Quant au fait que Pierre Rabhi gagne de l’argent avec ses livres et avec ses conférences, je ne vois pas où est le problème. Il a un public, il a du succès, il n’oblige personne à lire ses bouquins ou à venir l’écouter : que celui qui l’envie fasse la même chose que lui s’il en est capable.
Toutes les personnes célèbres ne le sont pas à juste titre et on peut souhaiter dénoncer un Tartuffe. Mais ceux qui tentent de se faire connaître en disant du mal de personnes plus populaires qu’eux-mêmes commencent bizarrement leur parcours médiatique. C’est comme vouloir s’introduire dans un palais en passant par le tuyau des chiottes. On risque de garder une petite odeur de caca sur soi pendant longtemps.
@Mollah Homard Il reste Pierre Rabhi... Ah mais lui, justement, il a choisi de s’appeler Pierre et a donné des prénoms chrétiens ses enfants : Cécile, Sophie, David, Gabriel et Vianney (prénom du curé d’Ars)
Pierre Rabhi est un paysan-poète qui fait l’éloge de la simplicité volontaire. Il est apprécié pour sa propre simplicité et parce qu’il incarne lui-même ce qu’il dit. Il ne prétend pas être autre chose. Son public voit en lui un sage humaniste plutôt qu’un savant du genre ingénieur agronome (il y a d’autres personnes en France pour ça) et il n’y a donc pas tromperie. Quant à savoir (fin de la vidéo) si les sociétés se transforment parce que les individus changent volontairement de mode de vie (les colibris) ou par la lutte organisée tenant compte des rapports de force (théorie marxiste qui semble être celle du jeune homme à l’air sérieux et vieux avant l’âge), c’est un débat intellectuel sans fin qui n’a aucun sens. Dans la réalité pratique, il nous faut certainement faire les deux : avoir une existence personnelle (métier et cadre de vie) écologiquement cohérente et l’inscrire dans une action collective (associative, syndicale ou politique). Or, il me semble bien que c’est ce que Pierre Rabhi continue à faire à 80 ans... et avec le sourire.