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    Joe Chip Joe Chip 29 janvier 2017 03:28

    @MaQiavel

    Pour une fois je suis d’accord avec Pegase, il n’est pas du tout certain qu’une sortie hypothétique de la France entraîne l’écroulement définitif de l’UE. Les élites financières allemandes ont d’ailleurs avancé elles-même cette idée en 2012/2013 au moment où le french bashing se déchaînait dans les médias internationaux et où les agences de notation spéculaient sur la soutenabilité de la dette française (par la faute d’Hollande, en grande partie, qui avait renoncé à renégocier les traités européens comme ils l’avaient annoncé durant sa campagne électorale). Même Schaüble, le ministre des finances allemand, a évoqué cette possibilité à une période. 

    Ensuite les attaques ont diminué avec les réformes concédées par Hollande et la prise de conscience de la part des élites que les peurs agitées par le french bashing et le déclinisme ambiant alimentaient le vote d’extrême-droite. Puis il y a eu la série d’attentats en France qui a fait taire les critiques économiques en provenance d’Allemagne, Merkel étant devenue à peu près mutique vis-à-vis d’Hollande, en qui elle n’a plus confiance.

    Mais le scénario d’une sortie de la France, voire d’une éviction de facto de la zone euro-mark, a bien été anticipée par les élites allemandes, en tout cas par une partie d’entre elles, soutenant la création d’une Europe à deux vitesses entre le Nord et le Sud, même si la crise migratoire et le Brexit ont sans doute modifié cette équation.



  • 2 votes
    Joe Chip Joe Chip 29 janvier 2017 03:04

    Asselineau n’est pas un candidat "méconnu", il a eu sa chance dans les "media mainstream" mais il a adopté une stratégie médiatique désastreuse qui l’a amené à participer à un diner de con chez Ruquier au lieu de casser la baraque, mais il est vrai que tout le monde n’est pas Trump... en France, on a des haut-fonctionnaires.



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    Joe Chip Joe Chip 25 janvier 2017 01:44

    Ensuite à chacune de choisir. Il est aussi malsain de vouloir empêcher les "pro-live" de s’exprimer que d’empêcher le "planning familial" d’indiquer les possibilités d’avorter.

    Ca c’est un raisonnement purement dialectique qui n’a aucune valeur pratique. Il n’y a pas un juste milieu ou un point d’équilibre philosophique parfait entre les pro et les anti-avortement. Dans la réalité, on voit bien qu’on finit toujours par pencher d’un côté ou de l’autre et qu’aucun camp ne saurait accepter une remise en cause de principes considérés comme fondamentaux. 

    Arguer de la "liberté de choix" qu’il faudrait laisser à une femme en détresse me paraît encore plus malsain, et n’être en fin de compte qu’une remise en cause un peu hypocrite du droit à l’avortement.

    Il faut assumer ses opinions. A titre personnel, je ne suis nullement favorable à l’avortement et je concède que les abus existent et posent sans aucun doute un problème profond. Pour autant, une remise en question de ce droit ne solutionnerait pas complètement ce problème et créeraient de nouveaux abus, beaucoup plus graves sans doute (les femmes se feraient avorter "l’ancienne", dans la clandestinité, par des médecins compatissants ou opportunistes).

    Donc non, ce n’est pas à chacune de choisir, c’est un problème social, voire philosophique, pas un simple cas de liberté de conscience.



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    Joe Chip Joe Chip 25 janvier 2017 01:04

    En tout cas, il me paraît difficile de se dire libéral (donc rationnel) tout en étant philosophiquement opposé au principe même de l’avortement. Il y a là une contradiction flagrante, à moins de réduire le libéralisme à un simple marché d’opinions neutres, comme le font les relativistes et les Tartuffes. 

    Rationnellement, on ne peut pas poser le débat sur le plan moral en faisant abstraction des progrès de la médecine ou du fait que la mortalité infantile est beaucoup moins élevée qu’au XVIIème siècle. Il y a l’avortement. Mais il y a aussi les pontages coronariens, les bébés-éprouvettes, les transplantations, les aides à la contraception. Pour chaque vie qu’elle "empêche", la médecine moderne sauve ou offre 10 fois la vie. 

    Les intégristes voient la mort là où il y a la vie, et la vie où il y a la mort. A leurs yeux, un embryon de quelques semaines est vivant, mais un légume réduit à une existence végétative n’est pas mort. C’est quand même une tournure d’esprit résolument morbide. Paradoxalement, ce sont eux qui réduisent la vie à un biologisme radical.

    J’ai beaucoup de mal à comprendre comment on peut "segmenter" moralement les progrès de la médecine, c’est en réalité un tout. 



  • 2 votes
    Joe Chip Joe Chip 24 janvier 2017 00:22
    Bonne remarque sur Hollande et son rapport à la fonction présidentielle. 

    Hollande n’a jamais voulu se hisser à la hauteur de la fonction qu’il était censé occuper, voire incarner, parce qu’il en était foncièrement incapable. D’où cette manie plus ou moins inconsciente de ramener la fonction à sa propre hauteur à coups de petites blagues, d’échanges à la fois triviaux et graves avec des journalistes, de conduites consternantes, de volonté de fuite (scooter), d’indignités consenties. 

    A vrai dire, on ne peut pas lui reprocher son arrivisme, ce goût de la conquête électorale qui l’a amené à briguer cette fonction ; en revanche, c’est par pur narcissisme - l’incapacité à reconnaître son propre reflet dans l’image présidentielle - qu’il a "avili la fonction qu’il n’a jamais vraiment occupé".
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