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Éric Guéguen

Éric Guéguen

Le monde actuel en 20 penseurs :
 
Platon - Aristote - Lucrèce - Farabi - La Boétie - Montaigne - Spinoza - Rousseau - Hegel - Tocqueville - Nietzsche - Ortega y Gasset - Polanyi - Strauss - Arendt - Vœgelin - Villey - Dumont - MacIntyre - Lasch
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« Le citoyen typique, dès qu’il se mêle de politique, régresse à un niveau inférieur de rendement mental. Il discute et analyse les faits avec une naïveté qu’il qualifierait sans hésiter de puérile si une dialectique analogue lui était opposée dans la sphère de ses intérêts réels. Il redevient un primitif. Sa pensée devient associative et affective. »
(Joseph Schumpeter, Capitalisme, socialisme et démocratie, Quatrième partie, XXI, 3 (p.346)).
 
Contact : [email protected]
Le Miroir des Peuples, éditions Perspectives Libres, 2015

Tableau de bord

  • Premier article le 05/12/2012
  • Modérateur depuis le 28/02/2013
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Derniers commentaires




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    Éric Guéguen Éric Guéguen 15 juillet 2013 10:00

    Je vais regarder, merci.



  • vote
    Éric Guéguen Éric Guéguen 14 juillet 2013 21:19

    Un autre argument lancé à la cantonade, pour aller dans le sens de micnet :
    Quid du cas du transport aérien ? Le privé y a son mot à dire, très largement, et malgré le low cost, les accidents - fort heureusement ! - demeurent peu nombreux au regard du trafic. Est-il impossible d’en faire autant pour le rail ?...



  • 3 votes
    Éric Guéguen Éric Guéguen 14 juillet 2013 21:17

    @ lloyd henreid :
    ----------------------
    Merci pour cet échange, je prends bonne note que vous nous quittez.
    Je formule juste une réponse qui n’appelle qu’une lecture de votre part :
    Vous parliez du droit de grève et de la retenue sur salaire subséquente. Je n’avais pas compris qu’il s’agissait de cela et... je ne suis pas d’accord avec ce que vous en dites.
    En général, les syndicats, forts en gueule, négocient le retour à l’emploi. "Négocier", c’est-à-dire qu’en échange, ils obtiennent quelque chose. Quoi donc ? Il est vrai qu’on en parle jamais. Eh bien étant donné que le paiement des jours chômés est laissé dans ce cas à la discrétion de l’employeur, et que leur employeur, en l’occurrence, c’est l’État... ils négocient le retour au travail par l’obtention du remboursement des jours de grève, tout simplement.
    ---
    PS : en cas de guerre civile, je vous confirme que l’armée ne bougera pas. Elle est chaque année réduite à sa portion congrue et n’a, elle, qu’un seul droit : celui de la fermer.
    Cordialement,
    EG



  • 3 votes
    Éric Guéguen Éric Guéguen 14 juillet 2013 16:37

    @ lloyd henried :
    ----------------------
    Merci pour vos réponses détaillées.
    Il y a une chose que je n’ai absolument pas compris. Vous disiez : "aussi le droit de grève me semble fondamental : c’est ce qui permet à ces employés qui sacrifient une partie de leur salaire, faut pas l’oublier, de..."
    Ils sacrifient une partie de leur salaire ? Là je débarque, pouvez-vous préciser ceci ? En quoi sacrifient-ils une partie de leur salaire ? C’est une vraie question, pas de sous-entendus ironiques, quelque chose doit m’échapper.
    ---
    Pour le reste :
    Je suis en partie d’accord avec ce que vous avez ajouté. Je conçois tout à fait qu’il faille à la base des moyens de faire entendre à sa hiérarchie que quelque chose déconne, qu’il y a dysfonctionnement et qu’il lui faut quelque peu changer de cap avant un drame, mais pensez-vous que la grève soit le seul moyen possible ? Pensez-vous que ce besoin doit se payer de désagréments réguliers pour les usagers ?
    ---
    Par ailleurs, pour ce qui est des dysfonctionnements, je ne suis pas d’accord pour n’en rejeter la faute que sur la hiérarchie. En tant qu’usager, moi, c’est toutes les semaines que je vois des manquements individuels à la base qui, mis bout à bout, dégénèrent en désordre généralisé.
    Exemples :
    - Trois employés en tenue qui, juste à côté de moi, poirotent et se foutent de la gueule du mec sur le quai d’en face qui ronchonne parce que son train a été supprimé et qu’il n’en connaîtra jamais la cause...
    - Les nouveaux portiques magnétiques, n’ayant nullement pris en compte le nombre d’usagers aux heures de pointe, qui sont au nombre de 6 alors qu’il en aurait fallu le double : total, tous les matins aux heures de pointe, soit à l’heure où ils devraient servir le plus, ils sont ouverts en grand afin de laisser passer tout le monde et d’éviter les "bouchons" ! Dans ce cas, ce sont des ingénieurs les coupables, mais des mecs aussi nuls devraient être mis à la porte. Hors de question dans la fonction publique, l’incompétence n’est jamais motif de renvoi.
    - La toute nouvelle grille de fermeture des quais au bas des marches de la grande passerelle de Massy-Palaiseau. Ils ont été tellement sûrs de leur joujou qu’ils n’ont pas prévu qu’il tombe en panne. C’est arrivé il y a quinze jours. Le truc à réparer étant inaccessible, il a fallu qu’ils défoncent le bitume à côté pour aller chercher la machinerie... Là aussi, il y aurait un sacré paquet d’ahuris à envoyer voir ailleurs quand même !
    - Revenons à la base, la vraie : lorsque les trains tardent à venir, je prends le bus. Trois fois plus long (et pas beaucoup plus rapide que de rentrer en courant, j’ai testé !), il permet au moins de se démerder par ses propres moyens lorsqu’il tombe en panne.
    En plus le chauffeur est sympa, il dit bonjour dans ma langue, le français, qui, il faut le dire, est une langue vernaculaire dans les transports. On entend du yougoslave, du roumain, du hongrois, du bulgare, du swahili, du dogon, de l’arabe et du turc. Très peu de français. La RATP n’y est pour rien, c’était juste pour détendre...
    Bref : j’ai bien remarqué le manège des chauffeurs. Lorsqu’un bus est quasi vide, le mec se met d’accord au talkie-walkie avec le collègue qui arrive derrière. Il s’arrange en cours de route pour débarquer son petit monde en leur disant qu’il doit rentrer et qu’il leur faut attendre le prochain bus... blindé, donc les gens à l’aise et assis dans le premier bus se retrouvent debout et serrés dans le second. À charge de revanche pour le chauffeur libéré qui, semble-t-il, renverra l’ascenseur un jour prochain à son jeune collègue.
    - etc.
    Je veux tout simplement dire par là que le dysfonctionnement global est forcément jalonné d’erreurs à tous les niveaux. Dans le privé, ça arrive aussi, bien évidemment, mais d’une part c’est un motif de licenciement, d’autre part, ce n’est pas fait avec l’argent du contribuable.
    --- Pour finir...
    Peut-on affirmer que les cheminots soient, à l’heure actuelle, les plus mal lotis ? Comment expliquer les armées de jeunes, avec ou sans diplômes, désireux de rejoindre leurs rangs ?
    Autre chose :
    Imaginez qu’il faille bientôt délester l’État d’une charge énorme.
    Choisiriez-vous les transports... ou la police ?
    Les transports... ou l’armée ?
    Les transports... ou l’éducation ?
    Les transports... ou la santé ?
    Bien à vous,
    EG
    ------------------------------------------------
    PS : Au sujet de votre exemple entre Free et Orange. À plusieurs reprises vous avez mentionné le hold-up de Free par rapport à Orange. Je peux vous garantir que le mec de Free est une véritable star dans tous les milieux sociaux ! Ce néo-libéral a cassé les prix, foutu la merde, lancé le principe des box et le tout-en-un... Qu’importe la qualité aux usagers ? Peu leur chaut, ils butinent, changent chaque année de prestataire. Le seul critère retenu : les prix tirés vers le bas. Et ça, c’est dû à Free, sûrement pas à Orange dont les hotlines laissent parfois également à désirer (je précise que je suis chez Bouygues après avoir été Orange, puis Free, et que c’est aussi chaotique que les autres. Et dans un mois, je passe à Numéricable).



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    Éric Guéguen Éric Guéguen 14 juillet 2013 13:15

    Bonjour micnet.

    Le problème, c’est que la région parisienne est dans une situation particulière : nombreux sont ceux contraints de prendre les transports (j’en fait partie), c’est d’ailleurs la raison pour laquelle je trouve que le droit de grève devrait purement et simplement ne pas exister dans tout service public qui se respecte, du moins devrait-il ne jamais perturber ledit service public (comme dans les hôpitaux, de manière générale).
    Il faudrait choisir : soit la sécurité de l’emploi à vie, soit le droit de faire grève.
    Or, on constate que les gens le plus souvent en grève sont précisément ceux qui ne risquent pas de perdre leur emploi !!! Voilà une situation paradoxale que les syndicats ne pointeront jamais du doigt.
    Bref, je ne pense pas que les franciliens seraient en mesure de marquer leur mécontentement en boudant les transports en commun, ils n’en ont pas les moyens (sans conter la Gay Pride à la tête de la mairie de Paris qui fait tout pour bouter la voiture hors des murs de Paname). D’où le scandale, à mes yeux, de voir le personnel ferroviaire mécontent de son sort les prendre en otage, véritablement.

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