Gardez en tête que toute valeur est relative : ce qui a beaucoup de
valeur pour vous en a peut-être moins une personne, et plus pour une
autre.
C’est le problème général des monnaies (et même de l’or). Elles ne représentent rienet pourtant on les utilise pour fixer une "valeur" à tous les objets. Les prix se forment de façon affective (demande très fluctuante) ce qui conduit à de grandes injustices lors des échanges.
L’avenir de la monnaie est sa disparition par la compréhension que la seule valeur d’échange juste est l’heure de travail (de travail réel, pas d’une sinécure). Le travail des machines (infrastructures, outils, ...) se compte en temps de travail humain pour leur fabrication et leur maintenance. Le coût d’une ressource : le temps nécessaire à son extraction/production.
Il est évident qu’il ne faut pas produire des biens qui n’intéressent personne. Mais utiliser la loi de l’offre et la demande pour fixer les prix n’est pas une solution juste. Il faut avantager ceux qui ont les moyens de changer régulièrement de métier pour adapter rapidement la production à la demande.
Exemple concret sur l’arnaque de la monnaie : on vous paye 15€ pour une heure de travail, vous achetez avec des yaourts et des gâteaux. Et bien, ce que vous avez acheté avec 15€ ne coûte que 10mn de travail (à la louche) mais vous n’en savez rien. Entre les 2 temps de travail très différents, vous payez pour certains services acceptables (éducation, pompiers, justice...) et aussi pour des intermédiaires largement discutables (acteurs, chanteurs, sportifs, actionnaires ...) pour lesquels on ne vous demande pas votre avis. Clairement, si des ultra-riches possèdent plusieurs milliers de vie d’heures de travail cumulées, c’est parce que des millions de salariés travaillent beaucoup plus qu’ils ne reçoivent. Alors vive l’a monnaie si l’on veut que la pilule de l’injustice passe mieux.
Pour une fois qu’une femme parle des femmes de manière intelligente. Car, oui, on ne devrait pas supposer que les femmes sont des enfants. Et pourtant...
En France, une femme meurt tous les 3 jours sous les coups de son conjoint (ou ex-conjoint). Il n’y a que 2 possibilités, pour ces femmes décédées : soit elles ont choisi un type violent dès le départ parce qu’elles n’étaient pas assez adultes pour choisir leur homme (aucune intuition féminine justement : comme je ne suis pas trop macho, je penche pour cette première hypothèse), soit elles se sont mises avec quelqu’un de normal qu’elles ont fait disjoncter à force d’être chiantes (ça c’est très macho).
Alors les femmes, arrêtez de croire qu’un homme est gentil parce qu’il est ... gentil. Il a des intentions. Une fois ces intentions réalisées ou une fois que vous ne souhaitez plus continuer, alors il va montrer son vrai visage... Et oui, à force de vouloir la lune, les hommes ont appris à jouer la comédie dont vous rêvez.. Personnellement, je ne joue jamais la comédie ... et je n’ai aucun succès avec les femmes ! Le réel ne satisfait jamais les femmes et c’est un peu pour elles qu’on détruit la terre en fin de compte..., elle n’est pas assez bien cette planète.
Il est clair qu’un système centralisé permet de fabriquer de la très haute valeur ajoutée (par exemple, des puces électroniques). Cependant, s’il est utilisé pour distribuer des vêtements d’un continent à un autre, ou de la nourriture, il y a des chances que le bilan de la centralisation soit négatif. Le plus grand reproche que l’on puisse faire à la centralisation, c’est qu’elle s’accompagne (dans le capitalisme) d’une centralisation des décisions (dictature) et d’une prise en otage des non décideurs (dépendants des décisions prises pour leur approvisionnement et pour leur activité).
Quand on tuait un cochon dans un village avant le pétrole, rien n’était gaspillé (tout est bon dans le cochon). Maintenant, sans parler de la baisse énorme de qualité, un cochon peut très bien se retrouver à la poubelle (difficile de bien choisir un prix à l’avance).
Si l’on regarde la consommation d’énergie par utilisation, alors on voit que le résidentiel et les transports utilisent plus de la moitié de l’énergie. Dans une société qui rechercherait l’efficacité, les transports représenteraient la même chose que l’agriculture et le résidentiel devrait fournir de l’énergie. Supprimer l’obsolescence programmée diviserait aussi la facture énergétique industrielle. Le bilan, c’est que le gaspillage domine largement.
D’une part je pense que dans le secteur primaire, l’utilisation des machines est destructive même si elle est actuellement très productive (monoculture obligatoire, donc pesticides indispensables, destruction des sols, rendement plus faible qu’une agriculture artisanale, bilan énergétique négatif,...) et d’autre le part, le travail devrait complètement disparaître dans les autres secteurs. Dans l’industrie, on est avantageusement remplacé par des machines. Pour ce qui est du tertiaire (c’est là d’où je viens), il est clair que la finalité est la plupart du temps complètement improductive (assurances, banques, informatique volontairement rendue obsolète...). Donc si le travail disparait et que les machines ne savent pas (encore ?) respecter la nature, l’intelligence serait d’affecter la main d’oeuvre au secteur primaire quasiment exclusivement (là où les machines actuelles font du très mauvais travail), ce que nos sociétés trouveraient totalement rétrograde.
Mais comme on se battra encore dans 100 ans pour savoir comment répartir la production des machines et que le travail de la terre sera toujours aussi salissant, à l’avenir, les gens mangeront peut-être du synthétique avec un chômage à 50% (sans parler de l’insécurité qui accompagnerait un tel scénario).
Non, il y parle de réserves et de possibilités pour la partie que j’ai
vu (j’en ai vu d’autres...), le parallèle PIB/énergie n’est pas tout.
Alors vous me jetez la pierre de ne pas avoir vu la vidéo et vous ne l’avez pas vu intégralement ? Je n’ai pas vu la fin, mais il y a quand même de belles envolées lyriques où il nous explique la crise de la Grèce et de l’Espagne (par le PIB évidemment) en nous montrant que c’est d’abord la consommation de pétrole qui diminue avant le PIB. Bref, là-dessus il n’invente rien, le PIB reflète les échanges monétaires, en l’occurrence la consommation (supprimez l’argent en circulation en demandant aux gens et à l’état de rembourser leur dette, et on rentre en déflation).
Sinon, bien évidemment, je suis d’accord sur la quantité finie des ressources, sur le pic de leur extraction, sur le fait qu’il serait illusoire et très peu productif (justement) de vouloir faire tout soi-même.
Le gros reproche de cette vidéo, c’est le message caché qui cherche à bien nous préparer à accepter des reculs sociaux de grande ampleur alors que c’est justement le pétrole bon marché qui les permet à travers le libre-échange (si les Français se sont battus pour obtenir des droits et qu’ils y tiennent, on ne les fera plus travailler jusqu’à ce qu’ils cèdent, d’autres pays acceptent les conditions de travail du XIXème siècle).
Ce que je crois par dessus tout, c’est que si l’on consomme autant (d’énergie ou autre), c’est uniquement parce que ça rapporte beaucoup. Une société écologique devrait interdire la publicité, c’est à dire la tentation contrainte, intercalée partout où elle peut nous toucher. Que ceux qui veulent un produit particulier fassent une recherche, et qu’on permette à tous d’accéder aux outils de recherche librement.
Parce que si vous avez de réelles objections à sa conférence (chiffres à l’appui), allez-y
Justement, ce n’est pas parce qu’on a des chiffres que ce n’est pas une discussion de comptoir.
En l’occurrence, la vidéo est malheureusement sans intérêt, car nous avons un abruti du PIB qui nous explique tout par ce chiffre-là. Ne croyez pas que les chiffres me rebutent, je suis ingénieur de formation. Mais le PIB par habitant est une grosse fumisterie.
En l’occurrence le PIB peut augmenter avec une qualité de vie qui régresse fortement. Le PIB ne mesure que des flux d’argent, ce qui n’a rien à voir avec le progrès. Mais il est clair qu’un système centralisé et basé sur des échanges (pétrole peu cher) générera bien plus de PIB qu’un système où chacun peut vivre de façon autonome avec des échanges minimalistes.
Pour ce qui est des écrans, il est vrai que les écrans plasma sont un très mauvais exemple mais si vous saviez rechercher sur internet, vous apprendriez que cette technologie est largement en perte de vitesse. Pour les écrans LCD (WLED en l’occurrence) avec du 29", on trouve 30W de consommation là où on avait + de 90W pour les vieux tubes cathodiques.
Je conseille à ceux qui ne jurent que par le PIB de d’abord s’intéresser à la création monétaire (en sachant aussi que l’inflation que les économistes nous calculent est une immense escroquerie). Quand ils en sauront un peu plus, ils devraient pouvoir revenir nous expliquer pourquoi le chômage est une excellente chose et pourquoi il faut s’arranger à ce qu’il soit suffisamment haut (Coluche l’a dit depuis longtemps, si les riches s’enrichissent pendant la crise, je ne vois pas en quoi c’est une crise).
Encore un autre exemple où Jancovici se plante. Il justifie la richesse par la production. Mais il ne prend pas en compte la durée de vie de ce qui est fabriqué. Si on produit du matériel jetable, on peut avoir un PIB énorme et une qualité de vie ultra-faible (on doit sans arrêt travailler pour remplacer ce qui tombe en panne). Donc progresser, ce n’est pas forcément gagner en productivité pure, mais savoir faire de la qualité, de mieux optimiser l’utilisation de matériels increvables par le partage...
Bref, il y a 2 formes de futur que l’on peut imaginer. Celui où vous naviguez de Mercure à Uranus pour ne pas louper la finale de foot du Système Solaire (grosses dépenses d’énergie et grosses dépendances de tous les intervenants vis-à-vis du système, donc flux énormes : c’est la vision préhistorique du futur qu’ont tous nos dirigeants, car tout doit forcément augmenter, il faut de la croissance, etc). Ou alors vous avez une vision beaucoup plus naturelle du futur, où l’on ne cherche pas à construire une immense dictature inter-galactique mais où tout se décentralise, y compris la production (internet, imprimantes 3D, ...) : là, j’ai le regret de vous dire que le PIB pourrait être parfaitement nul et que les monnaies conventionnelles (imposées) n’y survivraient pas. Quand les gens décident de partager librement (j’ai bien conscience que ceux qui choisissent cette voie aujourd’hui sont très peu nombreux, mais ils ont une influence inouïe qu’on le veuille ou non), le PIB peut chuter mais est-ce une régression ? Il faudra trouver autre chose que le PIB, merci.