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Qamarad

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  • Premier article le 29/01/2014
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  • 1 vote
    Qamarad Qamarad 9 février 2014 23:09

    Une intégrité humaine (encore un concept subjectif et relatif) qui remettrait en question les libertés fondamentales ne m’intéresse pas.Je pense que l’Etat ne doit pas fixer les valeurs, ce n’est pas son rôle. Je suis pour une autonomie de la sphère culturelle vis-à-vis de la sphère politique, si l’Etat commence à dire ce que doivent être les mœurs et l’intégrité humaine, c’est très dangereux


    Concernant l’intégrité humaine, on ne s’est pas compris. Je disais simplement que l’action des Femens dénaturait l’intégrité humaine, sa nature si vous préférez. C’est une opposition intellectuelle. Loin de moi l’idée de vouloir en faire une loi qui serait floue. Je ne serais pas cohérent dans ce cas. Je m’oppose en conséquence à ce genre d’initiative, tout comme je m’oppose à la loi sur la dignité humaine. Le flou juridique, c’est un bric-à-brac comme moyen, a tyrannie comme fin.


    Sur les moeurs : opposition farouche et quelques éclaircissement. Je faisais plus haut référence à la troisième république (et dieu sait que je ne suis un apologète du parlementarisme). Un élément de l’époque m’intéresse : l’atteinte aux bonnes moeurs. Je ne souhaite pas un retour à la morale du 19ème siècle, c’est certain. Je ne dis pas non plus que l’état doit réglementer toutes nos attitudes, moeurs, rapports (je laisse cela à Najat vallaud-belkacem). La notion d’atteinte au bonnes moeurs fixe une morale publique élémentaire qui a toujours existé. Pour exister dans une collectivité, il faut exprimer son individualité qui apporte une contribution à l’efficacité du groupe tout en respectant des principes communs intangibles qui font que le groupe perdure et que l’individualité ne se métamorphose pas en égo dominateur et à une guerre des projets personnels. C’est l’articulation de l’individualisme latin en occident et du bien commun (pas l’intérêt général qui n’en est que la conséquence). 


    De ce postulat de départ, afin que notre collectivité puisse connaître une harmonie relative qui nous protège entre autres de cette homme moderne, consumériste, obéissant aux passions voire à ses passions bassement liées au désir amplificateur (le sexe comme vecteur de consommation), je crois naturel le retour de cette notion.
    Et précisions les choses : pas besoin de recourir à un concept nouveau pour se faire. La base du droit pénal français, c’est le principe de légalité criminel. Je vous condamne en raison d’un texte incriminant votre acte de façon précise, manifeste et sans ambiguité. L’essence des bonnes moeurs est précis, fixé par la loi et n’entrant pas en conflit avec les libertés publiques fondamentales. Ainsi, entre autres, l’atteinte à la pudeur, certaines paroles de monsieur cohn ben-dit (et d’autres, trop dans ce milieu malheureusement...), , bref, des infractions bien caractérisées, condamnables à posteriori feraient parties de ce champ législatif. La différence avec d’autres infractions se situeraient dans la façon de condamner qui serait d’une certaine sévérité en terme d’amendes et de peine de prison et dans les mesures à prendre en cas de récidive.


    Je rejoins Michéa qui en parlait parfaitement dans une de ses vidéos que vous avez due voir,puis Drac. La logique libérale issue des lumières permet la rixe populaire : différentes communautés qui se battent entre elles parce qu’elles ne s’entendent sur rien, sauf si le marché chapeaute ce beau monde et donne une cohérence élémentaire qui se manifeste aujourd’hui à travers un consumérisme destructeur qui va disparaître si nous n’entrons pas dans un nouveau cycle de croissance qui prend en compte certaines données écologiques. En définitive, si ce scénario ne se produit pas, la société capitalisto-libérale étant par essence inégalitaire d’un point de vue économique du fait de la concentration du capital, l’élite transnationale se servira de se propre logique libérale afin d’inciter à l’affrontement inter-ethnique ou entre projets sociétaux (les progressistes contre les réac) et en dernière instance produire un monde anti-libéral intégral de domination politique et économique oligarchique pure et simple avec des apparences de démocratie.


    J’en conclus donc qu’il faut impérativement reconstruire une société sur un socle commun si nous voulons éviter une logique libérale dont la finalité est anti-libérale par nature et pas en apparence. C’est l’alternative décrite plus haut.


    PS : excusez la longueur et la lourdeur de mon commentaire (je me sentais drôlement inspiré). En espérant que vous réussirez à me lire.



  • 1 vote
    Qamarad Qamarad 9 février 2014 23:07

    Mais j’ai une question : êtes-vous opposés au financement d’institutions religieuses par l’Etat ? Moi j’y suis opposé, je pense que ce n’est pas son rôle mais en même temps si on l interdit, pourquoi ne pas permettre à ces institutions le droit d’aller chercher les financements ou ils le peuvent ? Je n’ai pas de réponse à cette question …

     

    Je reste cohérent dans ma vision traditionaliste. Un pays doit fixer un cadre religieux, j’insiste sur le terme de "cadre". Je m’explique : La Russie est un modèle intéressant. Je ne suis pas un laïque républicain. Je considère que l’exécutif doit rester indépendant en autorité, pas en esprit. La vision religieuse est intrinsèquement liée à sa fonction, même d’une certaine manière en république (j’ai écrit un article qui est encore en modé, espérons qu’il passera...). En vérité, l’esprit républicain actuel est une religiosité qui ne dit pas son nom. Abauzit en parlait en disant qu’il devait être imprégné de l’esprit de la croix. C’est le modèle russe actuel applicable à beaucoup de nations, selon moi. Bref, qu’un pays promeuve une religion ultra-majoritaire ne me dérange en rien. Ceci tout en tolérant d’autres religions minoritaires.


    4. "Si vous accueillez chez vous une intellectuelle étrangère qui remet en cause ce qui vous structure vous personnellement (et pas nécessairement vos autres compatriotes), elle est dans un Etat de droit et elle doit avoir le droit de dire ce qu’elle veut et vous devez avoir le droit de dire ce que vous pensez d’elle. Je pense que quand on est sur de ce que l’on est, on n’a pas à craindre ce que les autres pensent de soi."

    J’ai employé la première personne à tort. Je parlais de ce qui me structure en temps que socle commun de la nation. Des individus, s’ils veulent vivre ensemble, ont de facto des caractéristiques communes, de tout ordre. Nous sommes dans un état de droit qui nous permet d’exprimer nos désaccords. En revanche, cela se fait dans le cadre privé, et pas public si elle réside en France. C’est un principe de pudeur. Quand deux nations correspondent (des dialogue politiques, entre intellectuels spécialistes de la question) j’aime qu’elles se parlent sans aucune concession dans un esprit néanmoins courtois. En revanche, dans le cas d’un particulier, nous sommes d’accord, nous échangeons à titre privé et l’action de sa part dans l’espace public n’a pas sa place. Prenons l’exemple des FEMENS : en quoi une hystérique ukrainienne a-t-elle le droit de m’imposer sa vision des rapports hommes-femmes par une action politique, militante et revendicative. Elle n’est même pas fichue de sortir un mot en français. Si elle me propose un débat à titre privé, je ne trouve rien à redire. Qu’elle se serve de l’espace public en vandalisant, en me crachant dessus pour imposer ses codes au mépris du pays qui l’accueille et en ne sachant même pas s’exprimer sans la langue de celui-ci, c’est de l’ordre de l’injure envers les français et le pays d’accueil. Conséquence si j’étais au pouvoir : un aller simple et définitif vers leur pays d’origine et interdiction de mettre ne serait-ce qu’un pied en France jusqu’à la fin de leur jour. Au revoir, et bon débarras !




  • 1 vote
    Qamarad Qamarad 9 février 2014 21:56

    "C’est une question importante, je n ai pas personnellement d’idée arrêtée mais l’affaire Dieudonné m’a fait changer d’avis sur certaines choses."

    Un petit virage libéral au fond .Au dessus, ce sont les lumières et pas le soleil  smiley

    2. a. La liberté d’expression doit être encadrée par la loi mais pour moi à présent, la loi ne doit punir que la diffamation.

    Oui, la diffamation entre autres. Je ne vais pas pinailler, je vois où vous voulez en venir. Je vais y revenir.

    b. Pour ce qui est de la lutte de tous contre tous regardez vous-même la situation actuelle : la liberté d’expression n’est pas totale mais pourtant la lutte de tous contre tous existe tout de même.

    La liberté est quasi-totale (pas besoin de revenir sur le totalitarisme de marché qui disparaîtra de toute façon, cf affaire dieudo et les projets de censure) et elle ne saurait être totale. Je dis simplement que la critique intellectuelle est permise, quand elle est ,sur des aspects centraux d’une nation et qui vous structurent (religion, idiosyncrasie etc..), faite dans un langage correct et sans atteinte au bonnes moeurs.

    Une fois ce constat fait, il y a la question du socle culturel commun afin d’éviter cette guerre du tous contre tous. J’y réponds plus bas.

    c. La violence physique doit être punie mais je pense que le concept de « violence symbolique » n’est pas juridique (un peu comme la dignité humaine du conseil d’Etat), très subjectif et donc pas pertinent. Les plus forts peuvent imposer le silence aux autres en usant de ce concept relatif et transformer leur force en droit. Je suis contre l’interdiction d’atteinte aux bonnes mœurs (les mœurs sont de toute façon évolutive, elles ne sont pas figées).

    Quand je parle de violence symbolique, c’est exactement l’atteinte aux bonnes moeurs, soit quand on raille ou injurie des représentations symboliques fortes : se balader seins à l’air dans l’espace public. C’est un principe que je défends ardemment. Je ne suis pas le plus puritain des puritains pour autant.

    Et dire qu’elles sont évolutives est en partie vrai. La tradition est critique. Elle est à l’image d’un arbre. Le tronc est immuable comme les principes généraux. L’apparence elle change à travers ses feuilles et ramifications. L’atteinte à la pudeur en fait partie. Une femme qui se dénude dans l’espace public ne se conduit pas à la manière d’un être humain qui ressent naturellement de la pudeur. On me rétorquera l’exemple de certaines sociétés isolées et autarciques. J’utilise par anticipation Etienne de la Boétie : l’homme a une nature incrée et c’est l’habitude qui nous dénature. Certaines sociétés sapent plus que d’autres certains caractères de la nature qui n’empêchent pas la multiplicité des caractères individuels.

     3. Pour ce qui est des financements étrangers, je n’ai pas d’opinion arrêtée mais j’ oscille entre la contre subversion qui est indispensable et le recours à cette notion par ceux qui contrôlent l’ Etat pour faire taire leurs opposants. Mais pour le moment je privilégie la contre subversion.

     Ma position est simple. Je vais parler cru. Je ne suis pas ce que l’on pourrait appeler "un français de souche". Je suis issu d’un "métissage". Je le précise pour la suite afin de me faire bien comprendre. L’identité française est subjective : il ne s’agit pas d’une identité purement raciale (même si il faut être franc et dire que la France historique est de race blanche et que notre société maintenant multi-culturelle sera un défi) . Je la conçois principalement comme une identité subjective : c’est l’adhésion à une vision du monde, à un projet, du moins historiquement. L’américanisation actuelle doit être en conséquence combattue. Donc, les étrangers présents sur le sol français ont le devoir s’ils ne souhaitent pas être français de rester discrets (je dépasse la question du simple financement d’activistes politiques). J’échange volontiers avec eux. En revanche, comme nous sommes un pays généreux (parfois trop, cela a toujours été le talon d’Achille de la France), en échange, pas de droit civique (élection ou possibilité de participer à la politique du pays) et pas d’activité subversive ou même politique. S’ils veulent avoir ces droits, ils se dépouillent de leur ancienne identité et se font français. C’est cru, mais je vous livre le fond de ma pensée. Je pense même avoir un positionnement d’une grande bonté compte tenu d’autres conceptions identitaires fondées sur le sang, la race. Et, la réciproque vaut pour d’autres nations. Quand Laurence Ferrrari avait interviewé Ahmadinejad en Iran, tout le monde s’était offusqué parce qu’elle portait un voile. Eh bien ! non. A rome, tu fais comme les romains. En Iran, on exige le voile, les femmes le portent et je n’ai pas à m’en offusquer . En France, le port est autorisé. Et si on me dit que c’est évolutif et que le voile (ou châle) n’est plus porté (les paysannes le portaient il y a encore un siècle), je réponds que nous devons alors en discuter conjointement. Zemmour souhaite son interdiction pure et simple, j’y suis opposé. Mais, l’important en ce domaine ,est le consensus (c’est pas gagné, j’en conviens).



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    Qamarad Qamarad 9 février 2014 21:17

    Je vais faire une réponse collective pour ne pas surcharger inutilement la page.



  • 12 votes
    Qamarad Qamarad 9 février 2014 16:19

    Je comprends votre point de vue très cohérent. Je vois les choses différemment et ce pour plusieurs raisons :
    1) Il faut réaffirmer le droit à l’expression des opinions.
    2) Ce droit doit être encadré par la loi. Quand il est total, selon la logique libérale, c’est la lutte du tous contre tous. En plus des lois, les traditions et donc la vision du monde doivent être respectées au sens où leur critique doit se faire sur le plan intellectuel et pas sur le plan de l’action violente physique ou symbolique (parce qu’exposer sa nudité sur la place publique, ça reste de la violence symbolique). Même sous la très libérale 3ème république, cela était bien encadré par le motif d’atteinte aux bonnes moeurs.
    3)Comme Poutine, je ne suis pas fermé à la discussion entre différentes visions civilisationnelles ou politiques. En revanche, si cela se fait, c’est par discussion consentie et pas par financement obscur de l’étranger en vue de déstabiliser mon propre pays. Mon logiciel est patriote : je ne conçois pas ce genre d’action menée par un financier hongrois naturalisé américain sévissant en Europe et en Afrique qui sous-traite à une ukrainienne nomade elle-même encadrée par une "escort-girl" française. Dialoguons en face à face, de virilité à virilité.

    4)Si une intellectuelle étrangère veut remettre en cause tout ce qui me structure, je l’accueille chez moi et nous échangerons. Ce genre d’action nihiliste est du resort psychiatrique, je n’appelle pas cela une opinion. En plus d’être dangereuse pour l’intellect, elles oeuvrent pour le rabaissement de la condition humaine et féminine. Je rappelle que l’initiatrice française est une ancienne escort-girl... Les russes ont très bien réagi avec leur loi portant sur la mention "agent de l’étranger" pour les ONG. Et si on vient me diaboliser, me dire que je suis réac voire dictatorial : j’assume pour la préservation de l’intégrité humaine !

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