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Éric Guéguen

Éric Guéguen

Le monde actuel en 20 penseurs :
 
Platon - Aristote - Lucrèce - Farabi - La Boétie - Montaigne - Spinoza - Rousseau - Hegel - Tocqueville - Nietzsche - Ortega y Gasset - Polanyi - Strauss - Arendt - Vœgelin - Villey - Dumont - MacIntyre - Lasch
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« Le citoyen typique, dès qu’il se mêle de politique, régresse à un niveau inférieur de rendement mental. Il discute et analyse les faits avec une naïveté qu’il qualifierait sans hésiter de puérile si une dialectique analogue lui était opposée dans la sphère de ses intérêts réels. Il redevient un primitif. Sa pensée devient associative et affective. »
(Joseph Schumpeter, Capitalisme, socialisme et démocratie, Quatrième partie, XXI, 3 (p.346)).
 
Contact : [email protected]
Le Miroir des Peuples, éditions Perspectives Libres, 2015

Tableau de bord

  • Premier article le 05/12/2012
  • Modérateur depuis le 28/02/2013
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Derniers commentaires




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    Éric Guéguen Éric Guéguen 24 août 2013 15:51

    Au début de la vidéo, je pense que Chouard faisait référence à Pierre Clastres qu’il venait de lire.
     
    Pour le reste, j’ai quand même la nette impression - récurrente - que Chouard cherche le moyen de donner le pouvoir aux pauvres. Il est bien plus ambitieux, casse-gueule, mais aussi novateur et constructif de chercher le moyen de faire en sorte que la richesse n’interfère plus en politique.



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    Éric Guéguen Éric Guéguen 24 août 2013 14:29

    J’ai oublié la deuxième partie de votre message : Non, je n’ai pas la réponse non plus, mais le salaire universel, c’est comme le mariage pour tous, c’est typiquement le genre de mesures prises de manière irréversible sans guerre civile. Donc il faut bien peser le pour et le contre, on n’a pas droit à l’erreur, voyez-vous ce que je veux dire ?



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    Éric Guéguen Éric Guéguen 24 août 2013 14:26

    @ Machiavel1983 :
     
    Soit. Restons sur votre île. Le salaire universel est établi, et les 5000 citoyens sensibles au bien commun sur les 100 000 personnes que comportent l’île disposent à présent de plus de moyen pour se consacrer à la politique. C’est-à-dire qu’en-dehors d’une profession éventuelle, en-dehors de leur vie de tous les jours, ces personnes, passionnées, volontaires, vont passer beaucoup de temps à lire, à étudier, à écrire, à se rencontrer, à débattre, à échanger et... à désigner ceux d’entre eux qui, à tour de rôle, occuperont des places à responsabilité.
    D’accord ? Bien. Considérons donc que mon fameux graphe soit efficient en abscisses. Il faut à présent qu’il le soit en ordonnées, n’est-ce pas ? C’est-à-dire qu’il faut dire aux 95 000 habitants restants : "Voilà, vous avez choisis d’êtres consommateurs, ce choix est tout à fait respectable et nullement définitif, mais en l’état actuel, vous n’êtes pas citoyens. Les citoyens en l’occurrence sont 5000, ce n’est pas un numerus clausus, mais il se trouve que l’on a là l’ensemble des habitants véritablement soucieux du bien commun. En tant que simples consommateurs, et pendant tout le temps que vous le serez, vous perdrez donc tout droit politique."
    Réfléchissons à présent : est-ce suffisant ? Est-ce jouable ? C’est une vraie question que je vous pose Machiavel, il n’y a pas de piège et je n’ai pour ma part aucune réponse affirmée en tête à cet instant précis.
    Dites-moi...



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    Éric Guéguen Éric Guéguen 23 août 2013 16:16

    @ micnet :
     
    Le problème est que nous n’avons connu - en très gros - que deux systèmes politiques : la monarchie et le gouvernement représentatif (auquel il ne me dérange nullement de donner le nom de démocratie).
    Or, la monarchie ne garantit nullement que probité et compétence soient héréditaires, loin de là ; quant à la démocratie d’opinion, elle se trouve vérolée par le recours au suffrage, qui est en soi un acte marchand, un acte de pur consommateur, non de citoyen averti.
    Donc effectivement, nous aurons bien du mal à nous entendre sur des êtres d’exceptions, et ceux-ci n’interviennent en définitive que lors de crises nationales majeures : Bonaparte en 1799, Gambetta en 1870, Clemenceau en 1917 ou De Gaulle en 1940, puis en 1958. Je ne garantis pas, bien sûr, l’extrême probité de ces quatre personnages dans leur vie privée, mais du moins un dévouement à la cause de la nation, toutes tendances confondues, ce qui implique, et de ne pas se perdre dans les affaires corruptrices, et de faire preuve de talents politiques largement reconnus.
    Hors de ceci, vous savez combien la politique telle que je la conçois est éloignée de ce que nous avons connu jusqu’à maintenant. Le jus dans lequel nous baignons produit ET des Jacques Delors, ET des Dominique Strauss-Kahn, tous maintenus dans le gotha par l’autorité plus que contestable des urnes.

    On a le tort, je pense, de croire que ce qui ne s’est jamais vu auparavant en politique est irréalisable. Sur ce point, au moins, Chouard a raison.



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    Éric Guéguen Éric Guéguen 23 août 2013 14:57

    Merci pour cette réponse, micnet.
     
    Je ne suis pas du tout "choqué’ par ce que vous dites, en revanche je perçois un point litigieux.
    Vous dites préférer un véritable patriote, même ayant piqué dans la caisse... mais la caisse en l’occurrence, c’est celle de l’État ? Donc de la patrie ? Dans ce cas peut-on prétendre qu’un type qui pique dans la caisse soit un véritable patriote ? Pour moi, le véritable patriote ne peut pas piquer dans la caisse, comme il ne volerait pas l’argent de ses parents, même ceux-ci ayant le dos tourné.
    Cela dit, on peut aussi se demander si le fait qu’un type soit malhonnête, non plus à son seul profit, mais au profit de la patrie fait de lui un patriote...
    Prenons un exemple pour répondre à cette question.
    Supposons que je sois témoin d’un vol, que le voleur soit mon propre frère et que je ne connaisse la victime ni d’Adam ni d’Ève. Les deux me prennent à témoin, comme juge, pour régler leur litige. Que fais-je ? Si je défends mon frère, l’autre personne me dit "Monsieur, vous êtes malhonnête"... et il a RAISON, c’est indéniable, je le sais en mon for intérieur. Si je défends la victime, mon frère me regarde et me dit "Faux frère !"... et il a tort, car un frère n’accepte pas qu’un membre de sa famille soit malhonnête, et il ne sacrifiera pas l’intégrité de la personne qu’il aime à l’amour qu’il lui porte.
    Pour la patrie, n’est-ce pas pareil ? smiley
    ---
    PS : En ce qui concerne l’exemple de Sarkozy, lorsque vous dites qu’il n’est que beau parleur, n’est-ce pas admettre qu’il est avant tout malhonnête ?
    Je peux me tromper, mais j’aurais tendance à croire qu’un homme véritablement honnête saura dire à voix haute si sur un sujet donné il est incompétent. En revanche, est-ce qu’un homme compétent admettra facilement qu’il est ou a été malhonnête ?
     
    À vous lire,
    Éric

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