Rajoute mediapart, libé, huffpost, slate, Askolovich (qui n’a pas hésité à mettre en parallèle l’exclusion de Mennel avec la tentative de "réhabilitation" de Maurras...), même le très consensuel Enthoven ce matin sur RTL a pris courageusement sa défense contre l’improbable Nadine Morano, toujours là au mauvais moment pour en remettre une couche.
Tout le monde s’arrache cet avatar vide qu’est déjà devenu Mennel au si beau visage victime de l’islamophobie officielle et de la censure post-Charlie : amoureux du totalitarisme et de la liberté d’expression, soraliens, islamistes, féministes, gauchistes, complotistes, républicains, souverainistes, libéraux, charlie, anticharlie... même certains identitaires lui ont apporté son soutien. Tout le monde veut sa part. Egérie de la nouvelle femme musulmane, fanatique religieuse, adolescente ingénue aux opinions inconséquentes, victime de la vindicte populiste et de la délation sur les réseaux sociaux... Mennel est tout et son contraire, un emblème d’hybridité parfait, une androgyne moderne et archaïque, une chimère médiatique intégrale islamo-féministo-complotisto-républicaine sur laquelle tout un chacun peut projeter ses délires et ses revendications. Niveau buzz, c’est le carton intégral, le coup de maître.
Au passage, on peut se demander si une fille un peu moins belle et talentueuse aurait reçu autant de soutiens spontanés - à priori ça a moins bien fonctionné pour le thon Léonarda et sa famille de cas sociaux - ou si un obscur musicien de métal qui aurait apporté son soutien à Varg Vikkernes sur sa page facebook et accusé le gouvernement français de fomenter des attaques terroristes en France, aurait reçu un tel concert de soutiens en sa faveur. Tiens, il faudrait demander à Vikkernes s’il ne serait pas tenté par un petit comeback en télé-crochet
Mais le pompon de la bêtise revient effectivement à la droite des mégères (MLP), des poissonnières (Morano) et autres bonnes f(emmes)desouche toujours partantes pour exciter des polémiques inutiles et contre-productives faisant le jeu des petites saintes-nitouches de l’islamisme :
Et évidemment les personnes interrogées durant ce "reportage" sont de simples passants de passage qui n’ont rien à voir de près ou de loin avec ER , un échantillon représentatif de français moyen sélectionnés au hasard. Aucune mise en scène, garantie sans complot
Le discours d’Alain Soral sera publié prochainement dans la série Les grands procès d’Égalité & Réconciliation, aux éditions Kontre Kulture.
Y’a pas de raison de pas rentabiliser son petit passage rituel devant la 17ème avec un beau produit estampillé KK de circonstance, au fond tout le monde s’y retrouve : le systaiiiimeuh a son "golem fasciste" de côté, jamais avare d’une petite blague ou d’un petit photomontage antisémite, et le dissident par intérim peut légitimer sa posture d’authentique intellectuel national-socialiste ("national-socialiste français, hein") sacrifié sur l’autel de la liberté d’expression.
Tout ça est un savant mélange d’opportunisme et de mauvaise foi, un pas de deux médiatico-juridique où chacun connaît la limite à ne pas franchir.
Le but d’Ellon Musk (et de la NASA) n’est pas une rentabilité financière immédiate, ni même la rationalité économique qui pour le moment ne pousse pas vers de gros lanceurs mais vers une plus grande fréquence de lancements (modèle d’Ariane). Mais l’idée de Musk c’est précisément la fameuse "disruption" et la modification subite des règles du jeu, en anticipant un modèle qu’il aura largement contribué à faire éclore.
Le but c’est de prendre un avantage décisif dans le retour à l’exploration spatiale - et à la compétition qui va avec - en dotant accessoirement les USA d’une supériorité technologique dans le domaine des lanceurs.
Essuyer les plâtres... les Américains sont surtout en train de nous mettre 20 ans de retard technologique dans la tronche (F-35, gros lanceurs récupérables à terme, GAFA..).
Il y a en fin de compte ceux qui parlent de souveraineté et ceux qui la mettent en pratique.
Le problème existe pourtant, ce n’est pas le froid ou la neige (qui n’en sont que les révélateurs) mais la saturation des infrastructures en région Ile-de-France, qui n’ont pas été prévues pour accueillir une population de 12 millions d’habitants comprenant majoritairement des actifs, soit bientôt 20% de la population métropolitaine agglutinée sur une surface qui représente moins de 5% de la superficie du territoire.
Pénurie de logements, saturation du réseau routier principal et secondaire, saturation du réseau ferroviaire, auxquels il faut rajouter le manque de moyens de déneigement (forcément il faut bien faire des économies quelque part...). Résultat, aux moindres aléas climatiques, tout le système se dérègle car il est déjà en tension extrême en période d’utilisation normale.