@Qaspard Delanuit Nous avons longuement échanger avec maQ sur ce sujet, comme le démontre Sapir le burkini est politique, il n’est en rien un objet de foi. Donc pour répondre à linterdit que vous évoquez pour la baignade. Vous proposez à ces femmes de couvrir d’un legging, d’un t shirt à manche longue et d’un bonnet de bain qu’elles ne l’accepteraient pas. Parce que la tenue que je propose ne les différencie en rien des autres femmes, qui pour des raisons médicales se couvriraient sur une plage de la même manière, elles ne veulent surtout pas se fondre dans la masse.
@Norman Bates Sérieusement vous avez quel âge ? Votre suffisance, votre plaisir à regarder écrire, à vous lire vous-même (à bander si fort en vous lisant) votre mépris pour les chomeurs clairement affiché dans un de vos post, vos interventions "je distribue les bon point, j’arrive après la bataille...". Bref : Bouge !
Burki Tenue de bain couvrant les même parties du corps (torse, bras et jambes et cheveux) composée d’un pantalon et d’une tunique. la tunique devra être suffisamment longue pour qu’elle puisse garder à l’abris des regards le fessier. Ce qui implique, qu’au-delà de la matière utilisé (le néoprène) la tenue de plongeur ou de surfeur contreviendrai aux règles de vertu que propose le burkini.
@Qaspard Delanuit mais qui n’apporte aucune solution concrète en termes de droit
Un passage qui vous a sans doute échappé :
La France fait l’objet de tests de la part d’une petite minorité qui cherche à imposer une discrimination visible à la fois entre ce que cette minorité considère comme des « bons » et des « mauvais » pratiquants de sa religion mais aussi une discrimination visible entre homme et femme. Le vêtement est ici clairement un prétexte à stigmatisation de la part d’une minorité à l’encontre d’une majorité.
Le port d’un certain type de vêtements s’inscrit aujourd’hui clairement dans un projet politique d’affirmation explicite d’un culte et de prosélytisme de ce dernier sur la voie publique. A cet égard, il est donc clair que nous sommes en présence d’une affirmation agressive d’une religion par rapport à l’espace public.
Cette volonté d’imposer une discrimination visible s’inscrit dans une affirmation identitaire de nature communautariste. On voit que si l’on cède sur ce point ressurgiront immédiatement d’autres revendications comme celles de non-mixité ou de refus de certaines disciplines à l’école. Il est, de ce point vue, étonnant (ou pas…) qu’une certaine « gauche » dénonce (et avec raison) les revendications identitaires quand elles proviennent d’une certaine aile de l’arc politique mais accepte celle émise par une fraction, clairement extrémiste, se réclamant de l’Islam.
L’habillement est soumis à des règles, qu’elles soient dites « de mœurs » ou « d’ordre public ». Ainsi, il est interdit de se promener en ville en maillot de bain, de même que l’affichage d’un prosélytisme outrancier est strictement réglementé. Il convient de rappeler l’existence de ces règles.
Il faut alors rappeler que l’interdiction du port d’un vêtement n’est pas le symétrique de l’obligation de porter un type spécifique de vêtement. En effet, une personne peut porter des milliers de types de vêtements. Le fait de ne pas pouvoir en porter un ne lui ôte pas la possibilité de porter les autres. De ce point de vue les comparaisons faites entre l’interdiction du « burkini » (ou de la « burqa ») et l’obligation faites par les hitlériens du port de l’étoile jaune ne sont pas simplement stupides, elles sont aussi injurieuses pour la mémoire des victimes de la persécution nazie.
Ces motifs laissent à penser qu’une loi pourrait donc être prise, condamnant le port de vêtements qui constituent, dans le contexte actuel, de véritables manifestes politico-religieux. Cela n’implique pas d’aller au-delà. La loi, tout comme la tradition républicaine, tolère les signes d’appartenance religieux que l’on qualifiera de « discrets » tout comme elle distingue les habits des ministres des cultes de ceux du tout venant. Si une loi devait donc être prise, il conviendrait qu’elle respecte cette tradition.
Le CE s’était opposé à l’interdiction du voile à l’école, une loi a été votée pour l’interdiction contre 4 ans après. Le droit découle du décision souveraine. Et c’est tout ce qu’il y a à comprendre. (Quant à la formulation à la virgule près j’étais au courant). Le CE a désavoué les arrêtés municipaux, Les communes de Corses maintiennent les leur arguant du fait que le trouble à l’ordre public est avéré.