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Accueil du site > Actualités > International > Reportage de Canal Plus sur "la peste blonde"
#88 des Tendances

Reportage de Canal Plus sur "la peste blonde"

En Cisjordanie l’histoire d’une jeune fille a fait le tour du monde. Yeux azur, teint d’albâtre, toison d’or : elle a tout d’un Botticelli mais c’est une gifle en mondovision à un soldat israélien qui l’a rendue célèbre. Comme à chaque confrontation avec l’armée dans son village de Nabi Saleh, près de Ramallah. La scène était filmée et retransmise en direct sur les réseaux sociaux par sa famille, qui a fait de l’image, une spécialité et une arme redoutable. Aujourd’hui, la jeune Ahed, menton et crinière blonde, est derrière les barreaux, jugée pour 12 chefs d’inculpation. Son procès s’est ouvert la semaine dernière. Elle encourt jusqu’à 7 ans de prison.

Tags : Israël Palestine




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58 réactions à cet article    


  • Encore de la propagande des merdias du système, passez votre chemin, Anal+ ça pue du Q.


    • 6 votes
      CoolDude 5 mai 16:32

      @Parce que c’est Notre Projeeeeeet !

      Des liens entre Vincent Bolloré et Israël ? (Par sa grand mère peut être...)

      Et on sait tous que depuis qu’il dirige le Group Canal, la blanche colombe du journalisme d’investigation à pris un coup de l’aile !


    • 3 votes
      aldous aldous 5 mai 20:21

      @Parce que c’est Notre Projeeeeeet !The final moments of Rachel Corrie, the American peace activist crushed to death beneath a pile of earth and rubble in the path of an advancing Israeli army bulldozer, were described to an Israeli court by an eyewitness yesterday. The parents of the 23-year-old, who was killed by the bulldozer in March ...


    • 4 votes
      Et Hop ! 5 mai 21:28

      @CoolDude : " Des liens entre Vincent Bolloré et Israël ? (Par sa grand mère peut être…) "


      Sa grand-mère maternelle Nicole Goldshmidt (1899-1993) était en 1944 le correspondant du MOSSAD à Paris.

      "Ralliée dès l’origine Charles de Gaulle, elle entre en résistance dans les services secrets du Général à Londres. Après guerre, sous la couverture de la Croix-Rouge, elle poursuivra une longue carrière d’agent secret au sein du service action du Sdece, assurant notamment les échanges avec ses homologues… israéliens. Cette femme, qui a caché sa vie à sa propre famille, était aussi une amie des parents d’Antoine Bernheim (1924-2012) et d’Edmond de Rothschild (1926-1997). Ce dernier renflouera la Papeterie Bolloré et engagea Vincent Bolloré comme directeur adjoint. "

      http://www.panamza.com/031015-bollore/


    • 6 votes
      Qirotatif Qirotatif 5 mai 15:27
      Elle est détenue depuis décembre 2017 et a été condamnée à huit mois de prison. Huit des douze charges retenues à l’origine contre elle ont été abandonnées. Son avocat a dénoncé un harcèlement sexuel qu’elle aurait subi durant son interrogatoire (un soldat lui aurait dit qu’elle avait des yeux d’ange... quelle horreur !) mais dans cette guerre de l’info où la mise en scène et le mensonge sont systématiques, difficile de déceler le vrai du faux.
      Sa cousine qui se fait appeler Janna Jihad a pris la relève mais les auteurs du reportage n’ont manifestement pas cru bon de relever ce détail. Ce n’est pas très nouveau en réalité... le fait que les palestiniens envoient leurs propres gosses en première ligne est une vieille habitude. Ils savent que l’opinion prendra toujours fait et cause pour eux (qui ne défendrait pas une enfant face à un soldat ?). Mais de quelle guerre s’agit-il au juste ? A la question territoriale s’est superposée une guerre (pas sainte du tout) de religion que cette Janna Jihad incarne parfaitement par son pseudo. Cette guerre se joue au sein même des arabes entre musulmans généralement radicalement opposés à Israël même quand ils sont citoyens de ce pays et arabes chrétiens qui commencent à rejoindre l’armée de leur pays et s’intègrent bien mieux en général même s’il demeure des divisions en leur sein. Evidemment ils sont considérés comme des traîtres et menacés de mort par les premiers... mais les arabes chrétiens sont nombreux à avoir compris le sort qui leur serait réservé dans une Palestine musulmane à 90%. Ce sera le même que celui des chrétiens d’orient en général, victimes depuis si longtemps de l’intolérance islamique. La vérité est que la vie des arabes chrétiens est de très loin bien meilleure que tous les pays voisins où ils sont persécutés. 

      Si la résistance palestinienne peut facilement susciter l’admiration chez un certain nombre de gens, leurs méthodes et les armes qu’ils emploient, càd leurs propres enfants, devraient faire un peu réfléchir ses naïfs. L’armée israélienne n’est certes pas l’armée la plus morale du monde mais en face les méthodes sont bien sales et elles ne sont que très rarement dénoncées.

      • 5 votes
        Joe Chip Joe Chip 6 mai 01:17

        @Qirotatif

        Cette guerre se joue au sein même des arabes entre musulmans généralement radicalement opposés à Israël même quand ils sont citoyens de ce pays et arabes chrétiens qui commencent à rejoindre l’armée de leur pays et s’intègrent bien mieux en général même s’il demeure des divisions en leur sein. 

        Mouais... la Palestine, c’est surtout la caution qui permet aux pays arabes de continuer de faire semblant de s’opposer à Israel, à peu de frais : un peu d’aide humanitaire, quelques protestations de principe... Quant aux terroristes, djihadistes et salafistes de tout poil, ils foutent une paix royale à Israël. La question palestinienne a été réglée en 67 quand les Arabes ont perdu la guerre contre les Israéliens (et de quelle manière). 50 ans plus tard aucun pays arabe (surtout par les plus grands comme l’Egypte et l’AS) ne songent à remettre en question les conséquences de cette défaite qui a scellé le sort des Palestiniens. Le gros non dit c’est que les Arabes sont implicitement alliés avec Israel contre l’Iran - les Perses - qui à leurs yeux représentent aujourd’hui une menace bien plus grande qu’Israël.

        Evidemment, les pays arabes laissent encore des prédicateurs et des imams fanatiques déverser leur haine des juifs sur les chaînes satellites, mais cet "antisémitisme" est essentiellement un produit d’exportation pour l’Europe - on entend d’ailleurs jamais Israël dénoncer le financement de ces chaînes par l’AS... forcément, ça encourage les juifs européens à faire leur aliyah... - et un bon moyen de détourner l’attention du petit peuple arabe des problématiques économiques et sociales...  

        D’une manière générale, les musulmans se désintéressent totalement du sort des autres musulmans quand cela ne sert pas la cause. Il est quand même curieux de voir des pays arabo-musulmans faire régulièrement part de leur inquiétude sur le traitement des musulmans en France mais se désintéresser par exemple totalement du sort des minorités musulmanes persécutées dans le monde, en Birmanie (Rohingyas) ou en Chine (Ouïghour). 

        Si la résistance palestinienne peut facilement susciter l’admiration chez un certain nombre de gens, leurs méthodes et les armes qu’ils emploient, càd leurs propres enfants, devraient faire un peu réfléchir ses naïfs. L’armée israélienne n’est certes pas l’armée la plus morale du monde mais en face les méthodes sont bien sales et elles ne sont que très rarement dénoncées.  

        Le soutien à la Palestine, c’est surtout l’affaire des pays européens maintenant. Les Arabes, les Américains, les Asiatiques encore plus : tout le monde s’en fout. Les Arabes connaissent très bien l’impact que peuvent avoir certaines images sur les Européens, et comment susciter notre culpabilité. Culpabilité qui n’est d’ailleurs pas dénuée de condescendance, mais il est logique qu’ils s’adressent directement à nos opinions puisque les seuls hommes politiques à continuer de faire semblant de vouloir résoudre la "tragédie palestinienne" sont les Européens. Trump en annonçant le déplacement de l’ambassade Américaine à Jérusalem - prévu depuis 1995 - a mis fin à une hypocrisie qui durait depuis des années. Périodiquement, l’UE émet une injonction ou une condamnation symbolique visant Israël, augmente l’aide humanitaire, ou soutient le boycott de tel ou tel produit organisé par une ONG pour faire plaisir aux (rares) musulmans politisés et aux gauchistes en keffieh, mais ça ne va pas beaucoup plus loin... 


      • 9 votes
         Saladin Saladin 6 mai 01:33

        @Joe Chip
        Non, ça se joue à l"Echelle planétaire, destruction de l’Irak, Libye, Syrie, ce qu’ils appellent le remodelage du grand Moyen-Orient, du Maroc au Pakistan, l’Ukraine, Corée, tout est lié... Israel est la plaie du monde, et les rabbins seraient d’accord avec ce que je dis, sauf qui vous le diront différemment.


      • 2 votes
        Vraidrapo 6 mai 09:01

        @Joe Chip
        Je souscris à votre analyse qui devrait paraître évidente à chacun.

        Après 70 années d’observation, il faut être vraiment sourd ET aveugle pour se laisser abuser et pourtant ... !


      • 6 votes
        maQiavel maQiavel 6 mai 10:48

        @Qirotatif

        Si la résistance palestinienne peut facilement susciter l’admiration chez un certain nombre de gens, leurs méthodes et les armes qu’ils emploient, càd leurs propres enfants, devraient faire un peu réfléchir ses naïfs. L’armée israélienne n’est certes pas l’armée la plus morale du monde mais en face les méthodes sont bien sales et elles ne sont que très rarement dénoncées.

        ------> Pour ma part, je vais faire simple : un peuple (car le peuple palestinien existe qu’on le veuille ou non, c’est un fait politique)  colonisé et envahit n’a pas le luxe de choisir ses armes face au colonisateur et à l’envahisseur, c’est son existence qui est en jeu et dans ce combat pour son existence, tous les moyens sont bons pour vaincre l’envahisseur et le colon. Un peuple qui reculerait devant le sacrifice de ses propres enfants pour sa libération nationale  mériterait sa propre servitude. Plus l’occupant est puissant, plus l’occupé doit faire preuve de détermination et d’esprit de sacrifice, ainsi vont les guerres de libération nationale depuis des millénaires. Les moyens utilisés par celui qui défend ses terres ne changent rien à la justice et à la légitimité de sa cause : la fin justifie les moyens ! 


      • 3 votes
        Norman Bates Norman Bates 6 mai 11:17

        @Qirotatif

        Je n’ai pas eu le temps de rebondir sur ton apostrophe diffusée sur un module antérieur, je me permets de te faire quelques observations ici issues de mon "imagination mal placée"... smiley

        Certes les palestiniens n’auront pas une médaille pour leur respect contrasté des droits des enfants, mais je me demande candidement quelles sont les méthodes et stratégies à leur disposition pour combattre une force d’occupation qui s’appuie sur une opportune immunité pénale internationale pour multiplier les vols de territoires, sans oublier l’usage d’armes non conventionnelles (chimiques notamment) les restrictions d’accès à l’eau potable etc etc etc...que peuvent-ils faire.. ? une marche blanche, une manifestation.. ? balles explosives...cette force d’occupation n’a aucune limite, aucun garde-fou avec un dirigeant qui se vante d’avoir torpillé le processus de paix mené par Rabin, liquidé par un extrémiste juif...entre complicité et indifférence des grandes puissances, il y a une impasse qui suscite en face une forme de désespoir qui, je crois, peut se comprendre...

        Quant aux droits des enfants, ce n’est pas une préoccupation majeure pour Tsahal lors des "incursions" en territoires occupés, et si on s’amusait à faire la somme des enfants pulvérisés sous les bombes occidentales, en partie avec nos impôts, depuis 2001 il y aurait matière à relativiser une indignation légitime à la base...ces massacres de populations civiles esquintent la crédibilité des leçons adressés à des gens dont l’attachement à "l’axe du bien" ne peut être exigé dans ces circonstances...


      • 4 votes
        maQiavel maQiavel 6 mai 11:29

        Et je rajouterai que ce n’est qu’animé d’une telle détermination et d’un tel sens du sacrifice que des peuples ont pu vaincre par le passé des ennemis très largement supérieur à eux militairement. Le faible n’a d’autres choix que de se donner cœur, corps et âme dans la bataille et à ne reculer devant aucun sacrifice s’il considère que la soumission à l’ennemi n’est pas une option. Ce sera précisément cet état d’esprit qui fera sa force ! 


      • 1 vote
        Belenos Belenos 6 mai 12:00

        @maQiavel
        "Les moyens utilisés par celui qui défend ses terres ne changent rien à la justice et à la légitimité de sa cause : la fin justifie les moyens !" 

        Bah non, cette formule mécaniste est erronée parce que l’être humain n’est pas une machine et les sociétés humaines non plus. Les moyens d’obtenir un résultat influence forcément la qualité du résultat. Dans les actions humaines, le résultat ne se libère jamais totalement du moyen, c’est comme une flèche qui serait toujours reliée par un cordon à l’arc qui l’a envoyée. Par exemple, le moyen d’obtenir son indépendance politique détermine le type de régime politique qui va durablement s’installer. Le moyen de conduire une révolution ou une réforme fera que le pays prendra une certaine direction et pas une autre. Même la manière de gagner de l’argent (en cultivant des patates bio ou en mettant votre petite soeur sur le trottoir) aura un effet sur la manière de le dépenser. Les moyens que nous utilisons creusent une ornière de laquelle il est difficile de sortir pour de très nombreuses raisons (physiques, psychologiques, etc.) qu’il faudrait passer beaucoup de temps à expliquer. C’est la raison pour laquelle la plupart des voies spirituelles (pour ne pas dire toutes) insistent tant sur l’importance à accorder à la manière de faire les choses, plus encore qu’au but visé. C’est dans le moyen employé que nous manifestons ce que nous valons, et que nous le montrons à la fois aux autres, à nous-mêmes, aux éléments et aux dieux. Quel est la fin de l’existence ? Nous mourrons tous. La fin, c’est la mort. Ce qui nous appartient, ce qui est proprement humain, c’est une certaine manière et non une certain fin. 


      • vote
        Belenos Belenos 6 mai 12:17

        @maQiavel
        "Le faible n’a d’autres choix que de se donner cœur, corps et âme dans la bataille et à ne reculer devant aucun sacrifice s’il considère que la soumission à l’ennemi n’est pas une option. Ce sera précisément cet état d’esprit qui fera sa force !" 

        Cet état d’esprit est justement un moyen smiley Et ce moyen donnera une certaine couleur - héroïque - à la victoire comme à la défaite. Maintenant, on peut se demander si l’utilisation des enfants dans une tactique de guerre de l’information correspond bien à "se donner cœur, corps et âme dans la bataille et à ne reculer devant aucun sacrifice". Surtout quand ce plan de communication semble cousu de fil blanc à force d’avoir été employé. On n’est quand même pas exactement dans le Seigneur des Anneaux, là. 

        Ce qui reste vrai, certes, c’est que les Palestiniens n’ont pas beaucoup de moyens de résistance à disposition.  smiley


      • vote
        maQiavel maQiavel 6 mai 12:21

        @Belenos

        Vous parlez comme un philosophe* et moi comme un guerrier* (pas dans le sens Casténadan et spirituel du terme mais dans le sens politique et terre à terre du terme).

        La fin d’une guerre de libération est la survie de la communauté politique. On ne parle pas de la fin de l’être ici, mais de la fin politique. On ne parle pas des voies spirituelles mais des voies de la guerre. Vous avez raison : le moyen d’obtenir son indépendance politique détermine le type de régime politique qui va durablement s’installer. Mais si la communauté est annihilée par l’ennemi, la question du choix du régime politique n’aura plus aucun intérêt. La priorité est donc de survivre. Si la fin de ce genre de guerre est de survivre, peu importe les moyens pour y parvenir, ils sont justifiés.

        *Je ne dis pas que vous êtes un philosophe ou que moi je suis un guerrier, je dis que nous employons les arguments que les uns et les autres emploieraient. C’est un dialogue qui est vieux comme la guerre et dont on retrouve des traces datant de plusieurs millénaires. 


      • vote
        maQiavel maQiavel 6 mai 12:31

        @Belenos

        on peut se demander si l’utilisation des enfants dans une tactique de guerre de l’information correspond bien à "se donner cœur, corps et âme dans la bataille et à ne reculer devant aucun sacrifice". Surtout quand ce plan de communication semble cousu de fil blanc à force d’avoir été employé.

        Mon propos est général. Quoi qu’il en soit des enfants palestiniens sont aussi utilisés comme soldats ou comme des militants au risque de leur vie. Le fait qu’ils soient utilisés dans une guerre d’information fait partie d’un tout.


      • vote
        Belenos Belenos 6 mai 12:44

        @maQiavel
        "Quoi qu’il en soit des enfants palestiniens sont aussi utilisés comme soldats "

        Oui et à partir du moment où vous utilisez des enfants comme soldats, c’est difficile de réclamer de l’ennemi qu’il considère les enfants comme des êtres inoffensifs intouchables. Si tous les coups sont permis, c’est quand même le plus fort qui gagne. 


      • vote
        maQiavel maQiavel 6 mai 13:00

        @Belenos
        Ah mais je ne pense pas que les résistants palestiniens qui utilisent des enfants (tous ne le font pas ) ont ce genre de réclamation. L’enfant tué au combat sera pour eux un soldat mort sur le champ d’honneur et célébré comme tel et non une simple victime.

         


      • vote
        Belenos Belenos 6 mai 13:18

        @maQiavel
        "Si la fin de ce genre de guerre est de survivre, peu importe les moyens pour y parvenir, ils sont justifiés."

        D’accord, mais qu’est-ce qui survit  ? Qu’est-ce qu’on doit préserver, justement, et qui mérite que d’autres choses soient sacrifiées ? 

        Ramenons cette question au niveau d’une famille. Si pour défendre votre famille vous devez accomplir des actes ignobles et inhumains et que le résultat est qu’un seul de vos enfants en sorte vivant et en état physique de poursuivre votre lignée, mais avec le souvenir du moyen ignoble et inhumain qui lui a permis de survivre... que restera-t-il finalement de votre famille ? Comment va—t-elle se construire sur une telle fondation ? Qu’aurez-vous préservé de si précieux ? Est-ce que vous parlez d’un capital génétique, dans une logique darwinienne, une course à la survie biologique d’une "race" ? Ou bien quoi ?

        C’est quoi, la Palestine qui essaie de survivre ? Une population avec des enfants soldats ? La mission de ce peuple est d’enseigner au monde que les enfants peuvent être transformés en bombes ou en cibles humaines ? Est-ce que ça donne envie aux autres sociétés d’aider un tel groupe à se perpétuer ? Pas sûr. Est-ce que les Palestiniens représentent alors un patrimoine génétique indispensable à l’humanité ? Pas sûr. Résultat : tout le monde s’en fout. Quand le modèle que vous incarnez par la manière dont vous vivez et traitez vos enfants n’est sympathique à personne, tout le monde se fout de votre survie parce qu’on ne voit pas ce qui mériterait particulièrement de survivre. Et alors la survie n’est pas facile. 


      • vote
        Belenos Belenos 6 mai 13:21

        @maQiavel
        "Ah mais je ne pense pas que les résistants palestiniens qui utilisent des enfants (tous ne le font pas ) ont ce genre de réclamation. L’enfant tué au combat sera pour eux un soldat mort sur le champ d’honneur et célébré comme tel et non une simple victime."

        C’est quoi le sens de cet article, alors ? C’est pas fait pour nous présenter une innocente gamine victime du méchant appareil militaire qui brutalise les ch’ti n’enfants inoffensifs ? 


      • vote
        maQiavel maQiavel 6 mai 14:07

        @Belenos

        D’accord, mais qu’est-ce qui survit  ? 

        ------> La communauté politique qu’on peut appeler nation, patrie, tribu etc.  

        Qu’est-ce qu’on doit préserver, justement, et qui mérite que d’autres choses soient sacrifiées ? 

        ------> Son existence.

        Ceci dit, je ne classerais pas la famille ou le clan dans cette catégorie en ce sens qu’anthropologiquement parlant, il s’agit là de la plus petite communauté humaine. De cette perspective, la communauté politique commence à l’agglomération de ces clans ou familles (pour constituer des tribus).

        Dans une guerre ou la communauté politique risque sa survie, la façon dont le conflit va la transformer est importante mais moins que le fait de survivre en lui-même. Il faut d’abord survivre par n’importe quels moyens, « on avisera du reste ensuite » pour mettre en parole l’état d’esprit de ceux qui sont dans ces circonstances.

        Je vais vous dire : la communauté politique qui ne pense pas ainsi dans ces circonstances est condamnée à mourir ou à la servitude (et elle ne pourra s’en prendre qu’à elle-même). Ce genre de choix on peut le faire individuellement, un peu comme un homme qui est prison avec les pires criminels qui soient et qui refuse de faire ce qu’il faut faire pour survivre pour des raisons morales. Il peut se laisser sodomiser et se laisser vendre contre des paquets de cigarette, ou même se suicider pour ne pas avoir à commettre d’actes ignobles et inhumains (moi à sa place je sais que j’essaierais de toute mes forces et sans la moindre hésitation, de trancher des carotides mais chacun fait ce qu’il veut). Le suicide politique collectif n’est pas une option pour un peuple qui veut continuer d’exister. Il faut survivre. Et pour survivre il faut vaincre. Pour vaincre, il faut parfois combattre le plus efficacement possible, sans s’embarrasser de la question de la moralité des moyens. Et dans les guerres longues et populaires , les enfants constituent la relève. 

        Sinon, il n’est pas vrai que tout le monde s’en fout des palestiniens, notamment chez les peuples anciennement colonisés d’Afrique, d’Asie ou d’Amérique latine qui ont encore leurs propres guerres de libération nationale en mémoire et savent bien ce qu’elles impliquent. Le monde ne se limite pas à un occident donneur de leçon  vivant dans sa bulle de prospérité et paix et qui ne sait plus du tout ce qu’est la guerre (d’ailleurs, ce serait faux de dire que tout le monde se fout des palestiniens même en occident mais supposons ). 

        C’est quoi le sens de cet article, alors ? C’est pas fait pour nous présenter une innocente gamine victime du méchant appareil militaire qui brutalise les ch’ti n’enfants inoffensifs ? 

        ------> Mais ce ne sont pas les résistants palestiniens qui utilisent des enfants qui font ce genre d’article. D’autres s’en charge et si cela permet de paralyser l’envahisseur, de leur perspective c’est tant mieux , ils ne vont pas non plus cracher sur cette aide. smiley


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        maQiavel maQiavel 6 mai 14:12

        * commence à l’agrégation de ces clans ou familles ( désolé)


      • vote
        Belenos Belenos 6 mai 14:32

        @maQiavel

        "Ce genre de choix on peut le faire individuellement, un peu comme un homme qui est prison avec les pires criminels qui soient et qui refuse de faire ce qu’il faut faire pour survivre pour des raisons morales. Il peut se laisser sodomiser et se laisser vendre contre des paquets de cigarette, ou même se suicider pour ne pas avoir à commettre d’actes ignobles et inhumains (moi à sa place je sais que j’essaierais de toute mes forces et sans la moindre hésitation, de trancher des carotides mais chacun fait ce qu’il veut)."

        "Ce qu’il faut faire" dans votre exemple, pourquoi "faut-il" le faire... sinon pour des "raisons morales" ? Si quelqu’un décide de ne pas se laisser sodomiser, c’est sans doute aussi pour des "raisons morales" et pas juste parce qu’il a peur d’avoir mal au cul, n’est-ce pas ? S’il décide de ne pas se suicider, c’est aussi pour des "raisons morales". Et s’il considère qu’il ne lui reste plus comme solution que de couper des carotides, c’est encore pour des "raisons morales" qu’il coupera des carotides. Donc, votre exemple ne contredit pas du tout mon propos, il le confirme. Car ce que je dis, c’est que la survie n’est pas en soi suffisante si l’on perd la dignité et ce qui donne sens à son existence. Votre exemple le montre bien. Trancher la gorge au gars qui veut vous violer (en prenant l’hypothèse crédible que ce serait la seule solution dans ce milieu, ce que je conçois) me semble tout à fait raisonnablement moral (je ne dis pas que ça ne laisse pas de trace dans un parcours de vie mais ça peut être la moins mauvaise solution). Cependant, ce n’est pas la même chose que d’envoyer un enfant se faire violer à votre place, par exemple, n’est-ce pas ? 


      • vote
        Belenos Belenos 6 mai 14:38

        Un des meilleurs rôles d’un acteur plus connu pour ses chemises à fleurs et sa fausse Ferrari. 

        https://www.youtube.com/watch?v=gHwge8PVgYo


      • 2 votes
        Qirotatif Qirotatif 6 mai 15:15

        Bonjour à tous, 

        Je savais bien que mon post allait faire l’objet de critiques même si je ne l’ai pas rédigé pour polémiquer mais parce que c’est ma perception d’un conflit que suis depuis des années et que j’ai vu de mes yeux, ce qui, je crois, a modifié mon approche. 

        Voilà ce que je peux répondre :

        @Joe Chip
        "La question palestinienne a été réglée en 67 quand les Arabes ont perdu la guerre contre les Israéliens (et de quelle manière). 50 ans plus tard aucun pays arabe (surtout par les plus grands comme l’Egypte et l’AS) ne songent à remettre en question les conséquences de cette défaite qui a scellé le sort des Palestiniens."

        Les arabes ont en effet perdu. Le sionisme n’est plus un projet dans le sens où Israël existe. Cela en reste un dans le sens où pour nombre d’Israéliens, toute la cis-Jordanie, l’intégralité de la Judée-Samarie est eretz Israël et qu’il n’est pas achevé. Les Palestiniens ont perdu la guerre et ont continué d’être les pions de pays arabes qui défendent davantage leur suprématie sur la région que les intérêts de ces gens dont ils se foutent allègrement. Le palestiniens poursuivent principalement une bataille de l’image et l’on peut comprendre la résistance de ceux de la zone A mais il n’y a plus de guerre à proprement parler. Les Palestiniens de cis-Jordanie ont été désarmés et les gens qui ont perdu leurs terres au fil des conflits armés les ont perdu définitivement. Pour bcp d’Israéliens, les Palestiniens ont un pays et il se nomme "Jordanie" et ils ne reviendront pas là-dessus. 

        Pour le reste ce que tu dis n’est pas en contradiction avec mon propos. Je pointe juste un aspect du traitement médiatique au travers de ce reportage : Contrairement à ce que je lis partout, les médias français ne sont pas radicalement pro-Israël. Les gens confondent l’omniprésence de sionistes et leur poids réel dans la politique française (et européenne) avec le traitement médiatique. Ici le reportage va jusqu’à ignorer la dimension religieuse de la question. Il ne prend pas position sur l’utilisation d’enfants dans le conflit : ce n’est pas un reproche, juste un constat. Contrairement à ce que je lis, ces soldats Israéliens, souvent jeunes eux-aussi, ne sont pas des ordures sans coeur qui jouissent de buter des enfants. Il ne s’agit pas de nier les exactions de certains, juste de pointer cette caricature mue bien souvent par un mélange d’ignorance et de parti pris antisioniste primaire. D’ailleurs plusieurs assos dénoncent les exactions de tsahal sont... israéliennes. Cette solidarité de façade des pays arabo-muz est à replacer dans des considérations plus globales.


        @Norman

        "mais je me demande candidement quelles sont les méthodes et stratégies à leur disposition pour combattre une force d’occupation qui s’appuie sur une opportune immunité pénale internationale pour multiplier les vols de territoires, sans oublier l’usage d’armes non conventionnelles (chimiques notamment) les restrictions d’accès à l’eau potable etc etc etc...que peuvent-ils faire.. ?"

        Ca n’engage que moi mais admettre que la guerre est perdue, au moins temporairement. Il y a 57 pays dans lesquels les palestiniens pourraient s’installer. Je ne parle pas de la famille qui est installée sur ces terres depuis des siècles dont je comprends le combat mais la réalité est que nombre de Palestiniens sont venus des pays voisins quand le proto-état juif s’est développé. Ils n’étaient pas plus Palestiniens que moi je suis aborigène. Je ne sais plus qui résumait l’action de l’AP et d’Arafat avec cette formule mais je la partage très largement : "tout ce qu’Arafat a réussi a créer c’est Arafatland". Un état palestinien n’est plus viable aujourd’hui. Il n’y a même pas besoin d’aller sur place pour arriver à une telle conclusion : il ne reste de tout cela qu’une minuscule bande de terre nommée Gaza et la zone A, càd rien. 


        " et si on s’amusait à faire la somme des enfants pulvérisés sous les bombes occidentales, en partie avec nos impôts, depuis 2001 il y aurait matière à relativiser une indignation légitime à la base..."

        Aux gens d’arrêter de voter avec leurs pieds s’ils en ont réellement qq chose à faire, ce dont je doute. Qu’ils votent Merluche, Marine, Asselineau, NDA, Lutte Ouvrière... : malgré les énormes différences pol de ces gens, ils partagent tous une critique radicale de la pol extérieure absurde que notre pays mène. La vérité est que la priorité des gens c’est leur portefeuille. La réalité est que l’on se sent solidaire de ce qui arrive à nos proches et que l’intérêt diminue à mesure que les cercles humains concentriques qui nous entourent deviennent de plus en plus grands. Je pointe l’hypocrisie, le côté très artificiel de cette solidarité et parfois son caractère religieux des deux côtés, juifs et musulmans, qui hélas, pour certains, révèle le genre de citoyens Français qu’ils sont. 


        @Belenos

        Tout à fait en accord avec ton post sur les moyens. J’ajouterais que c’est un peu comme le voyage : le chemin compte bien plus que la destination finale. Et quand il n’y a plus que la destination finale qui importe, peut-on encore parler de voyage ou pas plutôt d’une simple téléportation...


        @MaQiavel 

        Admettons que ta maison soit prise d’assaut demain, que tu aies des soldats devant ton portail : Laisserais-tu tes enfants aller au charbon, les regarder balancer des pierres pour rien sue eux sachant qu’ils risqueraient l’arrestation voire pire et tout ça pour rien ? Les laisserais-tu y aller à ta place ? En admettant que la réponse soit non, pourquoi cette mansuétude vis à vis des Palestiniens qui sacrifient leurs gosses dans une guerre qui n’en est plus une ?


      • vote
        Qirotatif Qirotatif 6 mai 15:19

        @Belenos
        Qu’est ce que c’est que cette histoire de "fausse Ferrari" ??? Qu’elle est l’étape d’après sombre négationniste que tu es ? Nous faire croire que les doberman d’Higgins étaient en réalité des caniches ? smiley


      • vote
        maQiavel maQiavel 6 mai 15:25

        @Qirotatif

        Pour être honnête : je ne peux pas te dire ce que moi je ferais dans la situation que tu décris. Peut être serais je un lâche et je me soumettrai par peur qu’il arrive malheur à mes enfants. Peut être laisserai je mes enfants , peut être pas. Je ne sais pas. 

        Ceci étant , je comprends tout à fait ces parents qui laissent leurs enfants aller au charbon contre une armée d’occupation. 

        Autre chose : c’est la guerre. Et non , la guerre n’est pas terminée. Et personne ne peut dire le tour qu’elle prendra dans 5 ans , dans 10 ans , 50 ans ou un siècle. Tant qu’il y’aura encore des combattants debout dans les deux camps , ce sera toujours la guerre. Quant à moi , je serais toujours du coté de l’occupant contre l’occupé , du coté du colonisé contre le colonisateur , du coté du résistant contre l’envahisseur et les moyens que l’opprimé utilise m’importent peu : la fin justifie les moyens comme je l’ai dit plus haut. C’est ça la guerre ! 


      • 1 vote
        Belenos Belenos 6 mai 15:35

        @Qirotatif
        Bon, c’est vrai que j’ai exagéré : Magnum conduisait bien parfois une véritable 308... enfin, surtout à l’arrêt.  smiley

        La vraie Ferrari : https://www.leblogauto.com/2017/01/ferrari-308-gts-de-magnum-aux-encheres.html

        Cependant, elle était souvent "doublée" pour les cascades. 


      • vote
        maQiavel maQiavel 6 mai 15:35

        @Qirotatif
        Par contre , si ma maison est prise d’assaut par des envahisseurs et que je décide de laisser mes enfants  balancer des pierres ou même que je décide de les armer , je considérerai que l’envahisseur et ses défenseurs n’auraient absolument pas le droit de me donner de quelconques leçons de morales. Qu’ils foutent d’abord le camp de chez moi , après ils auront le droit de s’inquiéter pour mes enfants s’ils en ont envie. 


      • vote
        Belenos Belenos 6 mai 15:41

        @maQiavel
        "la fin justifie les moyens comme je l’ai dit plus haut. C’est ça la guerre !" 

        Mais quel enragé ! Je vous prescris trois chansons de Enrico Macias avant chaque repas pour mettre un peu d’amour dans votre coeur et vous éviter de suinter la haine. 

        https://www.youtube.com/watch?v=Ec_D7DsOjsM


      • vote
        Belenos Belenos 6 mai 15:44

        @maQiavel
        "Qu’ils foutent d’abord le camp de chez moi"

        Comment ça, "chez vous" ? Mais ce n’est plus chez vous, puisque Dieu m’a promis votre terre.  smiley



      • 3 votes
        hase hase 6 mai 15:49

        @maQiavel
        D’autant plus que ces enfants n’ont pas l’air contraints, étant entendu que leur enfance en de telles conditions n’a strictement rien à voir avec celle de nos enfants rois, confits en consommation.


      • vote
        Belenos Belenos 6 mai 15:57

        @hase

        Voilà un argument éducatif :
        "Si tu manges pas tes épinards, on t’envoie en Palestine (petit con !)"


      • 2 votes
        Norman Bates Norman Bates 6 mai 16:01

        @Qirotatif

        Je te sais suffisamment ouvert d’esprit pour admettre toi-même que l’option de la capitulation et de la fuite est juste impensable par rapport aux innombrables épisodes de cette colonisation sous une justice internationale aphone avec de (rares) condamnations jamais suivies de sanctions...il y a un profond sentiment d’injustice que le simple fait de survivre ne tempérera guère, pour ces gens il est infiniment plus honorable de combattre et de mourir avec leurs convictions, fussent-elles bercées d’utopie...

        D’autre part il me semble dangereux de valider le rapport de forces actuel dans cette situation...ce n’est un secret pour personne, Netanyahou veut se farcir l’Iran, avec ou sans le soutien de l’oncle Samuel...et ensuite.. ? la jurisprudence palestinienne est porteuse de conséquences considérables qu’on ne peut négliger...accorder un ausweiss universel à une bande d’illuminés annonce des déconvenues douloureuses...

        Je te rejoins sur la "priorité" de l’électeur français, son indifférence par rapport à la politique étrangère...il n’est pourtant pas compliqué de comprendre que la soumission absolue à "l’axe du bien" est un désastre dont on paye le prix sur notre territoire, et que la "voix de la France" n’est plus que gémissements d’une Marianne secouée par les ruades indécents de nos maîtres...


      • vote
        maQiavel maQiavel 6 mai 17:52

        @Belenos

        Une petite histoire (vraie ) qui plairait à notre Enrico national.

        Nous sommes au Japon au XVIIIème siècle dans la région d’Owari. Les inondations sont fréquentes et le transport fluvial est vital ne serait ce que pour se déplacer. Sur un îlot, une bataille oppose un riche marchand du nom d’Owari –ya qui essaie d’obtenir le monopole du transport fluvial, à Ginji, un simple batelier. Les terres de l’îlot appartiennent à Ginji, Owari –ya souhaite y faire passer ses bateaux mais Ginji refuse car lorsque les bateaux d’Owari –ya passent par un port, il finit par s’en emparer. Owari –ya a un tempérament tyrannique et Ginji le sait bien : son père a travaillé pour lui et est mort d’épuisement à la tache en naviguant jour et nuit, hiver compris, pour une bouchée de pain. Les terres et le port de Ginji sont donc le moyen de son indépendance et de celle des bateliers qui se sont joint à lui.

        La confrontation entre Owari –ya et ses hommes d’un coté et Ginji et les autres bateliers de l’autre commence. Les hommes d’Owari –ya moins nombreux sont repoussés. Owari –ya fait alors parvenir un bateau sur l’île. Dessus, la famille de Ginji qui est ligotée. On fait débarquer les otages sur l’îlot.

        - Owari –ya : Alors Ginji, acceptes tu mes conditions ? Ou alors continueras-tu à te battre même si ta famille est tuée ? Réponds-moi !

        -Les camarades de Ginji : Ca ne se fait pas ! Espèce de démon. On ne peut pas gagner contre ce type.

        -Ginji (déterminé) : Même en tuant ma famille, tu n’auras jamais notre port  !

        - Owari –ya : Si tu le dis. Regarde bien.

        Owari –ya s’avance vers la famille de Ginji.

        Un des camarades de Ginji : Attends ! Ginji, on ne peut pas le laisser faire ça. On ne peut pas laisser mourir ta famille.

        - Ginji : Laissez-le les tuer !

        Les camarades de Ginji : C’est impossible. C’est trop atroce. On ne peut pas gagner contre lui. C’est dur mais on ne peut rien faire.

        -Ginji : Ce n’est pas le moment de montrer vos faiblesses. Nous nous sommes rassemblés pour ne plus avoir à supporter ce scélérat.

        -Owari –ya : Si quelques uns d’entre vous renoncent maintenant, je ne tiendrai pas compte de cette affaire. J’oublierai tout. Que ceux qui veulent abandonner se fassent connaitre. Je donne dix Ryo (ancienne pièce de monnaie japonaise en or) au premier d’entre eux.

        -La mère de Ginji hurle alors qu’elle est ligotée à terre : Mes amis , même si vous renoncez maintenant , ça ne suffira pas , il se vengera !

        -Ginji : Maman, sa ruse de gamin ne marchera pas !

        -Owari –ya le regard sévère : Quoi ?

        La mère de Ginji : Je sais bien Ginji. Vu notre situation, la vie vaut autant que la mort. Bats –toi courageusement jusqu’à la fin.

        -Owari –ya : Telle mère, tel fils. Je n’ai pas le choix, ces deux là sont prêts à tout.

        Owari –ya Lance un sabre à un de ses hommes et lui ordonne de tuer la mère. Il la transperce. Les camarades de Ginji sont accablés. Ginji ne bronche pas.

        Owari –ya à un autre homme : Tue son frère maintenant !

        Le frère de Ginji ligoté à un poteau : Mon frère ! Que représente ta famille pour toi ? Nous ne sommes pas des animaux, si tu tenais un peu à nous tu nous sauverais. A ta place j’accepterai sa proposition pour le moment pour récupérer ma famille et j’irai le tuer dans son sommeil. Mais toi, tu ne cherches pas de solutions, tu as laissé mourir notre mère. Nous laisseras-tu mourir aussi ? A quoi penses-tu ?

        Les enfants de Ginji ligotés sont en sanglot.

        Les camarades de Ginji : C’est vrai. Ton frère a raison. Ginji, fais ce qu’il dit ! Toute ta famille va mourir si tu ne fais rien.

        Owari –ya à son homme : Tue le vite !

        Il s’exécute en lui perçant le cœur du frère de Ginji avec un bambou.


      • vote
        maQiavel maQiavel 6 mai 17:56

        Owari –ya toujours à son homme : A la femme maintenant. Tue là ! N’hésite pas. Fais vite !

        La femme de Ginji : Attendez, je veux parler à mon mari !

        Owari –ya : C’est bon, dis lui qu’il ferait mieux de m’obéir.

        La femme de Ginji : Mon chéri, je sais que tu ne peux pas lui obéir. Il y’avait peut être d’autres moyens mais je ne te reproche rien. Je ne te demande qu’une chose : sauve nos enfants ! Trouve une solution pour eux.

        Owari –ya : Ta femme a raison. Aucun père ne pourrait laisser mourir ses enfants. Ginji, ne t’entête pas et ne laisse pas mourir ta femme et tes enfants !

        Les camarades de Ginji : Ca suffit, on ne peut plus supporter ça. On doit faire ce qu’il dit. Que fera-t-on s’il tue toute ta famille ?

        Ginji : Vous n’êtes que des lâches ! Il peut tuer toute ma famille, je ne lui obéirai jamais. Il peut bien faire ce qu’il veut, j’irai au bout de mes idées !

        Owari –ya : Nous t’avons tous entendu Ginji !

        Owari –ya à un de ses hommes : commence par son fils !

        L’homme d’Owari –ya : chef, je ne peux pas tuer un enfant.

        Owari –ya à ses hommes : Que quelqu’un le tue, vite ! Ses hommes baissent la tête.

        Owari –ya : Bande d’incapables !

        Owari –ya court sabre à la main vers le fils de Ginji, la femme de Ginji lui saute dessus et il la sabre. Dans la confusion, le fils de Ginji parvient à se libérer et court vers son père.

        Owari –ya hurle : Rends moi ton fils Ginji !

        Ginji se saisit de son fils et le lance à Owari –ya. L’assistance est stupéfaite.

        Owari –ya décontenancé : T’aimes pas ton fils ? Ginji, es tu vraiment le père de ce gamin ? Tu as abandonné ta mère, ta femme et même ton fils ?

        Ginji : Tu as compris maintenant ? Tue les enfants et rentre chez toi !

        Les camarades de Ginji : Ginji ? Qu’est ce que tu dis ? Tu es devenu fou ? Tu es un homme ou un démon ?

        Ginji : Pourquoi vous vous énervez comme ça ? Je vous ai toujours dit que je me battrais jusqu’au bout, même si les miens devaient être tués ! Vous avez compris ? Oubliez me enfants nous devons chasser Owari –ya définitivement.

        Ginji à Owari –ya avec détermination : Allez, tue les et rentre chez toi !

        Owari –ya et ses hommes, bouche bé, se mettent à reculer.

        Les camarades de Ginji : Tu vas laisser mourir tes enfants ? On ne te comprend plus. On ne savait pas que tu étais encore plus insensible que lui. Tu es horrible. On ne peut pas les laisser mourir.

        Ginji : Alors pourquoi restez vous ici sans rien faire ? Ce n’est pas comme ça que les choses changeront ! 

        Ginji  s’avance vers Owari –ya une lance à la main d’un pas décidé. Owari –ya tremble et ordonne à ses hommes de le tuer. Ils n’obéissent pas. Ginji met sa lance sous la gorge d’ Owari –ya qui tombe sur son postérieur.

        Ginji : L’histoire centenaire des Owari –ya  s’arrête ici. Si tu veux m’échapper, va en enfer !

        Owari –ya haletant : Ne me tue pas … Pitié, ne me tue pas !

        Les camarades de  Ginji : T’ose demander grâce ? Tue le Ginji !

        Ginji : Je ne te tuerai pas mais je prendrai ta lumière. Ginji crève les yeux d’ Owari –ya qui hurle de douleur . Il se tourne vers ses hommes.

        Ginji : Et vous ? Si vous voulez vous battre, je suis prêt !

        Les hommes d’Owari –ya, se jettent face contre terre et répondent en tremblant  : Non, ce n’est pas la peine, c’est un maitre sévère, on n’avait pas le choix. Excuse nous.

        Ginji : D’accord, on veut vivre en paix. Owari –ya s’avance vers ses enfants et les libère.

        Les camarades de Ginji l’observent  : Il a abandonné ses enfants avant de les sauver. On a eu tord. Sans lui, on aurait obéi à Owari –ya, même en étant si nombreux. Il n’est ni froid, ni horrible, Ginji est un homme, un vrai. Les camarades accourent vers Ginji et l’implorent à genou : Notre lâcheté a causé le malheur de ta famille

        Ginji : Owari –ya est parti. On va pouvoir travailler normalement maintenant.

        Les camarades à l’unisson : Oui !

        La perte de sa famille fut un drame mais Ginji gagna la confiance des gens. Le port de Ginji  s’est développé, les ancien travailleurs d’Owari –ya vinrent travailler pour lui et les bateliers n’étaient plus maltraités physiquement ou mentalement.

         


      • vote
        Qirotatif Qirotatif 6 mai 18:17

        @Norman Bates

        Sur les instances internationales : Les sanctions n’arrivent pas parce que les moyens de l’ONU ne sont rien en comparaison des capacités (militaires, éco, médiatiques, etc.) des grandes puissances (l’axe du bien en tête). Non loin de l’entrée du Conseil de Sécurité de l’ONU à NY que j’ai pu visiter il y a qq semaines grâce à une amie diplomate et son patron qui y siège et avec lequel j’ai pu discuter, il y a un grand panneau qui affiche en temps réel les dépenses militaires dans le monde. Il y a aussi un grand cercle qui représente ces dépenses annuelles vs. le budget de l’ONU... c’est un peu comme quand on représente la Terre et le soleil en respectant l’échelle. J’imaginais le Conseil de Sécurité comme une immense salle... mais en réalité c’est grand comme un amphi de 192 places avec une table en bas et quelques sièges pour les membres permanents et ceux élu pour 1 an. Le bâtiment est solennel, avec une moquette épaisse où l’on s’enfonce, des vitrines pleines des cadeaux de pays, la fameuse statue qui a été soufflée par la bombe nucléaire d’Hiroshima... Dans le hall d’entrée il y a une réplique de spoutnik, dans les couloirs des fresques immenses et plein de symboles partout.Ilya aussi un grand panneau en face de l’entrée du CS abordant le cas palestinien. Mais au fond, c’est ce tableau en temps réel des dépenses militaires qui résume tout. 

        Si les juifs avaient attendus l’aval de l’ONU, ils en seraient encore à se répéter "l’été prochain à Jérusalem". Que l’on approuve ou non leur politique, ce qui est omniprésent dans la tête des Israéliens c’est que dans les années 40, personne n’a pu venir les aider alors qu’ils étaient dans les camps. Ce souvenir évoqué quasi quotidiennement (suffit de lire la presse israélienne) a été et est toujours le ciment d’une détermination corroborée par la réalité : les instances inter n’ont aucun poids ou presque. De même, les Palestiniens n’ont rien de plus à en attendre. Et si vraiment les arabes en avaient qq chose à faire d’eux, ils leur fourniraient un appui militaire conséquent et Dieu sait si certains pays disposent d’armements efficaces qui pourraient inverser le rapport de force mais mis à part face à la détermination du Hezbollah au sud Liban où Tsahal a du reculer, ils ont systématiquement gagné et Israël a survécu. 

        Est-ce que les Palestiniens n’auraient pas davantage intérêt à se dév économiquement ailleurs et, qui sait, demain revenir et reprendre de force ce qu’ils estiment leur propriété ? Je n’en sais rien à dire vrai. Ce que je sais c’est que la situation n’est pas aussi simple que ce que bcp résument, avec un méchant "colon" d’un côté et un gentil "colonisé" de l’autre. C’est en partie faux sur le plan historique et le pire malheur des arabes de cis-Jordanie est d’avoir été les instruments de considérations qui dépassaient largement la défense de leurs oliviers. J’ai beau désapprouver la politique israélienne en cis-Jordanie pour en avoir vu les effets sur le terrain, mon constat est que ce pays permet aux minorités de vivre en paix (vs. les pays arabes où des gens comme moi sont largement persécutés, nos droits bafoués, lieux de culte spoliés et j’en passe) et a acquis son droit d’exister, ce qui est contesté encore aujourd’hui, y compris par des gens qui ont la nationalité israélienne. Certains ont opté pour la "solution" de laisser leurs gosses se faire exploser au milieu de civils... stratégiquement cela n’a eu aucun effet si ce n’est de renforcer l’idée que ce contrôle militaire permanent avait des raisons d’être. Parfois le prix à payer est trop élevé... et la vie de ses propres enfants, à titre personnel, qu’elle que soit la cause, n’est pas une monnaie acceptable. Ca n’est que l’avis de quelqu’un qui n’est pas dans la situation quotidienne d’une famille qui reçoit intempestivement la visite d’hommes en arme. 


      • vote
        Norman Bates Norman Bates 6 mai 22:13

        @Qirotatif

        Cette "épaisse moquette" explique peut-être en partie la torpeur qui semble imprégner certains débats en cette noble assemblée... smiley

        Par chance ta visite n’a pas été mouvementée comme celle d’un autre bon camarade, Roger Tornhill...

        https://www.youtube.com/watch?v=A7gKFleV_JU


      • vote
        Qirotatif Qirotatif 7 mai 08:56

        @Norman Bates
        La grande tour qui surplombe East River que l’on voit régulièrement quand on montre des images de l’ONU et dont on voit le hall dans ce film est celle où il y a les employés de l’ONU. Mais le bâtiment où il y a les 3 chambres, dont le Conseil de Sécurité et l’Assemblée Générale est un petit bâtiment tout en longueur à côté. Quant aux diplomates des 192 délégations ils ont leurs bureaux ailleurs dans NY, en général pas très loin pour des questions pratiques. Détail amusant et en lien avec le sujet, j’ai pu croiser dans la rue juste devant un Naturei Karta, un rabbin antisioniste pour ceux qui connaissent... Un chrétien plutôt sioniste et un rabbin radicalement anti... je hais les selfies mais ça aurait pu en faire un sympa si j’avais pas été occupé à ce moment là smiley 


      • vote
        Qirotatif Qirotatif 7 mai 08:58

        "Un chrétien plutôt sioniste"... enfin, façon de parler.


      • 11 votes
        DJL 93VIDEO DJL 93VIDEO 5 mai 15:42

        Une amazone en herbe qui défends son pays sans peur, avec courage, une vraie battante ... Un grand bravo aux soldats de cette colonie nommée Israël, à ce rythme là, demain vous jetterais des bébés en prison !



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