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  • vote
    Joe Chip Joe Chip 8 janvier 2017 14:40

    Et pour le dire plus simplement, c’est le pouvoir qui est la condition d’exercice de la souveraineté, et non la souveraineté qui est la condition d’exercice du pouvoir. Le souverain est, littéralement, celui qui peut, par rapport à celui qui ne peut pas et qui n’a pas la capacité de gagner son autonomie et de la conserver.

    Or, les souverainistes nous expliquent que pour pouvoir, il faut d’abord être souverain. A mon sens, il y a là une contradiction logique. 

    Si demain la France sortait de l’UE et se retrouvait avec une monnaie dévaluée, un déficit budgétaire abyssal , une économie déconfite et une armée en lambeaux, en quoi serait-elle pour autant "souveraine" ? Buisson le dit très bien, économiquement, nous sommes liés à nos créanciers (30% des pays arabes, 30% fonds de pension américain, 30% épargne nationale) donc aux Américains et aux pays du Golfe. Un pays qui ne détient pas 50% de sa dette n’est pas un pays souverain, point barre. La monarchie française a perdu sa légitimité quand elle s’est engloutie dans la dette.



  • 2 votes
    Joe Chip Joe Chip 8 janvier 2017 14:22

    Pour conclure, je dirais que tant que l’on n’aura pas corriger notre mode de formation des élites et rompu avec notre culture de l’administration, des statuts sociaux et de la hiérarchie (en Allemagne, un ouvrier qui propose une bonne idée est entendu, en France on lui fait comprendre qu’il est un ouvrier, donc pas qualifié pour donner son avis) il sera inutile de parler de souveraineté.

    Or, même Asselineau colporte cette culture paternaliste commune aux hauts fonctionnaires et aux grands patrons.



  • vote
    Joe Chip Joe Chip 8 janvier 2017 14:15

    @guepe

    Disons, pour paraphraser Clémenceau, que la souveraineté est un sujet trop grave pour la confier aux souverainistes, surtout aux souverainistes actuels qui prônent à de rares exceptions près un retour en arrière généralisé qui est impossible (souverainiste de droite) ou qui font de la souveraineté un fétiche politique qui est censé résoudre tous les problèmes (souverainiste de gauche). 

    Dupont-Aignan, Philippot, Chevènement, Asselineau, Guaino, Lordon, Sapir... franchement il faut être optimiste pour voir un renouveau de la pensée souverainiste chez ces gens.

    Il y a effectivement un bon indice qui est révélateur de la décrépitude intellectuelle d’une famille de pensée, ce sont les guéguerres internes personnelles que l’on essaie de faire passer pour des conflits idéologiques. Les souverainistes sont comme les nationalistes autrefois, tu en mets 10 dans une pièce et tu as dix définitions différentes de la souveraineté. 

    De toute façon, la souveraineté sans la puissance ne veut rien dire, donc il faudrait en priorité poser les conditions d’une politique de puissance, tant sur le plan économique, culturel que politique.  

    En outre, vous ne pourrez pas d’un simple claquement de doigt modifier l’idéologie profonde des élites françaises qui n’est pas le souverainisme mais le clientélisme (en gros on profite de l’Etat quand ça nous arrange). 

    Je lisais encore récemment un article dans Alternatives Economiques qui montrait que les grandes sociétés françaises étaient les seules au monde à ne pas traiter prioritairement avec des sous-traitants nationaux, et c’est également valable pour le secteur public. En Allemagne, le fonctionnaire hurluberlu qui déciderait d’attribuer un grand marché public à une boîte étrangère serait aussitôt viré, ou devrait se justifier très sérieusement, chiffres du coût du travail et du secteur concerné à l’appui. En France, tu as passé un concours super dur, donc tu sais tout mieux que tout le monde, donc si tu décides de faire bosser un prestataire roumain c’est forcément une décision motivée par la "rationalité économique" comme ils disent pour requalifier leur incompétence ou leur idéologie en neutralité.

    En Allemagne, 80% de la sous-traitance est assurée par des entreprises nationales (autour de 30% en France), c’est ça la souveraineté au XXIème siècle, pas une armée miniature, des grandes envolées sur les Droits de l’Homme ou des grandes théories sur la souveraineté nationale.

    En France, même les opérateurs des grands réseaux de distribution (énergie, eau, télécom) ont recours massivement à des prestataires étrangers. Comment voulez-vous parlez sérieusement de souveraineté nationale quand vous n’êtres même plus foutus d’entretenir vous-même à tarif compétitif vos infrastructures ? 

    Désolé, mais ça commence là la souveraineté "non folklorique", pas dans les grandes analyses macro-économiques de hauts fonctionnaires déphasés (genre Asselineau et Philippot).



  • vote
    Joe Chip Joe Chip 8 janvier 2017 13:42

    @izarn

    Aucun argument, juste une réponse puérile et des insultes. 

    Je méprise ce baratin débile ("les mecs de la CIA") répandu par les sites "dissidents" sur lesquels tu as sans doute passé tout ton temps. Ne connaissant rien, ne possédant aucune connaissance structurée qui demande un peu de rigueur et d’investissement sur le plan scolaire et/ou professionnel, vous croyez, en bons paranoïaques dépassé par les évènements que vous êtes, qui doivent éponger chaque jour le sentiment écrasant de leur petitesse et de leur impuissance dans le monde réel, tout connaître et tout comprendre au point de pouvoir anticiper les évolutions de la géopolitique mondiale. 

    Trump est votre nouveau chevalier blanc qui va défoncer le nouvel ordre mondial des néocons, il va arrêter la mondialisation (on dit mondialisation en français, pas globalisation qui est un anglicisme), mettre en échec le made in China, réindustrialiser, relocaliser, pourfendre les sionistes tout en matant les islamistes, blablabla, alléluia, le sauveur est arrivé... 

    En attendant, les "crétins" se contentent pour le moment d’évaluer rationnellement les tweets et les déclarations de Trump à l’aune des nominations qui paraissent parfois contradictoires avec les intentions affichées (une belle brochette de sionistes et de requins de Wall Street se partagent déjà les postes à responsabilité, mais évidemment, le complotiste soralien de base va évoquer d’un air entendu le "réalisme" de Trump). 

    Voilà, tu as tout compris, tant mieux pour toi, mais des convictions crachées avec rage et suffisance ne sont pas des arguments.



  • vote
    Joe Chip Joe Chip 7 janvier 2017 15:36

    @Qamarad

    C’est toi qui pond un jugement purement assertif, c’est à dire un authentique parti pris. Pour ma part, je justifie et j’argumente tout ce que j’avance. 

    Drac ne dit presque rien en 25 minutes quand tu écartes le jargonnage, la prétention à la scientificité et les propositions neutres ("ça peut être blanc mais j’ai pas assez d’éléments pour m’engager donc ça pourrait être noir aussi").

    La vérité, c’est que personne ne sait vraiment pour le moment le genre de politique que va mener Trump. On a le droit de parier sur l’avenir, mais dans ce cas il faut dire autre chose que "ça sera blanc mais peut-être noir" car là ça revient à peu près à ne rien dire.

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