En tout cas, cela me
permet d’examiner tout ce que peut recouvrir la spiritualité à travers l’histoire
des personnalités qui ont acquis notoriété sur ce sujet.
Oui, Bouddha a une
évidente singularité : il est une invitation au travail de la conscience
pour sentir la présence de l’univers, les autres "spiritualistes" proposant plutôt la voie de la compréhension. Du côté des monothéistes il s’agit
plutôt de sentir dieu (une hypothèse) que sentir ou même comprendre l’Univers.
Je fais une période
taoisme, (lu Lao Tzeu, par encore Confucius), cette philosophie a l’intérêt de
présenter des clés d’ouvertures à la compréhension de l’Univers, tout autant
ses principes, éléments et fonctionnements, pour y accorder sa vie, plutôt que
les simples lois, trop restrictives, qui n’expliquent pas commet faire les siennes.
Oui, j’ai un peu de peine
de à considérer qu’un "spiritualiste" prône la guerre ou le crime,
par les enseignements comme par l’exemple. Sun Tzu, "maître Sun", est un maître de guerre, qui a su comprendre
la dynamique des influences, au-delà de celles des forces brutes. Et la nature
est faite aussi de destructions, prédations, prise de ressources et de bien
matériels. En ce sens, il a su lire des lois de nature, c’est un génie.
Le "spiritualiste" est néguentropiste, si je peux dire les choses ainsi, il vise pour les humains
à ce qui peut être libéré, conservé, construit, à chercher comment il est possible, et quand c’est possible, d’éviter la destruction.
En terme militaire, je fais la différence entre le soldat qui protège, et le guerrier qui agresse. Sachant que les réalités sont toujours complexes : Poutine fait-il une guerre préventive pour protéger son pays, ou une guerre d’agression pour conquérir ? Et parmi les différents acteurs de cette guerre, comme pour la période que nous vivons, ce sont les néguentropistes qui manquent.
Pour compléter, la
recherche de la sagesse a été occupée par les philosophes en Grèce antique :
sophia la sagesse comme amour du savoir. C’est la connaissance qui libère, qui
émancipe. Les Hébreux ont préféré récupérer propheteia, l’oracle consulté qui dit parole
en interprète d’une divinité, des augures, pour éviter le mauvais sort. Le
prophète monothéisme fusionne à la fois la compétence magique de comprendre son
dieu et la fonction d’éclaireur vers la sagesse, sachant que la voie est la
soumission au dieu (ou la foi en lui avec les chrétiens). Cette fusion, par
contrecoup, a renforcé l’antagonisme entre science et religion, entre matériel
et spirituel.
Vous parlez mandalas, dans tous les temples Hindous, on y célèbre en son cœur une bite et une vulve
(oui…), le lingam de Shiva et le yoni de Shakti (Uma, Parvati), sa compagne. Le lingam est l’axe
qui tape au coeur du monde. Quand il danse la Nataraja, il tape du pied et fait
la pulsation qui détruit et construit en même temps. Le Yoni est fait de
ridules les frémissements ou vibrations produits par le martèlement, comme l’orgasme ou les ronds dans l’eau.
Ce mandala figure bien
les stases possibles, de l’orgasme, du big bang ou autre explosion, des états
de conscience quand on fume un pétard, de la structuration de la matière, le
flocon de neige, les fractales, et plein d’autres choses qu’on peu imaginer.
Avec la roue, qui fait le déplacement, le gyre qui
fait le mouvement on retrouve l’axe, la gravité et le dessin, la forme
construite.
Oui, je rattachais Jésus
à Gandhi et Luther King par rapport à ses enseignements pour l’émancipation
humaine. Mais c’est aussi le personnage historique qui est à la croisée des
deux monothéismes (et même des trois) qui font maintenant toutes les
ambivalences (malgré lui, sans doute…), y compris les rapports de faux frères
qui coûtent si cher dans l’histoire humaine. C’est la limite du monothéisme :
on l’a déjà vu avec le schisme entre catholiques et protestants qui a coûté 200
ans de guerres européennes de religions.
En sens n°3, dans ma liste, ce sont des sages, des maîtres spirituels. On peut dire que Gandhi et Luther King montraient la voie pour améliorer le sort de l’humanité. Alors que Lao Tseu et Bouddha, montraient la voie pour comprendre la métaphysique, l’Univers : qu’est-ce qu’on fout là et qu’est-ce qu’on peut y faire.
En sens n°2, on peut y mettre les devins, voyants, astrologues, cartomanciens, omoplaticiens (?), chamanes, la Pythie, Nostradamus. On est dans l’ésotérisme.
En sens 1 on peut dire, pour ne pas brusquer que ce sont des Hermès. Entre nous (j’ignore où vous en êtes, tant pis...) ce sont des VRP, voyageurs représentant prophètes de dieux monothéistes qui auraient fait l’univers et tout ce qui est dedans tout seuls. Avec, comme cadeau d’achat la vie éterneeeeelle, aaaaaaaah ! Bon Jésus, c’était pas mal, il a fait une bonne prestation, même si il y a beaucoup à causer sur sa religion, en plus emboitée dans une autre. Ses enseignements ont quand même contribué à améliorer le sort des humains, comme je l’ai indiqué plus haut. Momo, ou Elie, comme le rappelle Gaspard, ben, en ce cas, Al Capone ou Pablo Escobar, ça marche aussi.