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Éric Guéguen

Éric Guéguen

Le monde actuel en 20 penseurs :
 
Platon - Aristote - Lucrèce - Farabi - La Boétie - Montaigne - Spinoza - Rousseau - Hegel - Tocqueville - Nietzsche - Ortega y Gasset - Polanyi - Strauss - Arendt - Vœgelin - Villey - Dumont - MacIntyre - Lasch
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« Le citoyen typique, dès qu’il se mêle de politique, régresse à un niveau inférieur de rendement mental. Il discute et analyse les faits avec une naïveté qu’il qualifierait sans hésiter de puérile si une dialectique analogue lui était opposée dans la sphère de ses intérêts réels. Il redevient un primitif. Sa pensée devient associative et affective. »
(Joseph Schumpeter, Capitalisme, socialisme et démocratie, Quatrième partie, XXI, 3 (p.346)).
 
Contact : [email protected]
Le Miroir des Peuples, éditions Perspectives Libres, 2015

Tableau de bord

  • Premier article le 05/12/2012
  • Modérateur depuis le 28/02/2013
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Derniers commentaires




  • 2 votes
    Éric Guéguen Éric Guéguen 2 avril 2015 11:13

    @philouie
     

    Non effectivement, il eût fallu faire comme si démocratie et nation n’étaient que des produits occidentaux. Et laisser par exemple le Maghreb en l’état. C’est-à-dire un pays de bédouins. Chacun chez soi, c’est ce que je prône.



  • vote
    Éric Guéguen Éric Guéguen 2 avril 2015 10:39

    Ah... et puis pour répondre plus précisément à ce que vous disiez, tout en rebondissant sur ce que j’ai répondu ci-dessus (j’étais acrobate dans une autre vie), voici :

    Vous disiez : "la nation France est une construction politique. La francophonie est en revanche une construction culturelle. Les deux objets n’ont pas les mêmes frontières ; et bien qu’ils ne soient pas sans relation, ils ne doivent cependant pas être confondus.

    Il ne s’agit pas de dire qu’il y a construction politique d’un côté, construction culturelle de l’autre. Étant donné que vous posez les choses de cette façon, c’est-à-dire disloquée, vous vous contraignez vous-même à être réduit à les opposer à un moment ou à un autre.

    Il s’agit plutôt de dire que la culture est enchâssée dans la politique, qu’elle en émane et que, bien entendu, contrairement à la politique assujettie aux frontières (mais là on passe déjà de Politikos à Politeia), la culture produite se diffuse, se répand, et c’est tant mieux car elle a vocation à le faire : tous les êtres humains sont animaux politiques et raisonnables, tous ne peuvent s’épanouir qu’au sein d’une communauté aux pourtours bien définis, mais toutes les communautés politiques elles-mêmes ont intérêt (au sens d’un supplément d’âme, non d’une nécessité vitale) à communiquer entre elles et à échanger leur génie respectif. Il n’y a aucune raison pour qu’on se l’interdise et cela ne contrevient en rien à la permanence de communautés distinctes.

     

    Je pense que vous commencez à mieux comprendre "ma logique". smiley



  • 1 vote
    Éric Guéguen Éric Guéguen 2 avril 2015 10:09

    @Qaspard Delanuit
     

    Bonjour à vous.

    Bien entendu, je ne vois pas du tout les choses comme vous. Les éléments s’originent quelque part. En me disant que les Grecs, selon Steiner, n’auraient pu concevoir la tripartition sociale, vous avouez vous-même que quelque chose la précède. Il n’y a pas, dès l’aube de l’humanité, un champ économique, un champ politique et un champ dit culturel. Certains déterminismes conduisent à certaines productions, moyennant une dose de libre arbitre spécifique à notre espèce (pléonasme).

     

    J’ai de plus en plus l’impression que Steiner pense la tripartition comme remède aux errements qu’il constate à son époque. Si c’est bien le cas, c’est tout à fait génial de sa part, et de toute façon vous m’avez convaincu que c’était un grand esprit. Mais moi, ce que je sonde, c’est le tuf, l’élémentaire, celui que nous avons eu le tort de négliger et de bafouer. Celui-ci, quel est-il ?

    Toujours en m’appuyant sur Aristote, je déduis ceci : l’homme est un animal social et raisonnable (je préfère raisonnable à rationnel). C’est pour moi une certitude, une "vérité éternelle". En tant qu’animal, il doit se sustenter, se reproduire et périr. Encore une certitude. En tant qu’être social (champ politique), il est condamné à ne se réaliser qu’au sein de ses semblables. Une certitude de plus. Et en tant qu’être raisonnable, il ne se réalise véritablement que dans l’exercice de sa raison en partage. Dernière certitude.

     

    Il y a dans tout ça une bonne part de déterminisme (naturel) laissant libre cours à la volonté (culture, au sens de ce qui est le complément de la dyade nature-culture). Il y a du collectif (politique, social), comme il y a du singulier (la réalisation de chacun, l’actualisation de son potentiel comme j’aime à dire). Et il y a enfin, si vous le souhaitez, du culturel (phénoménologique cette fois) et de l’économique, mais l’un et l’autre s’originent dans le fait que l’homme est un animal politique, c’est-à-dire voué à vivre en troupeau car aucun être humain ne peut vivre et se réaliser en autarcie, aucun d’entre nous n’est auto-suffisant. Cette insuffisance individuelle, aussi bien culturelle qu’économique, est palliée po-li-ti-que-ment par notre nature elle-même. La politique est donc, du point de vue aristotélicien (que je fais mien) le champ architectonique par excellence, à savoir celui qui motive le reste et qu’il faut pérenniser. C’est la raison pour laquelle je vous dis que tout nos faits et gestes sont, en puissance, politiques.



  • vote
    Éric Guéguen Éric Guéguen 2 avril 2015 09:24

    @bombe
     

    Je ne comprends pas ce que vous dites.



  • 4 votes
    Éric Guéguen Éric Guéguen 1er avril 2015 14:30

    @Tomek
     

    La guerre qui s’annonce, celles et ceux qui ont tout fait pour faire accroire que l’avoir prime l’être ne l’auront pas volée. Parler d’identité nationale, c’est parler de l’être. Tout ramener à de mornes considérations socio-économiques (dans nos banlieues notamment), c’est focaliser sur l’avoir en négligeant le reste.

    Un Zemmour n’a, aujourd’hui, pas tant de mérite que ça. Il lui a juste fallu appeler "un chat" un chant, et "gros cons" les gros cons.

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