@maQiavel "Ca me rappelle la discussion que nous avions eue sur les fins et les moyens et l’opposition millénaire entre le point de vue du guerrier et celle du philosophe."
@maQiavel "Mais pour ces derniers , la seule façon de se constituer en nation souveraine et puissante est avant tout de se libérer de la domination des puissances étrangères."
Vous dites que c’est la seule façon mais... est-ce que c’est efficace ? Une voie qui n’aboutit pas n’est pas "l’unique voie" mais une impasse.
@maQiavel "En tous cas, notre monde ultra -compétitif organisé autour de lutte pour la domination me fait penser à un asile de fou dans lequel la seule solution pour survivre est de soi même devenir fou."
Un des premiers films qui avait attiré l’attention sur ce problème (avec humour) s’intitulait justement "Les dieux sont tombés sur la tête".
@maQiavel "C’est de cela que je parlede leur lutte pour se libérer, de la non acceptation de leur servitude face à des puissances étrangères, pas de leur capacité depuis des siècles à constituer de grands Etats avec de grands rois pour que les touristes occidentaux puissent venir admirer."
Mais les deux choses ne sont-elles pas indissolublement liées ? Former une nation n’a pas pour but d’offrir un spectacle pour les touristes. Il s’agit de constituer un organisme social doté d’un système immunitaire qui assure son identité et sa résistance à l’invasion, ce qui correspond au passage de la diversité tribale à l’unité nationale. Refuser d’être aliéné par des puissances étrangères est bien beau mais ce n’est pas suffisant : il faut, avant tout, avoir le moyen de définir ensemble ce qui nous est étranger et donc avoir une identité, être quelque chose pour soi-même et pour les autres nations ; il faut aussi avoir les moyens réels de résister à ces puissances étrangères, que ce soit sur les plans militaire, diplomatique, industriel, agricole, commercial, culturel, etc. Or, il faut bien constater que certaines populations, à certains moments de l’histoire, ne sont pas bien placées dans cette course, pour un tas de raisons difficiles à démêler, mais que l’on ne peut pas simplifier à outrance en affirmant qu’elles ne sont que des empêchements extérieurs construits et entretenus par des prédateurs. Bien entendu, il existe des prédateurs de populations et bien entendu ils s’attaquent aux plus faibles populations du moment ! Il faut donc ne pas être faible, quel que soit le modèle politique et le style de développement choisis (Corée du sud, Bhoutan...)