Merci Yoann pour le lien, toujours un plaisir d’écouter Frédéric Lordon.
Alors, pour ceux qui ont tout compris à l’économie (comment on fait du pognon avec ... du pognon), il est nul, Lordon, puisqu’il ne délivre pas les mêmes messages que la propagande ?
A mon avis, les "balaises" en économie n’arrivent pas à le suivre, il est trop cultivé et trop cohérent pour eux.
Heureusement qu’il y a des propagandistes pour prêcher la vraie économie, celle qui détruit complètement notre planète...
Si l’économie consiste à traire le maximum de personnes et à dire merci, alors les français sont nuls en économie. Si elle est au service du plus grand nombre, alors ce sont les propagandistes qui sont nuls en économie et les français ne sont peut-être pas si sots.
De toutes façons, tous les économistes propagandistes sont incapables de raisonner économie sans passer par la case argent. Hors faire de l’économie, c’est être capable d’avoir suffisamment de recul, suffisamment pour observer à quel point notre système est à la fois parfaitement inadapté et inefficace : car le PIB et autres inepties monétaires ne mesurent ni l’état de la planète, ni le degré de satisfaction de la population. Et si on veut vraiment faire de l’économie, ces 2 notions sont fondamentales, bien plus que la quantité d’argent en circulation qui pourrait parfaitement être nulle dans un système performant.
Le niveau de pollution est monstrueux : les américains ferment leur gueule parce qu’ils touchent des gros chèques en contrepartie (ils possèdent le sous-sol) : voir mon post plus haut.
Vous avez trouvé le mot : acceptable. Savez-vous pourquoi les américains qui vont chercher leur eau potable en voiture (puisque l’eau de leur puits est contaminée par les forages) ne hurlent pas (= acceptent cette pollution) ? Parce que les forages ont lieu sur leur sol et qu’ils touchent pas mal d’argent. Donc pour eux, le deal est acceptable, parce qu’un américain moyen, ça ne voit pas plus loin que l’argent...
Ce qui explique pourquoi Claude Allègre (favorable aux gaz de schistes) insistait (à CSOJ) pour changer la législation sur le sol (que chacun soit propriétaire en France du sous-sol comme en Amérique, ce qui n’est pas du tout le cas). Car imaginez-vous qu’on pollue votre eau et que vous ne touchiez aucun chèque en contrepartie : vous allez être d’accord ?
Les gaz de schistes, c’est un nouveau cran dans la connerie profonde de l’humain court-termiste à la recherche d’argent à tout prix : il perd une ressource vitale (l’eau) pour une ressource dont il devra de toutes façons apprendre à se passer bientôt. Si on raisonne sur le long terme, c’est d’une aberration monumentale, totalement contre-productif. Une société tournée vers l’avenir doit tout faire pour abandonner le pétrole.
Le libéralisme, pour le comprendre, il faut être au chômage longue durée et sans ressources (oui parce qu’avec un capital, c’est facile, on fait travailler les autres).