Le niveau de pollution est monstrueux : les américains ferment leur gueule parce qu’ils touchent des gros chèques en contrepartie (ils possèdent le sous-sol) : voir mon post plus haut.
Vous avez trouvé le mot : acceptable. Savez-vous pourquoi les américains qui vont chercher leur eau potable en voiture (puisque l’eau de leur puits est contaminée par les forages) ne hurlent pas (= acceptent cette pollution) ? Parce que les forages ont lieu sur leur sol et qu’ils touchent pas mal d’argent. Donc pour eux, le deal est acceptable, parce qu’un américain moyen, ça ne voit pas plus loin que l’argent...
Ce qui explique pourquoi Claude Allègre (favorable aux gaz de schistes) insistait (à CSOJ) pour changer la législation sur le sol (que chacun soit propriétaire en France du sous-sol comme en Amérique, ce qui n’est pas du tout le cas). Car imaginez-vous qu’on pollue votre eau et que vous ne touchiez aucun chèque en contrepartie : vous allez être d’accord ?
Les gaz de schistes, c’est un nouveau cran dans la connerie profonde de l’humain court-termiste à la recherche d’argent à tout prix : il perd une ressource vitale (l’eau) pour une ressource dont il devra de toutes façons apprendre à se passer bientôt. Si on raisonne sur le long terme, c’est d’une aberration monumentale, totalement contre-productif. Une société tournée vers l’avenir doit tout faire pour abandonner le pétrole.
Le libéralisme, pour le comprendre, il faut être au chômage longue durée et sans ressources (oui parce qu’avec un capital, c’est facile, on fait travailler les autres).
La pauvreté existe parce que la rareté existe , et la rareté n’ existe que parce que la valeur existe !
Il faut peut-être définir pauvreté et rareté, alors. L’or est assez rare sur Terre, est-ce que l’on est pauvre quand on n’en possède pas ? Non, évidemment : l’or ne sert concrètement à rien du tout : on peut être heureux sans se priver et ne posséder aucun gramme d’or.
Donc ce n’est pas la rareté, à mon avis, qui crée la pauvreté. Dans nos sociétés d’abondance, la pauvreté est entretenue volontairement (comme le chômage) pour permettre une soumission maximum (système pyramidal), grâce à un système d’échange à la fois artificiel et obligatoire (la monnaie).
Mais le système est assez bien foutu pour nous faire aimer les principes qui nous soumettent fortement (car définis comme des libertés : propriété privée, libre circulation des capitaux et des marchandises,...). En supprimant la propriété privée, il n’y a plus aucun SDF en France, du jour au lendemain. Il suffit de susbtituer au droit à la propriété privée un droit au logement (33 millions de résidences pour 25,6 millions de ménages). Au passage, la propriété privée conduit à une inefficacité grave où les plus belles villas qui défigurent les plus beaux paysages sont vides la plupart du temps (car appartenant à des grosses fortunes qui n’ont pas le don d’ubiquité).
Après, il faut mettre en place un investissement démocratique (par vote sur internet d’après pré-projets, les meilleurs pré-projets par nombre de votes obtiennent un chiffrage, puis votes définitifs pour intention d’aquisition en parallèle avec offre de main d’œuvre : ce qui dit si le projet est viable). Oui, car si l’on veut ne manquer de rien, il faudra quand même penser à investir, tout en se passant des parasites et rentiers divers qui entretiennent la pauvreté mais se définissent comme indispensables au système qu’ils ont créé (investissements privés, capitalistiques, bien plus rentables avec des pauvres qui manquent de l’essentiel s’ils n’acceptent pas n’importe quoi).
Où sont les libéraux, sur ce post ? Ah, oui, c’est vrai, ils se placent toujours du point de vue de celui qui est en haut de la pyramide.
Et c’est vrai que gagner plusieurs milliers de vie de travailleur en une année, simplement en achetant et en revendant des entreprises, ça donne quelques libertés. Les travailleurs n’ont qu’à faire pareil.
Les libéraux ne comprennent pas du tout ce qu’est une pyramide et que pour maximiser la liberté, il faut augmenter l’égalité (surtout l’égalité devant les décisions à prendre, les décisions qui nous touchent). Le système pyramidal (dont le capitalisme) est tyranique par essence (destructeur de libertés), et ceux qui veulent être leader, manager ou ceux qui obéissent bien à leur chef (dans l’espoir de gagner plus ou simplement de ne pas être viré) n’ont que ce qu’ils méritent : une soumission intégrale et à tous les niveaux. C’est le libéralisme, en novlangue.