Je ne sais pas, je ne comprends rien à votre barratin et je ne vois pas le rapport avec ce que j’ai écrit. On est tout à fait dans ce que décrit Rochedy, on dit un truc, quelque chose d’autre est compris et on se retrouve d’un seul coup à devoir se justifier d’une intention qu’on n’a pas eue ou de propos que l’on n’a pas tenus. Apparemment, le fait d’avoir écrit le mot "aryen" ou "païen" dans un usage qui vous semble absolument inapproprié, "commercial" ou je ne sais quoi, vous a fait pété les plombs, bon, je ne vois pas quoi dire d’autre. Bonne soirée.
le christianisme était haï par les nazis qui l’ont utilisé au mieux, comme marche pied
Il faut être précis sur ce genre de sujet. C’est le catholicisme qui était haï par les nazis. L’antisémitisme moderne a en effet ses racines dans le luthérianisme (Luther était violemment antisémite) ce qui explique en partie la diffusion rapide du nazisme au sein de la population allemande.
Quand les nazis ont commencé à institutionnaliser l’eugénisme, le clergé catholique et les allemands catholiques de rhénanie (sud-ouest de l’Allemagne) se sont opposés au régime. Hitler, qui était pressé par les protestants du nord (les Prussiens) et les fonctionnaires du régime (fascinés par l’aryanisme et les anciens cultes païens germaniques) de sévir contre eux, s’y refusa de peur de briser l’unité politique allemande construite sous Bismarck. Hitler voyait en outre Rome derrière la religion romaine. Cette nostalgie impériale l’amena à transiger avec les autorités catholiques. L’historiographie a retenu que c’est le Pape qui s’est compromis avec Hitler, mais c’est en réalité prendre le problème à l’envers. Etant donné qu’Hitler avait lâche du leste en Allemagne, il était devenu politiquement difficile pour le Vatican de chercher le rapport de force qui aurait pu déboucher sur de nouvelles persécussions.
il ne dit pas les racines profondes de ce judaïsme totalitaire qui dans certains de ses textes prônent l’élimination totale des femmes et des enfants.
Maurras, avant la guerre, quand il avait encore un peu de lucidité, mettait sur le même plan le messianisme aryen et le messianisme juif dans lesquels il voyait à la fois une prétention commune à incarner un type d’humanité supérieure et une origine commune via l’ancien testament. Ce qui explique peut-être pourquoi BHL parvient à voir dialectiquement dans la "germanophobie" contemporaine une forme larvée d’antisémitisme qui n’ose pas dire son nom :
En se réappropriant l’ancien testament, Luther avait en effet désigné le Juif comme le peuple élu originel mais qui avait trahi son alliance avec Dieu, faisant des chrétiens réformés le nouveau peuple messianique, chargés d’accomplir les promesses de l’ancien. Même à l’heure actuelle, on voit que cette ambiguïté n’est pas complètement tranchée entre Juifs israéliens et chrétiens sionistes américains. Souvenez-vous de Bush voulant aller casser la gueule à Gog et Magog au Moyen-Orient.
Eh bien pour une fois je suis d’accord avec MaQiavel au sujet des patriotes en carton-pâte de la France traditionnelle. La source historique du complotisme est effectivement les travaux de l’abbé Barruel sur la Révolution, qui était à l’époque réfugié en Angleterre (comme la plupart des émigrés, de grands courageux prêts à mourir pour leurs "valeurs aristocratiques"). Il est vrai qu’il est plus facile d’écrire sur la révolution depuis une maison cossue dans la banlieue longonienne qu’en participant à l’histoire... Quoiqu’il en soit, le succès de ses travaux auprès des conservateurs anglais a ouvert la voie au conspirationnisme anglo-saxon (défiance envers l’Etat, rejet des Lumières assimilés au satanisme, haine des philosophes, etc.)
Par contre j’ai quelques réserves sur la définition du mot "droitard". Pour moi le droitard est un conservateur un peu hypocrite adhèrant assez superficiellement à un discours de type "droite des valeurs" pour mieux cacher - et se cacher - son adhésion à la modernité ainsi que toutes les compromissions et autres petites lâchetés quotidiennes auxquelles il tend à consentir pour préserver ce qu’il appelle péremptoirement "son monde" et qui n’est en réalite que "son mode" de vie.
Le droitard typique de mon point de vue c’est Denis Tillinac, l’apologète de la vraie France des valeurs catholiques et terriennes, et qui en réalité est capable de se se pisser dessus chez Ruquier dès qu’un acteur de gauche fait planer au-dessus de sa tête le mot "racisme", avant de se venger trois jours plus tard dans une tribune du figaro magazine en se prenant pour Cyrano de Bergerac.
La droite tradi, groupusculaire, néo-monarchiste, qui se fâche tout rouge sur internet, c’est encore autre chose.
Extrait du communiqué de SOS Racisme, nouveau sommet de récupération cynique et éhontée après celui du comité contre l’Islamophobie après l’attaque de Nice
En se revendiquant de Daech, les deux assassins montrent une fois de
plus le caractère sanguinaire de cette secte d’extrême-droite aux
orientations racistes, antisémites, sexistes et homophobes.