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Éric Guéguen

Éric Guéguen

Le monde actuel en 20 penseurs :
 
Platon - Aristote - Lucrèce - Farabi - La Boétie - Montaigne - Spinoza - Rousseau - Hegel - Tocqueville - Nietzsche - Ortega y Gasset - Polanyi - Strauss - Arendt - Vœgelin - Villey - Dumont - MacIntyre - Lasch
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« Le citoyen typique, dès qu’il se mêle de politique, régresse à un niveau inférieur de rendement mental. Il discute et analyse les faits avec une naïveté qu’il qualifierait sans hésiter de puérile si une dialectique analogue lui était opposée dans la sphère de ses intérêts réels. Il redevient un primitif. Sa pensée devient associative et affective. »
(Joseph Schumpeter, Capitalisme, socialisme et démocratie, Quatrième partie, XXI, 3 (p.346)).
 
Contact : [email protected]
Le Miroir des Peuples, éditions Perspectives Libres, 2015

Tableau de bord

  • Premier article le 05/12/2012
  • Modérateur depuis le 28/02/2013
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires




  • 3 votes
    Éric Guéguen Éric Guéguen 7 novembre 2013 14:50

    Vous pouvez me tutoyer, aucun problème.
     
    Très drôle South Park, mais cela renvoie à ce que je disais dans mon chapô : les gens sont persuadés que les rois de la politiques sont aussi les rois de l’entourloupe. Ce en quoi le suffrage en politique n’est pas innocent. En fait, les gens fustigent dans la politique ce qu’ils nourrissent et n’ont d’autres choix que de le faire. La lecture d’Aristote s’oppose à cette vision des choses et aide à penser la compétence adossée à la probité, les meilleurs moyens au service d’une bonne fin.
     

    Sur mon analyse 2007/2012, vous avez raison, je suis à côté de la plaque et j’aurais dû fermer ma gueule : c’est précisément pour ne pas avoir à parler de tous ces bouffons que je réintroduis Aristote et, paf, je craque. Oublions l’indigence des partis. Faisons de la VRAIE politique. Écoutons LE philosophe. smiley



  • 4 votes
    Éric Guéguen Éric Guéguen 7 novembre 2013 14:23

    Désolé, mon message est assez confus, j’ai écrit trop vite et ai manqué de phronesis sur ce coup-là... smiley



  • 10 votes
    Éric Guéguen Éric Guéguen 7 novembre 2013 14:21

    Bonjour Nora.
     
    Vous n’avez pas compris, si je peux me permettre, ce que je veux dire.
    Probité et compétence sont, en définitive, les deux caractéristiques souhaitées chez un dirigeant par les dirigés. Or, nous ne croyons pas que certains hommes puissent être des Phronimos, c’est précisément ce que je déplore, car, moi, je crois à la pratique de la Phronesis en politique, mais pas par les urnes.
     
    Prenez l’exemple de la France actuelle :
    En 2007, les Français ont élu Sarkozy, non pas par sympathie mais parce qu’il avait l’air énergique. On allait voir ce qu’on allait voir. Total : incompétence au rendez-vous (mais tout ne dépendait pas de lui) et une haine jamais vue auparavant à son encontre de la part d’un peuple voyant en lui un parfait petit mafieux gominé.
    En 2012, les Français ont élu Hollande, en réaction à Sarkozy (essentiellement) car il inspirait ce que le précédent ne pouvait inspirer : la confiance du bonhomme joufflu, gentil pépère et incapable du moindre mal. L’honnête homme en somme ! Et en forgeant, l’honnête homme finirait bien forgeron ! Total : nous sommes bien loin du compte et il n’est même pas sûr (du tout) que les mafieux ne soient plus au pouvoir.
     
    Bilan : on orchestre une fiction politique où deux camps s’affrontent, où tantôt on réclame un attachement aux faits, tantôt on brandit le besoin de valeurs, tantôt on revendique une éthique de conviction, tantôt une éthique de responsabilité, tantôt la droite se dit la parti du réel, tantôt la gauche se dit celui de la justice, mais on ne conçoit jamais faits et valeurs entremêlées, morale objective et compétence scrupuleuse, souci du réel et attachement à un idéal. Il y a de tout ça dans la Phronesis.



  • vote
    Éric Guéguen Éric Guéguen 5 novembre 2013 10:49

    @ Gaspard :
     
    L’enjeu de cette discussion ? Aucun, le plaisir de discuter. Sauf qu’aujourd’hui je ne vais pas avoir beaucoup de temps devant moi, hélas, alors au lieu de perdre mon temps à déchiffrer les romans de Soi même (qui est un prophète, grossier, et n’a pas besoin de vis-à-vis), je vais faire une réponse rapide à votre défi :
     
    Vous me demandez de vous dire ce que je vois en me focalisant sur mon âme, comme si vous étiez persuadé qu’elle est de ces choses que l’on peut voir. N’êtes-vous pas vous-même tenté de ramener à du familier ce qui est d’un autre ordre que le purement rationnel ? N’êtes-vous pas, vous aussi, cloîtré dans la représentation physique ?
    Néanmoins, si je devais regarder à quoi ressemble mon âme (et ce n’est pas à mes yeux une question essentielle, je tiens à le dire), je dirais qu’elle me paraît comme une masse diffuse, sombre, avec des parties lumineuses, celles précisément que mon vécu et mes efforts intellectifs ont permis de vivifier. Mais la partie sombre demeure, bien qu’elle s’amenuise chaque jour davantage.
    Certains de nos semblables verront leur âme se détacher de leur corps en étant demeurée totalement sombre.
     
    Au sujet de l’éthique, pour finir, nous tombons enfin d’accord.
    À plus tard,
    EG



  • vote
    Éric Guéguen Éric Guéguen 5 novembre 2013 06:43

    @ Gaspard :
     
    Vous me demandez de témoigner de la façon dont je vois, personnellement, mon âme à ses débuts, je vous répondrais - puisque j’ai enfin compris votre question - que je la perçois comme une entité créée à partir d’une intelligence supérieure, et enfermée dans ses premières années dans un corps chrysalide, afin de lui donner les premières impulsions dans le concret d’une expérience vécue. Je ne suis pas sûr du tout d’être steinerien pour le coup, mais vis-à-vis de ce genre de choses, abstraites au possible, il faut, me semble-t-il, que Steiner soit sacrément convainquant pour amener ses lecteurs à se figurer autre chose que ce qu’ils ont à l’esprit (je ne parle pas des esprits vierges de toute représentation).
    Ceci rejoint un peu ce que vous disiez plus haut en répondant à ma question sur le besoin que pourrait avoir une âme de s’incarner.
     
    Votre tripartition me fait penser à Platon : peut-être l’avez-vous lu, ou alors devriez-vous le lire. Noûs, Thumos et Épithumia, le cocher et ses deux chevaux. De fait, il n’est pas exclu que Steiner lui-même s’en soit quelque peu... "inspiré", non ?
     
    Au sujet du progrès moral, civilisationnel ou individuel, nous en étions à ceci (de ma part) :
     
    "Ce que je veux dire en parlant de la médecine (ce que vous reprenez avec l’exemple de l’aéronautique) est que nous sommes là en présence de savoirs dont chaque nouvel être sera amené à bénéficier sans avoir à en maîtriser les ressorts.
    Ceci est rigoureusement différent en ce qui concerne la morale : chaque nouvel être, en tant que membre d’une communauté politique qui l’a vu naître et est appelée à lui survivre doit intégrer, adopter un comportement éthique. Pour reprendre concrètement le parallèle médecine/morale : en venant au monde, je peux bénéficier de la carte Vitale de mon père sans que celui-ci soit médecin. En revanche, et même s’il est profitable d’avoir un père ayant un fort sens de l’éthique, rien ne me garantit que je serai un individu moral et qu’il saura me l’inculquer où que je serai suffisamment réceptif à son exemple (peut-être sera-t-il mauvais professeur en la matière, peut-être n’aurai-je pas autant de dispositions naturelles que lui, peut-être que la vie aura été plus dure avec moi qu’avec lui, etc.).
    En clair : les Marc-Aurèle peuvent engendrer les Commode.
     
    Par conséquent, je dirais que l’homme qui vit au siècle de la bombe atomique se voit reçu, sans rien faire, au sein de la communauté de ses semblables bénéficiant du progrès scientifique. Mais pour ce qui est de la morale, rien de comparable. Dans un cas il y a une capitalisation, dans l’autre nous sommes soumis aux aléas des comportements individuels
    et à la responsabilité de chacun, assumée ou non. C’est la raison pour laquelle nous pourrions nous passer d’une instruction en science nucléaire, mais jamais nous ne nous passerons d’une éducation à l’éthique, seuil de toute vie en société. Et accessoirement, sur un plan personnel, c’est aussi la raison pour laquelle j’ai délaissé les sciences dures pour me tourner vers les sciences humaines, les plus fondamentales, mais aussi les plus négligées à notre époque."

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