Tu te trompes lourdement si tu crois que les gens mettent de l’argent exclusivement dans ce qui est utile. Les gens aiment aussi s’amuser... s’amuser est inutile, s’amuser est plaisant.
Par exemple, s’auto-détruire à la cocaïne, est-ce utile ?
Avec ton couplet sur la concurrence, on croirait entendre Mussolini... La qualité du pain vient du travail de Parmentier sur la fermentation des pâtes, puis par la diffusion gratuite, au sein des artisans boulangers, des techniques ainsi développées. La concurrence n’a rien à y voir. L’amélioration des productions est toujours le fruit d’un travail d’étude et de recherche, diffusé chez les producteurs.
Les banques prêtent l’épargne qu’elles collectent ? Là tu montres ton incompétence en la matière. Les banques créent ex-nihilo le crédit, par un simple jeu d’écriture : c’est le principe des réserves fractionnaires, les banques prêtent de l’argent qu’elle n’ont pas.
Bien-sûr que le financier décide ce qui se fera et ce qui ne se fera pas. Il le décide dans l’ombre de son bureau. Mais ça fait bien longtemps que les financiers ont délaissé le monde réel : ils se sont spécialisés dans la spéculation, car il n’y a guère que les chiffres qui ont du sens pour eux.
Quel est donc le secret concurrentiel de Free ? Importer tout de Chine. Payer au Karcher tout le monde... Je ne te raconte pas la qualité. La conséquence ? Ils s’alignent tous à importer la camelote Chinoise...
La propriété ? Mais elle est abolie pour le plus grand nombre. Ils s’en sont emparés par l’Usure...
Dans l’Europe continentale pré-révolutionnaire, il n’y avait pas de concurrence. Il y avait un partage des marchés entre les communautés ouvrières locales. Les connaissances techniques y étaient libres, pour assurer la qualité des production. C’est de là que viennent les 3/4 des inventions de notre monde contemporain... Donc la concurrence n’a pas de rapport avec l’invention. L’invention découle de l’amour du métier. La qualité découle, elle, de la diffusion gratuite des meilleurs techniques.
Ne me parle pas de Free... Tous ceux qui travaillent avec eux te diront qu’ils payent au Karcher, par conséquent, il est impossible de faire un travail de qualité avec eux.
Sinon, la Fed, c’est une banque privée, pas une banque publique.
"Oui, ce qui manque à notre grande industrie, que les traités de 1860
ont irrévocablement dirigé dans la voie de l’exportation, ce qui lui manque de
plus en plus ce sont les débouchés. Pourquoi ? parce qu’à côté d’elle
l’Allemagne se couvre de barrières, parce que au-delà de l’océan les États-Unis
d’Amérique sont devenus protectionnistes et protectionnistes à outrance"
Discours de Jules Ferry à l’assemblée nationale, 6 juin 1889 (lire ici).
La France de la belle époque ? Des milliards de rentes soutirée de l’Allemagne grâce au traité de Versailles... Et puis on a vu comment cette période libérale a fini : crise de 1929, puis guerre mondiale.
Et avec l’Inde qui importe moins que la Belgique, la Chine qui est carrément protectionniste avec un Yuan largement sous-évalué.
Non, l’idéologie libérale n’apporte rien. C’est la lutte de tous contre tous. Cette idéologie a toujours dégénéré en pugilat généralisé. C’est normal. L’idéologie que l’économie soit optimale grâce à la concurrence, c’est déjà le germe de la guerre planté en chacun de nous.
Or cette mentalité guerrière, prônée sous couvert de science, dispose moralement les hommes à s’auto-détruire, ce dont ils ne se priveront pas !
Pour l’athlète, ce qui est une marchandise, c’est le spectacle donné par son effort.
Ce genre de spectacle n’a d’ailleurs aucune utilité.
Mais quand je parlais du coût de l’effort, je ne parlais pas du prix du produit, mais... du coût de l’effort. S’il m’en coûte trop à vil prix, ce n’est pas rentable, c’est évident.
Les gens ne coordonnent pas leur travail, ils se concurrencent. C’est là qu’est le gaspillage. Avez-vous déjà vu un corps où les organes se concurrencent ? Non, les organes travaillent en complémentarité, en coordination. Pour prendre la métaphore d’un discobole : toute sa chaine musculaire travaille de concert, pas en concurrence.
Le système de prix est aisément manipulable, par divers artifices. Il est opaque.
Imposer des valeurs est le début du totalitarisme ? Mais n’est-ce pas exactement le principe du libéralisme, lequel consiste à ne s’occuper de sa seule volonté, indépendamment de celle des autres ? De plus, le libéralisme impose de juger toute valeur à l’aune du système de prix.
La finance, par l’étymologie, dérive du mot "fin" (dans le sens but). La finance est donc le moyen de permettre la réalisation d’une finalité. Le financier est donc celui qui impose sa volonté propre, sur celle de tous les autres.
Ainsi, le système libéral consiste juste au totalitarisme des ploutocrates...
Voici, les critères adéquats pour estimer si un travail est acceptable : 1) son innocuité morale. 2) sa pertinence politique. 3) sa valeur marchande.
Aucun des pays industrialisés ne s’est développé par le libre-échange. Chacun a construit son industrie par le protectionnisme (La France, sous Colbert ; l’Angleterre au XVIIIème ; les USA au XIXème ; l’Allemagne fin XIXème sous Bismark ; Le Japon, début XXème ; La Corée hier, la Chine actuellement,...etc).
Au contraire, dans les pays du "tiers-monde", le marché est totalement libre, sans taxe, ni impôt, ni ingérence de l’état.