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perlseb

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  • Premier article le 27/05/2010
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  • vote
    perlseb 10 novembre 2019 23:34

    @Sylvain
    Je comprends le cheminement que vous avez, c’est d’ailleurs celui que la société nous apprend à avoir, c’est ce qu’un chef d’entreprise calcule, combien d’argent il mise, combien il récupère.
    Le premier problème, c’est que Neymar ne crée rien de vraiment concret, du divertissement seulement, c’est-à-dire qu’en fait, ceux qui le regardent jouer ne font rien non plus et créent encore moins que lui. Et je ne parle pas d’argent, je parle d’activités, de réalisations qui vous donnent un peu plus de moral que des passivités, se rabaisser à regarder des "élites" qui ne peuvent plus être dans le monde réel en fin de compte.
    Je pense que, comme pour Mozart (qui était nourri par des paysans qui n’avaient jamais touché un instrument de musique), on ne peut pas dévaloriser ceux qui font un travail indispensable par rapport à ceux qui font du divertissement. On ne peut jamais être sûr que ceux qui divertissent les autres sont les meilleurs : pour en être sûr, il faudrait que chacun prenne le risque de faire du foot ou de la musique à temps plein : ça serait la mort assurée de la société toute entière.
    Le deuxième problème, c’est que si je veux acheter un yaourt ou faire le plein de ma voiture sans participer à la rémunération d’une "élite" à laquelle je n’adhère pas, je ne peux pas. En tant que consommateur, je suis condamné à payer (=travailler) pour des intermédiaires que je n’ai pas choisis. Et c’est là la beauté de la monnaie qui ne représente tout et rien en définitive : personne ne soupçonne à quel pont il est ponctionné quand il travaille. Créer une entreprise pour être acteur ne serait qu’accepter le système tel qu’il est, on n’a pas d’autre choix que ce système. Et sans choix, on est soumis, forcément.

    Comme ce principe élitiste n’est ni viable ni juste, la vraie question à se poser est : pourquoi on le pousse au bout de sa logique, à tel point que ça en devient parfaitement immoral ?
    Ma réponse, c’est que c’est un indicateur du larbinisme des foules : tant que les stades sont pleins, alors ceux qui se gavent sans rien faire et en évitant de se mettre sous les projecteurs n’ont pas trop à s’inquiéter.



  • vote
    perlseb 10 novembre 2019 17:44

    @Sylvain
    Vous croyez que c’est un clic qui transfère de l’argent ?
    Ce qui se passe, c’est qu’effectivement, Google rémunère en fonction des clics, mais il demande l’argent pour cette rémunération à ceux qui passent de la pub, pub elle-même payée par le yaourt. Ce sont au final ceux qui vendent des produits tangibles qui décident de l’enveloppe qu’ils affectent aux pubs internet et donc aux youtubeurs.
    Ensuite, si certains sports sont plus regardés que d’autres et plus suivis dans les stades, c’est aussi parce que les médias en font la "pub" en les passant plus souvent à la télé. Il y a des clubs de foot qui peuvent déjà se passer de public réel (stade), ils ont des droits télé suffisant pour payer leur masse salariale.

    Personnellement, ça ne me gênerait pas si les joueurs de foot n’étaient payé que par ceux qui vont les voir physiquement dans les stades (ou qui payent un abonnement quelconque). Mais la paye de Neymar, justement, est surtout garantie par l’essence que l’on met dans nos voitures (Qatar Investment Authority), que l’on regarde le foot ou pas (on ne consomme pas que des yaourts).

    Si vous ne voyez pas ces pyramides, d’où vient la richesse de certains, libre à vous de croire que le talent peut rendre millionnaire. Ce qu’on ne montre surtout pas, dans les médias, c’est aussi tous les jeunes qui ont cru qu’ils allaient gagner comme Neymar ou autre, et qui se retrouvent sans boulot et sans diplôme (et pourtant, ils sont bien plus nombreux que ceux dont on parle tout le temps). L’élitisme, ça ne marche pas vraiment mais on s’en fout, il faut juste donner l’illusion aux jeunes, l’illusion que le "mérite de taper dans un ballon" n’a aucune limite.



  • 2 votes
    perlseb 10 novembre 2019 14:27

    Le problème c’est que les gens sont complètement aveuglés par l’argent et ne comprennent pas le système et son absence totale de morale.

    Les youtubeurs peuvent maintenant gagner beaucoup d’argent, donc c’est un nouveau métier qui peut être très lucratif, pourquoi se priver ?

    Les gens se laissent persuader que c’est en cliquant qu’on les rémunère. Non. Vous les rémunérez (comme les sportifs, les comédiens, les riches actionnaires,...) quand vous achetez votre yaourt. Et si l’éleveur de vache est à la limite du suicide parce qu’il ne s’en sort pas, sachez que vous ne paierez par votre yaourt bon marché pour autant : le nombre d’intermédiaires qui se mettent entre lui et vous ne cessent d’augmenter avec le temps.

    Il y a trop de personnes qui n’ont jamais travaillé de leur vie et qui gagnent pourtant plusieurs vies de vrai travailleur parfois en un seul mois. En fait, plus le métier que l’on fait est utile, et plus on a de chance de gagner très peu. Cette société est consternante d’immoralité. Il faut redéfinir le travail, et ne rémunérer QUE le travail. Le spectacle doit être libre et gratuit (on devrait faire ça dans son temps libre et si tout le monde travaillait vraiment, on en aurait beaucoup de temps libre).



  • 1 vote
    perlseb 30 août 2019 15:39

    Le gros problème, c’est que dans 1000 ans (si l’humanité existe encore) cette vidéo n’aura pas pris une ride.



  • 5 votes
    perlseb 8 août 2019 10:56

    Les déchets sont directement liés à la propriété privée.

    On garde toute notre attention à ce que l’on possède, le reste (la collectivité) n’a aucune valeur, on peut polluer, détruire autant qu’on veut la collectivité, si ça augmente notre petite propriété, alors c’est un gain personnel.

    Pour l’exemple du réfrigérateur, si un réfrigérateur en panne devait être remplacé sans frais par un réfrigérateur qui fonctionne (l’usufruit est notre besoin, pas la possession du réfrigérateur), d’une part les entreprises ne joueraient pas avec l’obsolescence programmée (tout serait extrêmement solide) et personne ne jetterait du matériel en panne car il en aurait besoin pour obtenir remplacement.

    Les déchets plastiques sont un autre exemple : globalement, ils ne nous rendent pas service, le coût de leur gestion est plus important que le gain que l’on peut avoir en les utilisant à la place du carton ou du verre. Mais ceux qui font le gain sont des entreprises privées (qui augmentent leur bénéfice en l’utilisant lors de la fabrication, elles ne gèrent pas le reste). Et c’est à la collectivité de gérer les problèmes (la collecte, le recyclage). Pire, on utilise des entreprises privées pour faire le recyclage et ... elles ne le font pas car elles gagnent plus d’argent en refourguant ces déchets à des entreprises mafieuses dans des pays pauvres (qui les acceptent pour moins d’argent qu’il en faudrait pour les recycler) et au final, ils ne sont pas traiter même si, de notre côté, on les jette soigneusement dans une poubelle jaune.

    Autrement dit, tant que l’on ne sort pas d’un système où chacun se contente d’avoir un beau jardin personnel et des objets plus beaux que son voisin, la collectivité (le monde) évoluera vers une décharge à ciel ouvert.

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