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  • vote
    Joe Chip Joe Chip 9 janvier 2017 02:40

    @maQiavel

    Tout ça est intéressant mais il est trop tard pour répondre cette nuit, je donnerai suite dans la journée.



  • 1 vote
    Joe Chip Joe Chip 8 janvier 2017 21:24

    @Qaspard Delanuit

    Je suis bien d’accord. Je me joins d’ailleurs à la critique. Supprimer la classe de philo serait déjà une bonne chose. Faut être sérieux, à 17 ans seuls quelques petits génies avec la tête bien remplie sont capables de philosopher sans tomber dans la grandiloquence propre à cet âge, et que la lecture prématurée de Nietzsche ne peut qu’aggraver. On la remplacerait par un semestre d’histoire des idées, où l’on apprendrait en détails les différentes caractéristiques des régimes politiques, les grandes idéologies, les religions, etc. Et un semestre de rhétorique, comme le font d’ailleurs les élèves américains, qui apprennent à s’exprimer en public, à présenter clairement une argumentation, à persuader un auditoire... 

    Et pour répondre à votre question plus bas, j’ajouterai en vrac, si j’exercais ce beau métier de dictateur :

    - rétablir des examens éliminatoires à l’entrée du collège, du lycée, de la faculté. Seuls les étudiants voués à décrocher un "vrai" diplôme devraient être admis à l’université. En France, les études ne coûtent pas cher, c’est bien, mais la contrepartie devrait être une méritocratie plus stricte. Dans les pays anglosaxons, ils sélectionnent par le fric. Les familles des étudiants doivent s’endetter donc la motivation et la pression à réussir sont beaucoup plus grandes et il n’y a pas comme ici toute une classe d’âge qui végète à faire des études supérieures plus ou moins justifiées et utiles. 

    Ca peut paraître injuste et inégalitaire, mais le système élitaire français (merci pour le mot mandarinat, c’est tout à fait ça) se maintient et se justifie à cause de la faiblesse du système universitaire en général. Elitisme et nivellement par le bas fonctionnent de pair. Un pays moderne n’a pas besoin d’une aristocratie de hauts-fonctionnaires mais du plus grand nombre de diplômés au sein d’une classe d’âge. En Allemagne, ils ne forment pas des bêtes à concours mais des ingénieurs et des techniciens de haut niveau.  

    - supprimer l’ENA ou le réformer en profondeur, en commençant par le mode de sélection : il y a déjà une littérature importante à ce sujet, donc je vous renvoie à google pour un complément d’information.

    - interdire les passerelles entre la haute fonction publique et les grandes sociétés françaises. Il est anormal qu’une tâche comme Anne Lauvergeon ait pu se retrouver à la tête d’Areva et conduite cette entreprise dans le mur sous prétexte qu’elle est bien née, qu’elle a passé un concours difficile et qu’elle est une femme.

     - mettre fin à la noblesse d’Etat, l’autre cruche à la tête de l’INA qui faisait éponger les notes de taxi du fiston par le contribuable a déjà retrouvé un grade dans le ministère de la culture, noblesse oblige. Vous comprenez, elle a passé un concours très dur, elle a fait l’ENA... Dans d’autres pays, elle aurait été révoquée irrévocablement de la fonction publique mais pas en France bien sûr où la caste veille à ses intérêts. 

    - suppression du Sénat, institution impériale obsolète, division du nombre de députés par deux ; suppression des régions administratives remplacées par les régions culturelles correspondant aux anciennes provinces naturelles et chargées de la gestion patrimoniale, de la promotion culturelle, etc. Les départements retrouveraient toutes les fonctions administratives : écoles, santé... 

    - limitation des mandats politiques à une durée totale de 20 ans. Le service de l’Etat ne doit plus être une carrière ou un sacerdoce. On n’est plus sous l’Empire ou sous la troisième république.

    - fin de l’exception culturelle (200 films produits, 3 succès internationaux, 150 bouses), révision de la notion d’auteur, réforme du CNC 

    - réforme de la formation professionnelle actuellement gérée par le grand patronat et les syndicats (par des corporations quoi).

    Et ça, ce serait pour les six premiers mois. 

      



  • vote
    Joe Chip Joe Chip 8 janvier 2017 16:36

    @Zatara

    peu importe le journal....plus globalement, je vois que tes réponses sont vraiment enfermé dans des hypothèses mainstream justement. Merci pour la régurgitation, mais si je veux consommer de la flip de marché financier, j’allume BFM. Et comme tu pourras le voir dans mes autres réponses, je parlais déjà justement de l’aspect militaire.....

    Ca, ce ne sont pas des arguments, juste une affirmation gratuite et une attaque ad hominem pour disqualifier un propos que tu ne peux pas réfuter logiquement (proposition + argument + sources), en insinuant au passage que je me serais contenté de "régurgiter" des infos de BFM (que je ne regarde jamais) ce qui est en plus complètement faux. 

    Est-ce que tu contestes formellement ces chiffres ? Est-ce que tu es en mesure d’affirmer que ces chiffres sont par définition bidons, puisque publiés dans un magasine "mainstream" ? (alternatives économiques est plutôt à gauche tendance keynesienne). Est-ce que tu peux me dire que non, la France n’a pas recours massivement à la sous-traitance et aux fournisseurs étrangers, et que cela ne constitue pas un handicap structurel majeur à la définition d’une politique souveraine, ne serait-ce que sur le plan industriel ? 

    C’est pas croyable, j’ai dit qu’il fallait muscler notre secteur productif pour réclamer notre souveraineté économique - un argument bien gaulliste, quoi - et tu interprètes ça comme un propos anti-souverainiste en me disant qu’il suffit de virer les pourris et d’annuler la dette, et paf, nous revoilà souverain par l’opération du Saint-Esprit ! 

    C’est bien ce que je dis vous avez une approche fétichiste de la souveraineté, que vous confondez avec vos vaches sacrées souverainistes (UPR,etc.)



  • 1 vote
    Joe Chip Joe Chip 8 janvier 2017 15:51

    @Zatara

    Normalement je ne veux plus répondre plus aux gens qui saucissonnent les posts pour déformer les propos et contourner les arguments, traduisant tout à fait autre chose que ce que l’on vient de dire.

    Je n’ai certainement pas critiqué la souveraineté en tant que telle, mais les souverainistes. Je n’ai pas défendu non plus le modèle allemand ou le protectionnisme américain, mais à un moment donné, il faut aussi se demander pourquoi nous sommes incapables de faire la même chose et essayer de répondre à cette question autrement qu’en désignant des "pourris" non-souverainistes qu’il suffirait de remplacer par des "vertueux" souverainistes. 

    si, tu vires tous les partis-mafia, tous les sénateurs et tous les députés corrompus financièrement et idéologiquement. Comme un claquement de doigt : un jour tu as un mandat, un jour tu n’en a plus....

    Ca, c’est de la pensée magique. La souveraineté, comme j’ai essayé de l’expliquer, ça commence avec le plus petit dénominateur, le désir d’indépendance du citoyen, puis l’organisation collective, les infrastructures, etc... vous devriez voyager un peu, allez en Suisse, en Allemagne, c’est juste à côté et vous verrez immédiatement le changement de mentalité. 

    ce sont les deux, autant le structurel et la systémique politique, que l’économique...tout simplement parce qu’à la tête de proue, c’est indissociable.... mais pas sur qu’il en parle dans Alternatives Economiques....

    Ah, l’argument profond ! J’ai ouvert un "journal mainstream", qui contient des dizaines de pages d’analyse actualisées avec des chiffres officiels, que je ne suis même pas obligé de croire sur pièces, oulala ! C’est tabou ! Ca y est je suis un mouton manipulé. Vous n’avez pas l’impression de réagir comme un sectaire de base, refusant toute remise en question de ses convictions et toute information extérieure à sa sphère de pensée auto-alimentée et auto-référencée ?

    tu contrôles ta monnaie, tu contrôles ta dette.....cf USADu reste, rien n’interdit de faire faillite, et les exemples historiques ne manquent pas. La seul question qui vaille n’est pas celle du "pouvoir" mais du "vouloir"... 

    Je vois, c’est super-simple en fait.Tu as une monnaie nationale, et tu peux t’endetter à l’infini. CQFD. Les USA, contrairement aux idées reçues, détiennent encore près de 70% de leur dette nationale (en cumulant le gouvernement fédéral, la réserve fédérale, les investisseurs privés, les épargnants... à comparer avec les 35% de la dette française détenue par la France, c’est pourquoi notre dette est une des plus "surveillées" par le monde financier), ils ne sont pas complètement fous au point de remettre les cordons de la bourse aux Chinois, qui détiennent environ 10% de la dette américaine. Ensuite, il est inutile de se voiler la face, au-delà des arguments monétaires, ils ont l’armée la plus puissante du monde, une dizaine de porte-avions nucléaires, soit trois fois plus que la Russie, la Chine et la France réunie. Les voilà les raisons de leur souveraineté, le dollar n’est pas une monnaie magique.

    Sinon, tu as raison, rien n’empêche de faire faillite, et rien n’empêchera nos 70% de créanciers de réclamer le remboursement. Quand bien même on ne rembourserait pas, il y aurait des conséquences désastreuses s’étalant sur des décennies, comme on l’a déjà connu d’ailleurs au moment de la révolution française.



  • 1 vote
    Joe Chip Joe Chip 8 janvier 2017 15:09

    @yoananda

    Là, on sera d’accord. Les Français surestiment la politique et le débat politique. Combien de fois n’entend-on pas des journalistes déclarer fièrement que la France est le pays de la politique, que les Français se passionnent pour la politique, le débat d’idées, etc... eh bien c’est une passion superficielle qui est devenue mortifère. Regardez à quoi mène une vie de bavardage politique. Les ambitieux et les habiles finissent dans un ministère avec une paie de 10000 euros, les velléitaires et les idéologues deviennent des péripatéticiens passant leur temps à haranguer le public dans des vidéos à rallonge sur internet. 

    Tout le monde cherche une explication aux choses pour gérer le sentiment d’impuissance individuelle et collective qui nous ronge, et des gens sont là, des dizaines, des centaines, des milliers, pour nous délivrer cette douce drogue apaisante du renoncement travesti en "compréhension". 

    Pourtant l’élection de Trump montre bien que l’on n’a pas besoin de ratiociner pendant 15 ans sur le "système" pour le changer. Des idées simples, claires, compréhensibles par le moindre des citoyens, un peu de provocation, beaucoup d’aplomb et des moyens financiers pour être indépendant, c’est tout ce qu’il faut. Si Trump avait demandé leur avis à des conseillers et des intellectuels français, il n’aurait même pas passé le cap des primaires et ces derniers seraient en train de méditer lourdement sur les conditions de l’échec. Voilà ce que c’est devenu, la pensée française.    

    Je suis en train de lire une histoire de l’Amérique française et je suis fasciné par le dynamisme des acteurs de la colonisation, en dépit de leur très petit nombre (par rapport aux colons Anglais) : paysans de l’ouest élaborant un ingénieux système d’irrigation et de dessalement des terrain en Acadie, vigoureux "coureurs de bois" refusant de se plier à l’administration royale et allant commercer directement avec les Indiens, prêtres jésuites entreprenant l’apprentissage et la traduction systématique de la langue des autochtones, explorateurs, marchands, etc... il y a là une vitalité extraordinaire que la Couronne Français n’a malheureusement pas assez soutenue, happée par les jeux de puissance continentaux.   

    Qu’est devenue l’audace française ? 

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