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abolab

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  • Premier article le 30/09/2019
  • Modérateur depuis le 08/10/2019
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    abolab 8 octobre 2019 18:34

    @sls0
    Pour l’expérience de Robert Williams Wood, voici un lien vers le texte complet, c’est une publication très courte datant de 1909, juste quelques paragraphes.

    Abbot avait tenté de réfuter l’expérience verbalement en comparant les boîtes de Wood à des "hot-box", comme celles de Horace-Bénédicte de Saussure, précurseuse des fours solaires... Mais Wood était bien conscient que l’atmosphère terrestre ne peut être modélisée par un four solaire... c’est pourquoi il a élaboré cet ingénieux modèle comparatif dont le but était de répondre à la simple question :"Les rayonnements infrarouges influencent-ils la température de l’air ?", ce que l’expérience manifestement répondit par un "non" non encore expérimentalement réfuté.

    Oui, vous avez raison, un rayonnement est influencé par la masse et ainsi il peut être dévié, c’est de l’optique relativiste... que l’on doit à Albert Einstein. Je parlais du rayonnement infrarouge, qui est bloqué/dispersé par exemple dans l’expérience de la BBC de la vidéo, ou (au moins partiellement en ce qui concerne le spectre lumineux) en plaçant un filtre de couleur rouge sur un télescope, dans l’expérience d’Herschel.

    Mais a-t-on déjà envoyé un thermomètre sur Mercure et examiné en détails l’atmosphère vénusienne ? La masse de l’atmosphère, la taille de la planète et sa distance au soleil semblent être les facteurs les plus importants pour déterminer sa température, selon l’expérience de Wood.



  • 1 vote
    abolab 8 octobre 2019 12:04

    Petite coquille dans l’article : il s’agit d’une déclaration du SIAAP, et non du SIAPP : "Syndicat Interdépartemental pour l’Assainissement de l’Agglomération Parisienne"

    https://www.siaap.fr/



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    abolab 7 octobre 2019 15:32

    @sls0, effectivement, l’expérience de Tyndall, reproduite par le présentateur de la BCC (manifestement conseillé par des scientifiques peu scrupuleux) ne peut aucunement démontré que l’air du tube se réchauffe du fait d’une forte présence de CO2 associé à une source de chaleur (en l’occurence, une bougie).

    Conscient de la limitation de l’expérience de Tyndall, Robert Williams Wood développa une expérience ingénieuse afin de modéliser l’atmosphère terrestre et tout système gazeux clos (comme les serres) en utilisant un système comparatif de de deux boîtes closes remplies d’air dont l’une laisse s’échapper les rayons infrarouges en provenance du sol, tandis que l’autre bloque les rayons infrarouges à l’intérieure de la boîte, tout en mesurant la température des deux boîtes exposées au soleil.

    La conclusion de l’expérience de Wood est que le rayonnement infrarouge piégé n’est pas capable d’augmenter la température de l’air de la boîte, et que donc le blocage de la convection ou de l’advection (en ce qui concerne la Terre) par la force de gravité est la seule explication physique de l’effet de serre, qui n’est pas créé par un piégeage du rayonnement infrarouge.

    William Herschel avait découvert ce que vous décrivez sur les couleurs en 1800, en montrant qu’un filtre de couleur rouge sur son télescope était capable de bloquer la transmission de chaleur, comparativement à des filtres d’autres couleurs.

    Qui dit "absorption" de rayonnement ne dit pas "chaleur", encore une fois, car cela dépend du contexte et du substrat en présence.



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    abolab 4 octobre 2019 23:13

    @sls0
    Dans un complexe gazeux comme l’air, la chaleur est le produit de la collision des molécules entre elles, et donc de l’agitation cinétique globale qui fait collisioner les molécules entre elles.
    Qu’un rayonnement infrarouge vienne modifier l’énergie cinétique d’une molécule trace de l’air de sorte à élever de manière significative l’agitation cinétique globale de l’air, c’est-à-dire la chaleur mesurable, n’est pas du tout démontré.
    Vous voyez bien que les énergies de vibration ou de rotation d’une molécule décrite dans votre lien ne modifie pas réellement ou significativement l’énergie cinétique de la molécule, car elle ne modifient pas nécessairement la vitesse ou la direction de cette molécule dans l’air.
    Vous avez raison cependant de parler de masse globale de CO2, car effectivement, l’effet de serre est lié à la masse totale de l’atmosphère qui est retenue sur Terre par la gravité, qui bloque l’advection de l’air au-delà d’une certaine altitude. La chaleur reste donc confinée dans le volume de l’atmosphère.



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    abolab 4 octobre 2019 19:54

    @sls0
     Vous semblez confondre comme le fait François Gervais également, absorption du rayonnement infrarouge et création de chaleur (la température étant la mesure de la chaleur).

    Le rayonnement infrarouge en intéragissant avec la molécule de CO2 ne crée pas de chaleur, il est juste absorbé et rapidement dispersé, ce qui équivaut au blocage du rayonnement dans la direction de la caméra.

    Le rayonnement dispersé finit dans les parois du tube, et là, comme la densité de la matière est beaucoup plus importante, il permet la création de chaleur, qui est dû à un effet cinétique et à la collision des molécules entre elles.

    Dans un gaz, l’effet cinétique et la collision des molécules entre elles du fait du rayonnement infrarouge n’est pas du tout démontré et semble peu probable.

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