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  • Premier article le 16/05/2015
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  • 2 votes
    ffi 26 avril 2011 19:35

    Je ne vais pas trop m’étendre sur Marx (vu que je ne l’ai pas lu). Qualitativement, je ne lis que ce qui "me parle", ce qui exige une certaine forme.
    .
    Marx abonde en définitions. Pour reprendre votre lien de conférence :
    ... Le salaire n’est donc que le nom particulier donné au prix de la force de travail ...
    ... Le salaire est la partie de marchandises déjà existantes avec laquelle le capitaliste s’approprie par achat une quantité déterminée de force de travail productive. ...
    ...
    La force de travail est donc une marchandise que son possesseur, le salarié, vend au capital...
    ... Mais la manifestation de la force de travail, le travail, est l’activité vitale propre à l’ouvrier ...
    ... Son activité vitale n’est donc pour lui qu’un moyen de pouvoir exister ...
    ... Le prix d’une marchandise est déterminée par la concurrence entre les acheteurs et les vendeurs ... (NB : Marx est donc libéral...)
    ... Les frais de production de la force de travail elle-même sont les frais qui sont nécessaires pour conserver l’ouvrier en tant qu’ou­vrier et pour en faire un ouvrier...
    ...
    Un nègre est un nègre ...
    ... La société anti­que, la société féodale, la société bourgeoise sont des ensembles de rapports de production de ce genre dont chacun caractérise en même temps un stade parti­culier de développement dans l’histoire de l’humanité ... (NB : je ne crois pas du tout à cette conception du temps linéaire et automatique).
    ... Le capital représente, lui aussi, des rapports sociaux. Ce sont des rapports bourgeois de production ...
    ... tout capital
    est une somme de marchandises ...
    ... Toute somme de valeurs d’échange est une valeur d’échange ...
    .
    Bref, pour moi l’inconvénient de cette forme de connaissance, qui progresse de définition en définition, comme l’étymologie de "définir" l’indique, est de "borner" dès le départ la réflexion. Il suffit qu’une seule définition soit fausse pour que tout soit faux (toutes les définitions servant à se définir mutuellement). Toutes ces définitions mutuellement reliées les unes aux autres obligent à accepter tout en bloc, ce qui est désagréable pour un lecteur qui voudrait picorer ça et là quelques concepts utiles pour librement poursuivre ses réflexions personnelles. La connaissance proposée par Marx n’a aucune souplesse.
    .
    L’écrit de Marx s’acharne en fait à "réduire" la réalité à ses propres catégories. D’où la difficulté de lecture, puisqu’il y a beaucoup de concepts à apprendre. En fait, il s’agit manifestement d’un bourrage de crâne. M’essayer à le comprendre, m’obligerait à mémoriser toutes ses catégories, et, une fois ceci fait, je ne pourrais qu’être d’accord, vu que les définitions se définissent elles-mêmes mutuellement et circulairement. C’est un dispositif d’enfermement idéologique. C’est une "réduction de tête". Il y a un coté ésotérique, pour "initiés".
    .
    Personnellement, j’aime picorer les concepts de-ci-de-là, et ma réflexion procède plutôt par "substitutions en analogie" en partant d’un fait concret que je sais vérifié. Au contraire, Marx oblige à fonder sa propre compréhension de la réalité à partir de la foule des concepts très abstraits qu’il fonde. L’idéalisme est donc premier chez lui. Pour le marxiste, les reperceptions (= les perceptions issues de la mémoire) des définitions dogmatiques qu’il a fait l’effort d’apprendre, font office de filtre, de guide, de tuteur à sa perception du réel, ceci dès avant la formulation du fait considéré, créant ainsi un tropisme systématique à sa réflexion. Par conséquent cela mène à un certain nombre de propos stéréotypés et à certains aveuglements.
    .
    J’aime trop avoir la liberté de reformuler les problèmes de milles manières différentes pour apprécier ce genre de théories sophistiquées. A toujours formuler les choses de la même manière, on trouve toujours les mêmes types de solutions. Quand une formulation a mené à des solutions erronées, il faut changer la formulation plutôt que la sophistiquer, donc substituer dans la formulation initiale le faux par le vrai.
    .
    Si j’étais complexé par le "génie" de Marx, que je ne saisis pas, j’utiliserais les principes de sa théorie par imitation de ses phrases que j’ai en mémoire. Mais ce ne serait pas raisonnable car la mémoire est irrationnelle...
    .
    Je ne dis donc pas que tout est blanc ou noir, je dis que je ne suis pas fan de m’équiper de certains prismes qui vont conformer mes pensées dans un moule préconçu, si ceux-ci ne m’apparaissent pas clairement vrai du premier coup.
    .
    Ce qui m’apparait clairement, c’est que, avant la révolution "française", il n’y a pas de capitalisme, tandis qu’après, il s’étend de plus en plus... Il me semble difficile de nier cette évidence. Pourtant, à gauche, l’on continuer d’aduler la révolution et de honnir le capitalisme... C’est pas cohérent.
    .
    Prendre la Révolution d’un bloc (comme vous répétiez de Mélenchon qui lui-même répétait Clémenceau), vous oblige à prendre le capitalisme qui vient avec... Car le capitalisme n’est pas un produit naturel d’une évolution matérielle, ni d’une lutte des classes (comme dit Marx), mais le produit d’un coup d’état ayant soumis le pouvoir politique aux pouvoirs économiques.



  • 4 votes
    ffi 26 avril 2011 17:51

    Nous n’avons jamais été aussi riche dans notre histoire ?
    .
    3 millions d’emplois industriels en moins en 30 ans (de 6 millions à 3 millions)... La qualité des productions qui s’effondre... le taux de chômage à 5 millions de personnes... Le CDD nouvelle norme... Précarité généralisée...
    .
    Cette réflexion me semble très stéréotypée : jamais vous n’avez eu les éléments pour démontrer cela, et rien n’indique que ce soit vrai.
    .
    L’excès d’immigration menace le bien commun. Qu’aura donc gagné l’humanité si un pays comme la France s’effondre ? La qualité de sa médecine, de sa science, ça compte pour l’humanité toute entière. Qu’aurons-nous gagné nous-même ? Rien. Nous aurons tout perdu. Il ne faudrait pas que cette situation perdure une génération de plus, car alors, une grande partie des savoirs dont nous avons hérités seront durablement perdus.
    .
    Une France rassérénée, qui a endigué l’immigration, sera plus profitable à l’avenir de l’humanité qu’une France plongée dans le chaos et l’anarchie.



  • 20 votes
    ffi 26 avril 2011 17:33

    C’est difficile à admettre mais d’un point de vue libéral (qui vaut ce qu’il vaut certes) le fait d’obliger l’Etat à s’endetter sur le marché privé se défend aussi. Cela permet d’empêcher un gouvernement de provoquer de l’inflation galopante en se finançant gratuitement.
    .
    Sauf que ce n’est qu’un transfert de cette possibilité des pouvoirs publics vers des pouvoirs privés.
    .
    Depuis la mise en place de l’Euro, monnaie privée de la BCE, l’inflation de la masse monétaire est de 10% par an... Certes, vu que la BCE impose la modération salariale, nous n’avons qu’une inflation de 2%. Mais cet argent va bien quelque part...
    .
    Si l’on ajoute à l’inflation des biens de consommations (2%) les 2% de croissance moyenne dans l’UE, ce qui fait 4%, il y a donc 6% (= 10%-4%) par an de cette masse monétaire qui se ballade, hors consommation courante et hors production. Où est-elle donc passée ?
    .
    Dans les produits financiers et l’immobilier... Dont l’inflation de la valeur est une très bonne opération pour les rentiers...
    .
    Bref, 60% de la création monétaire annuelle de la BCE est allée dans l’économie financière, alimenter les bulles spéculatives. Maintenant, c’est aux Etats d’essuyer les plâtres en augmentant les prélèvements d’impôts et taxes : c’est pas mieux que l’inflation...
    .
    La création monétaire n’ayant nullement servi à améliorer les infrastructures de production, mais plutôt à pratiquer l’usure sur celles-ci, les produits financiers ont sapé l’économie, faisant de leur papier des choses sans valeur, d’où une montagne de dettes.
    .
    Le libéralisme est une imposture. Transférer le pouvoir de création monétaire (droit de seigneuriage) du public au privé n’a jamais empêché l’inflation, mais l’a simplement transféré, selon les tropismes des nouveaux seigneurs de la monnaie, sous une autre forme. Inflation des salaires pour un seigneur progressiste. Inflation des produits financiers pour un seigneur banquier.
    .
    Nous sommes bien en présence de l’arnaque du siècle (et des deux derniers siècles, en fait, puisque tout cela commence au XVIIIème siècle en Angleterre et s’étend en France avec la révolution "française").
    .
    Ce sont en fait les oligarchies de la traite négrière qui, depuis cette époque, ont mis la main sur l’Europe.



  • vote
    ffi 26 avril 2011 11:05

    Merci pour ces vidéos très bien faites et très intéressantes.



  • 6 votes
    ffi 22 avril 2011 16:37

    Peu importe le numéro de la loi (73-7, 104 de Maastricht, 123 de Lisbonne), c’est le principe qu’il faut abroger. Il n’y a aucune raison que l’Etat s’oblige à emprunter à des banques privées et à leur payer des intérêts. Toutes ces sommes détournées ne font qu’alimenter la spéculation, et cela augmente les impôts.
    .
    C’est hallucinant que la gauche ne voit aucun inconvénient que l’Etat, avec nos impôts et taxes, finance ainsi abondamment les banques. 1500 milliards de dette pour une simple loi, ça commence à faire.

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