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Éric Guéguen

Éric Guéguen

Le monde actuel en 20 penseurs :
 
Platon - Aristote - Lucrèce - Farabi - La Boétie - Montaigne - Spinoza - Rousseau - Hegel - Tocqueville - Nietzsche - Ortega y Gasset - Polanyi - Strauss - Arendt - Vœgelin - Villey - Dumont - MacIntyre - Lasch
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« Le citoyen typique, dès qu’il se mêle de politique, régresse à un niveau inférieur de rendement mental. Il discute et analyse les faits avec une naïveté qu’il qualifierait sans hésiter de puérile si une dialectique analogue lui était opposée dans la sphère de ses intérêts réels. Il redevient un primitif. Sa pensée devient associative et affective. »
(Joseph Schumpeter, Capitalisme, socialisme et démocratie, Quatrième partie, XXI, 3 (p.346)).
 
Contact : [email protected]
Le Miroir des Peuples, éditions Perspectives Libres, 2015

Tableau de bord

  • Premier article le 05/12/2012
  • Modérateur depuis le 28/02/2013
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Derniers commentaires




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    Éric Guéguen Éric Guéguen 21 avril 2015 10:41

    @ Gaspard :
     
    Vous voulez une valeur universelle basée sur un constat naturel ?
    LA VIE.
    La vie a plus de valeur que la mort, la vie vaut d’être vécue, ne serait-ce que parce que, de toutes façons, nous aurons toutes et tous, tôt ou tard, droit à la mort. Alors autant profiter de la vie en attendant. Mais parfois la vie est difficile, et pousse certains à se supprimer. Vais-je pour autant condamner le suicide ? Absolument pas. Je ne me permettrais pas de juger moralement le malheur de quelqu’un qui en vient au suicide. Toutefois, c’est un acte contre-nature dans la mesure où une fois initiée, la vie est faite pour être vécue et ne buter que sur des accidents ou des faits involontaires. Même Spinoza - qui n’est pas friand de jugements de valeur - le reconnaît. C’est ce que l’on peut comprendre dans l’idée de "conatus", cette propension aveugle à persévérer dans son être.

    Personnellement, je défends la peine de mort et le droit à l’avortement. Mais je les reconnais contre-nature. Et je n’en fais surtout pas des "valeurs". Ce sont des maux que je juge nécessaires mais que ne recommande pas la nature sondée.

     

    Maintenant si vous me dites que dans certains coins reculés de l’Amazonie, il y a des tribus pour lesquelles la vie est un triste état à écourter et l’antichambre d’une vraie vie ailleurs, soit. Mais c’est une vision culturelle. Aucun être ne demande à vivre. Aucun. Une fois advenu, à chacun de faire de sa vie ce que bon lui semble, ou même de la dénigrer collectivement. Mais la vie porte en elle une dynamique qui, bien que soumise à l’individu qu’elle anime, n’en est pas moins encline d’elle-même à s’étendre au maximum (désolé si c’est peu clair, c’est difficile à exprimer). Il y a un peu de "vitalisme" dans ce que je dis.



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    Éric Guéguen Éric Guéguen 21 avril 2015 10:23

    @ Gaspard et Mach’ :
     
    La nature produit des différences, nous sommes d’accord là-dessus. Elle n’émet pas de jugements de valeur, bien évidemment, car ce serait faire d’elle une intelligence supérieure, ce qui est pour moi aberrant. Dieu fait déjà office.
    Cependant, ces différences naturelles constatées, lorsqu’elles sont mises en application, hiérarchisent d’elles-mêmes les individus. Je veux dire que si Petrucciani et Lavillenie se mettent au piano, n’importe qui sera capable de reconnaître que l’un est supérieur à l’autre... dans ce domaine. Et que ça n’est pas seulement dû aux heures d’apprentissage. Si maintenant on leur glisse une perche entre les mains... Bon, vous m’avez compris. Le constat sera la même. MAIS... mais il ne s’agit pas de dire que l’un est supérieur à l’autre DANS L’ABSOLU. Non. Il s’agit de dire que RELATIVEMENT À UNE QUALITÉ, tantôt l’un tantôt l’autre sera reconnu supérieur. Ceci ne sera d’ailleurs pas forcément valable leur vie durant.

     
    N’allez pas croire que j’aie l’obsession des hiérarchies, je lutte simplement contre la ferme volonté, typiquement moderne, de ne pas les reconnaître. Bien sûr, on n’hésite pas à dire que tout le monde ne peut devenir un Petrucciani, ou que Lavillenie est le meilleur perchiste mondial, mais ce constat est valable dans n’importe quelle activité humaine... même s’il est imperceptible. Il me semble important de ne jamais se le cacher, fût-ce dans de louables intentions.



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    Éric Guéguen Éric Guéguen 21 avril 2015 09:55

    @Qiroreur
     

    Bonjour à vous.

    Je suis plus radical en ce qui me concerne. Je pense qu’à un moment il faut s’interroger sur ce qu’est un être humain. Un être humain, ce n’est pas seulement un :

    - mammifère ;

    - omnivore ;

    - qui se tient sur ses pattes arrière ;

    - et doué de la parole et du rire.

    L’être humain, c’est aussi quelque chose de plus profond (au sens figuré...). Un type capable de faire ce qui a été fait à cette gamine n’est pas un être humain, c’est une monstruosité, un dégénéré. C’est pire qu’un chien enragé qui, lui, serait abattu sans ménagement. On ne soigne pas des gens comme ça car ils ne sont pas malades. Ils sont pervers, porteurs d’un vice de fabrication.

     

    C’est mon avis et je le partage. smiley

    Mais je sais qu’il n’y a que sur Agoravox qu’on a le droit de le dire. Pour l’instant...



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    Éric Guéguen Éric Guéguen 20 avril 2015 22:32

    Fini pour ce soir en ce qui me concerne ; je vous lirai demain, bonne nuit Gaspard.



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    Éric Guéguen Éric Guéguen 20 avril 2015 22:31

    @Qaspard Delanuit

     

    Je vois tout à fait où vous voulez en venir et je vous avouerez que j’ai hésité avant d’écrire "mauvais parent". C’est un jugement culturel de ma part... mais qui se fonde sur un manquement naturel. Comment puis-je le prétendre ? Eh bien pensez-vous que les comportements qui vous servent d’exemples puissent être "universalisables" ? Passent-ils le test de l’universalité ? Pouvez-vous imaginer que tous les parents tuent leurs enfants à la naissance parce qu’ils n’ont pas le sexe souhaité ?

    Vous pourrez m’objecter que la nature elle-même génère du non universalisable, comme l’homosexualité ou la privation de l’un des sens dès la naissance, mais ce ne sont pas là des traits de l’espèce. Ce sont, comme dirait Aristote, ce qui ferait polémique à notre époque (! !!), des "accidents" qui n’enlèvent rien à l’essence. La nature produit l’homosexualité, mais une humanité homosexeulle ne serait pas viable sans que les individus adoptent des comportements hétérosexuels pour se reproduire.

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