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@Schweizer Made In CH
J’ai moi aussi un peu voyagé, notamment au Québec, je n’ai jamais rencontré ce type de problème. C’est même plutôt le contraire. Tant qu’on ne la joue pas touriste beauf, il n’y a pas de difficulté. Peut-être avez-vous l’air d’un gros beauf du Valais ?
On pourrait en fait en dire autant de n’importe quel peuple qui a un jour occupé les premières places et qui s’est signalé aux 4 coins du monde. Les touristes anglais ont une réputation terrible, en partie pour des raisons concrètes, en partie aussi parce qu’ils ont dominé le monde pendant plusieurs décennies. Pareil pour les Américains. Allez parler des Russes aux Polonais, vous allez voir...
Ce genre de perception est évidemment ambigue. On a vu avec les attentats que cela pouvait complètement s’inverser, avec des orgies de bleu-blanc-rouge et de Marseillaise. Mais là les francophobes irrités ruminaient : "mais pourquoi on fait pas ça avec les Pakistanais, les Russes, les Iraniens, les Espagnols, pourquoi les Français sont un cas particulier".
Je connais très bien la Suisse, j’y effectue des séjours réguliers pour rendre visite à un ami. Le contentieux n’a rien d’exceptionnel, même langue, rapport du "gros" au "petit", histoire militaire, culturelle, etc... ceci étant dit en près de 10 années de visite je n’ai jamais eu aucun problème, aucune réflexion déplacée... sinon une fois, à un guichet de train, un truc du genre "vous êtes pas en France, ici, monsieur" parce que je demandais si on pouvait s’arranger pour faire annuler un billet. Evidemment je sais que j’entendrais plus de commentaires si je restais plus longtemps...
De toute façon, le racisme ordinaire fait partie de la psychologie des Suisses qui ont l’esprit naturellement étriqué et détestent beaucoup de monde, à commencer par leur voisin géographique. Les habitants des zones urbanisées méprisent les montagnards et leur prêtent volontiers des tares congénitales. Et puis personne n’aime ces connards prétentieux et arrogants de Genève, non ? Sans doute l’influence de la France... et je ne parle même pas du mépris des germanophones pour les francophones, que vous me renvoyez à la figure comme si nous en étions responsables. J’ai déjà vu ça avec des Wallons qui renvoient aux Français l’ostracisme dont ils sont victimes dans leur pays de la part des Flamands.
Que voulez-vous que je vous dise ? Bon, on va vous envahir un de ces jours, un peu comme Hitler avec les Sudètes ? Ca vous ferait plaisir ?
Si vous avez honte d’être né francophone dans le sens où la langue française serait encore trop porteuse des "tares" françaises à vos yeux, et non germanophone, excusez-moi de vous dire cela, mais cela fait juste de vous un imbécile pas très rationnel.
Le problème, c’est que tout cela est réinterprété comme une tare du fait du french bashing ambiant depuis une dizaine d’années et de la culture de la haine de soi qui a été encouragée par les autorités françaises depuis 40 ans. Forcément, il en va des pays comme des individus, quand on ne se respecte pas, on ne se rend pas respectable et les autres finissent par vous renvoyer cette image.
La responsabilité des "patriotes" à deux balles et des nationalistes antifrançais(style ER) est également très grande car ils valident en permanence les thèses déclinistes pour faire tourner leur boutique.
@maQiavel
C’est une question qu’il serait trop vaste à abordé ici d’autant plus que les catégories françaises ne permettent tout simplement pas de comprendre exactement ce qui est en jeu mais ce qu’il faut retenir, c’est que cette suspicion de volonté de désarmer les américains est loin d’être absurde , elle s’inscrit dans un contexte global et une tendance bien réelle à la centralisation fédérale qui est perçue comme , à mon avis à raison , une dérives oligarchiques au fédéralisme , au viol de la constitution et à la centralisation sécuritaire sous des prétextes divers et variés.
Je suis plus que sceptique sur la volonté politique de "désarmer" le peuple - qu’aucun élément concret ne permet d’étayer - quand bien même cela serait matériellement faisable. Je ne vais pas revenir là-dessus. Même en France avec une restriction générale il y a toujours des millions d’armes en circulation.
Ce qui nous ramène à Alex Jones, car seules des opérations militaires ou paramilitaires dirigées contre la population permettraient de récupérer les armes à moyen terme. Il me paraît donc impossible de relier la volonté de réguler l’accès aux armes à feu à une volonté plus générale de désarmer le peuple, sans entrer dans une logique ouvertement complotiste.
Pour le reste je suis assez d’accord, d’ailleurs je laisse aux Américains leurs catégories et je ne prétends pas avoir autre chose qu’un point de vue français sur la situation.
Par contre, je ne parlerais pas de dérive fédéraliste car celle-ci est inscrite politiquement dans l’histoire américaine au même titre que l’individualisme. C’est la vieille opposition entre les hamiltoniens, partisan d’un fédéralisme fort, et les jeffersoniens, partisan d’un Etat aux prérogatives limitées. Aucune n’est plus américaine que l’autre, les deux tendances sont en interraction permanente, comme la tendance interventionniste/messianiste et isolationniste sur le plan de la politique étrangère.
Et effectivement, la détention d’armes y est vu comme une liberté fondamentale, ce qui n’est pas pour me déplaire ceci dit en passant.
Du fondamental au fondamentalisme... de mon point de vue, c’est justement cette religiosité qui pose problème, tant sur le plan de la politique étrangère qu’au niveau des libertés individuelles. Il me paraît difficile de dénoncer l’une sans critiquer l’autre. De "vous n’avez absolument aucun droit de m’empêcher de posséder une arme" à "vous n’avez absolument aucun droit de m’empêcher d’envahir ou de déstabiliser tel pays", c’est au fond l’application du même principe "fondamentaliste". Je crois que ça explique aussi la très grande complaisance du pouvoir américain à l’égard du fondamentalisme sunnite et une certaine proximité de vue, notamment dans le rejet des souverainetés nationales.
De là dire que les fondements historiques des communautés afro-américaines n’est pas la violence est faux. Et l’existence de militants pour la cause civique mettant l’accent sur la non violence ne change rien à cette réalité, les militants ne sont jamais représentatifs des communautés qu’ils prétendent défendre , dans leur ensemble dont les communautés noires ont toujours été traversés par la violence , il existe des récits de ce phénomène depuis l’époque de l’exode massif des Afro-américains vers les villes industrielles après l’abolition de l’esclavage.
Martin Luther King n’était pas un simple idéologue ni un militant communautaire au sens étroit du terme, il représentait une tendance profonde et singulière au sein de la communauté afro-américaine, un pastoralisme aux racines anciennes et diverses qui a d’ailleurs souvent été interprété, à tort, comme un fatalisme, une complaisance ou une tendance à la passivité. Les premiers militants radicaux s’en sont pris violemment à cette culture, accusant les noirs bien en vue d’être les complices des blancs, des "intégrationnistes". On sait aussi que des petits criminels et autres maqueraux, auparavant ostracisés au sein de la communauté noire comme dans toute communauté saine, chevauchèrent cyniquement le thème de l’émancipation raciale pour justifier leurs activités sous l’angle du progressisme bourgeois : et beaucoup de blancs vinrent naturellement les légitimer et les conforter dans cette posture, sapant ainsi l’autorité morale des pères, des pasteurs... Marchands d’armes, maqueraux, dealers devinrent en quelques années des "rebelles" révoltés contre l’ordre blanc, presque des héros, célébrés notamment dans la blaxploitation puis, de façon plus imagée et apolitique, dans le rap. Le maquerau cynique qui assume la violence de l’Amérique : pouvoir, argent, sexe... Encore dans les années 60, les black panters venaient emmerder Jimi Hendrix en essayant de l’embrigader dans la rhétorique du conflit racial comme il l’avait fait avec tant d’autres (Malcolm X fut assassiné quand il voulut mettre à distance les radicaux). C’est aussi par patriotisme qu’il s’accapara l’hymne américain, et non pour critiquer la guerre contre le Vietnam comme les activistes tentèrent de le faire croire par la suite.
Je ne ne nie pas la violence subie et intériorisée par les afro-américains, mais la violence que l’on voit aujourd’hui se déployer dans les ghettos est pour moi d’une autre nature, et ne correspond pas aux fondements de la communauté.
C’est comme les "experts" qui veulent réduire les problèmes de la violence des banlieues françaises à la colonisation, en expliquant que les jeunes seraient pratiquement contraints de restituer la violence ou l’injustice subie par leurs ancêtres, alors même que la plupart d’entre eux n’ont aucune relation historique précise avec ces évèments. Evidemment, il y a une influence, mais les facteurs principaux sont d’ordre politique.
@sls0
Merci pour nous avoir fait partager cette petite séance d’auto-flagellation parsemée de quelques clichés désespérants mais bien sentis. J’espère que ça t’a soulagé.
Tu es sûr que les gens ne veulent pas te lyncher quand ils apprennent ta nationalité, cette honte universelle si lourde à porter au quotidien ?
Le masochisme, c’est fascinant.
Je te suggère pour ta prochaine séance de mortification en public d’opter pour une robe de bure ou un cilice aux couleurs du drapeau français bien entendu. Avec un peu de chance un sioniste de passage pourra te donner quelques coups de fouet en te faisant chanter la Marseillaise.
En même temps on se demande pourquoi les gens devraient soudain avoir les yeux qui brillent parce qu’un Français est dans les parages. Tu crois qu’ils vont te parler de Proust ou de l’inventeur de la carte à puces ?
Y’a vraiment des coups de pied au cul qui se perdent !
@cassia
A l’échelle du pays, il en a-t-il tant que cela ?Est-ce que cette tendance n’aurait-elle pas tendance à s’inverser ?
C’est un phénomène durable, oui, en partie lié à un différentiel démographique entre hommes et femmes que la Russie n’a pas résorbé depuis la seconde guerre mondiale. Je crois qu’il y a 10% de femmes en plus sur le "marché" par rapport au nombre d’hommes. Or, les femmes qui n’ont pas trouvé chaussure à leur pied dès l’âge de 20 ans se retrouvent avec pour seule alternative l’émigration (choix "facile") ou une certaine forme d’abnégation consistant à choisir un Russe qui aura divorcé ou un célibataire, et c’est là que le problème de l’alcoolisme et de la violence se pose car en général le mâle russe de base est livré de série avec ces deux options.
C’est pourquoi depuis quelques années la PMA-GPA se développe rapidement, la législation russe étant très libérale dans ce domaine, contrairement à ce que l’on pourrait croire. Une femme célibataire peut se faire inséminer sous certaines conditions et élever seule l’enfant. Les donneurs de sperme de "qualité" sont très recherchés.
Sinon l’homme idéal serait au 3/4 russe et 1/4 français
C’est sympa pour votre compagnon 
Impossible d’intercaler des espaces entre les paragraphes aujourd’hui... autant pour la lisibilité
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