaire et écologique européen.
    Note : interdit par les traités de l’UE. Dépend donc de tous les membres de l’UE.
    Mais c’est encore la méthode de financiarisation de l’économie ! Encore un "Fonds", celui-ci à visée idéologique avec des beaux mots bien ronflant ! Mais quel sera sa structure ? Comment seront affectées les sommes de ce fonds ? Qui sera à sa tête ? Avec quelle légitimité ?... C’est à nouveau extraordinairement flou.
     
    - Des titres publics pour le développement social seront rachetés directement par la BCE et les banques centrales nationales. Cette création monétaire, allouée via le Fonds de développement, permettrait de répartir des masses volumineuses de financement, à taux d’intérêt nuls ou très bas, entre les pays membres de l’euro, en fonction de leurs besoins propres et, expressément, pour le développement des services publics nationaux et de leur coopération européenne...
    Note : la notion de service public est une notion franco-française. La notion européenne est le "service économique d’intérêt général". Il faut noter, dans ce modèle, que ce ne sont pas les Etats, dont les institutions sont fondées sur la démocratie, qui sont en charge d’orienter les flux financier, mais, "le Fonds". C’est donc le Fond qui décide ? Mais comment ?
     
    - ... Le Fonds financerait également des projets publics démocratiquement sélectionnés sur la base de critères précis de création et de sécurisation des emplois, de développement de la formation et de la recherche, de respect de l’environnement, d’élévation du potentiel de création de valeur ajoutée des territoires.
    Ouf : le Fonds financerait aussi des projets publics démocratiquement sélectionnés. En revanche j’aimerais que l’on m’explique ce que signifie "des projets publics démocratiquement sélectionnés sur la base de critères précis... ". La sélection est-elle démocratique, ou ne l’est-elle pas ? La sélection se fait-elle sur des critères techniques ou pas ? Je sens déjà poindre la nouvelle oligarchie du "Fonds", la bureaucratie tatillonne du "Fonds", qui fait la pluie et le beau temps en Europe, grâce à ses "Fonds".
     
    - Nous créerons un pôle financier public par la mise en réseau des institutions financières publiques ... Son action permettra de soutenir localement les luttes sociales.
    Hé, Hé, Mélenchon toujours dans son manichéisme social à 2 balles la lutte des bons contre les méchants. Nous voilà à la financiarisation de la lutte des classes... Mélanchon incarne décidément la modernité marxiste, contaminée par la financiarisation à son tour...
     
    - La « gouvernance » d’un tel pôle reposera sur des pouvoirs nouveaux exercés par les représentants de la nation, les représentants des salariés travaillant dans ces institutions et leurs usagers : les entreprises et collectivités territoriales, bien sûr, mais aussi les salariés, les chômeurs, les précaires et leurs représentants, les associations de consommateurs et les associations de défense de l’environnement.
    Note : Quelle bouillie ! Voilà ce que c’est de réfléchir avec des catégories générales... Au sein des entreprises, il y a des intérêts contradictoires... Va servir simultanément les exploitations agricoles et les grandes surfaces, les producteurs locaux et les importateurs, les consommateurs et les producteurs. Rien n’y fait, il y a un moment, il faudra faire des arbitrages, et ce sera le rôle du "gouverneur"
    En fait, Mélenchon, il est juste en train de vouloir dupliquer l’Etat, avec son "Pôle" financier !
     
    C’est quand même plus simple de rétablir le rôle historique de la banque de France, de manière à ce qu’elle puisse prêter à l’Etat, afin d’une part de monétiser sa dette, puis d’utiliser ses services à des fins d’investissements. De cette manière, il n’y a pas de "Pôle financier public" à créer, ni encore besoin de lui adjoindre une "gouvernance" démocratique, et encore moins d’y créer des services d’experts en tout genre...
    Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué...
     
    - Création d’une monnaie commune mondiale alternative au dollar.
    C’est idiot. Vu que la domination mondiale des US vient précisément du fait que le dollars est la monnaie mondiale commune, créer une monnaie mondiale commune alternative, c’est créer une domination mondiale alternative. Mélenchon est donc pour une domination mondiale alternative.
     
    Voilà pour la partie économique. On voit que le programme du Front de gauche consiste essentiellement en la créations de "Fonds" financiers, dont la gouvernance propre ressemble à une sorte de doublon de celle de l’Etat. Le Front de gauche souhaite donc organiser la vie politique du pays autours de grand "Fonds" financiers.
     
    Il s’agit donc d’un parti prônant la financiarisation du politique.
    Il doit donc être désigné "parti de l’internationale socialo-écolo-démo-financialo-cratique", puisqu’il vise à établir une socialo-écolo-démo-financialo-cratie, à l’échelle d’abord de la Nation, puis de L’UE, puis du monde.

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