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Éric Guéguen

Éric Guéguen

Le monde actuel en 20 penseurs :
 
Platon - Aristote - Lucrèce - Farabi - La Boétie - Montaigne - Spinoza - Rousseau - Hegel - Tocqueville - Nietzsche - Ortega y Gasset - Polanyi - Strauss - Arendt - Vœgelin - Villey - Dumont - MacIntyre - Lasch
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« Le citoyen typique, dès qu’il se mêle de politique, régresse à un niveau inférieur de rendement mental. Il discute et analyse les faits avec une naïveté qu’il qualifierait sans hésiter de puérile si une dialectique analogue lui était opposée dans la sphère de ses intérêts réels. Il redevient un primitif. Sa pensée devient associative et affective. »
(Joseph Schumpeter, Capitalisme, socialisme et démocratie, Quatrième partie, XXI, 3 (p.346)).
 
Contact : [email protected]
Le Miroir des Peuples, éditions Perspectives Libres, 2015

Tableau de bord

  • Premier article le 05/12/2012
  • Modérateur depuis le 28/02/2013
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Derniers commentaires




  • 2 votes
    Éric Guéguen Éric Guéguen 23 avril 2013 22:04

    J’oubliais l’essentiel :
    Vous me demandiez en exergue d’où je tire le fait que la démocratie actuelle bride les talents et, de manière générale, tout élan vertical ?
    Je m’en remets bien sûr à la politique. Comment est-elle conçue sous nos latitudes ? Un homme = un vote. Ce qui se traduit comme ceci : ce qui importe avant tout n’est pas le sort du pays, mais les droits de l’individu. Ainsi en est-on venu à admettre que le vote ne doit pas remplir une fonction eu égard au progrès du bien commun, mais enrichir un catalogue de droits "dus" à des individus rendus égaux et déliés entre eux.
    On assigne à un individu totalement analphabète et repris de justice le même "talent" politique qu’à un concitoyen qui mettrait tout en œuvre pour cultiver en lui vertus morales et intellectuelles. C’est un fait, et je ne perdrais même pas mon temps à tenter de vous démontrer en quoi cela ne rend service à personne. Mais, de grâce, ne venez pas me dire au regard de ça que la démocratie ne nivelle pas les capacités et n’est pas allergique aux têtes qui dépassent !



  • 2 votes
    Éric Guéguen Éric Guéguen 23 avril 2013 21:49

    C’est symptomatique, je m’emploie à pointer vice et vertu de l’aristocratie et de la démocratie, et la seule chose que vous relevez de manière épidermique, c’est le supposé vice démocratique. Attention de ne pas être sectaire ! Voyez-vous, un esprit libéral part de la page blanche et se dit : « comment améliorer les choses ». Vous, en tant que démocratiste, vous vous dites : « comment sauver la démocratie ». Je ne veux pas dire par là que la démocratie ne peut pas être la solution, je dis simplement qu’il me semble imprudent d’écarter des voies de recours par ce qui ressemble fort à du dogmatisme, fût-ce au nom du Bien.
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    Par ailleurs, vous m’avez mal lu il me semble, ou du moins pas entièrement :
    « Vous parlez du gâchis d’un système horizontal, mais vous sous-estimez complètement le gâchis monumental que l’on fait aujourd’hui », dites-vous...
    Mais c’est bien du gâchis présent dont je parlais, c’est-à-dire précisément d’un gâchis mené au nom de l’égalitarisme !
    Pour ce qui est de la société consumériste, de la culture du chiffre, relisez-moi également, je la déplore de même. La seule différence est que j’y vois précisément le résultat du relativisme égalitaire. C’est paradoxal, donc difficile à cerner, mais le réel est complexe et on ne gagne pas à le réduire schématiquement.
    Quant à votre désamour de la propriété privée, ça ne me choque pas plus que ça, mais s’il s’agit de s’extasier d’un amour béat entre les êtres que cette idée de propriété viendrait contrarier, là, je ne vous suis plus. Gardons un minimum les pieds sur terre. Les êtres humains n’ont pas attendu l’instauration d’icelle pour se détester cordialement.
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    Enfin, sur le fond :
    Vous semblez très mal à l’aise avec l’idée de justice. La justice consiste à rendre à chacun son dû. Hors d’un appel à un dieu hypothétique, aucune justice objective n’a donc grâce à vos yeux ? Vous avez le mot « égalité » à la bouche à tout bout de champ. Soyez moins mesquin et plus réaliste, faites-vous plutôt le chantre de la justice. Vous n’utilisez jamais le mot, il semble vous faire peur ou peut-être vous défiez-vous à ce point du genre humain que vous lui préférez l’arasement pur et simple ! Si la justice en tant que principe est respectée, à quoi bon se soucier de l’égalité ? À vous entendre, la justice serait la prérogative de Dieu, et l’égalité deviendrait de facto le nouveau culte des hommes. L’égalité est un moment de la justice : si elle advient, elle est méritée, si elle n’advient pas sous le règne de la justice, qu’importe !
    En outre : dans votre premier paragraphe, vous prenez une posture individualiste en avançant l’injustice d’une inégalité naturelle, c’est-à-dire qu’au lieu de songer à ce que le tout pourrait tirer du talent de certaines de ses parties, vous vous évertuez à négliger le tout et à ne comparer que les parties entre elles. Puis, volte-face : au deuxième paragraphe, vous invoquez la « société », ce grand machin auquel ont recours ceux qui se montrent ingrats à l’égard du tout et ne s’en réclament que du point de vue des moins nantis à "sauvegarder". En clair, vous ménagez la chèvre et le chou, donnez la primauté à l’individu, puis semblez regretter le manque de lien social, de fraternité. Or, tout ça est consubstantiel, et seule une vision claire et objective de ce qu’est une communauté d’êtres humains permet d’être soucieux de la redistribution ET de la prise en compte de ce que chacun est en mesure de donner, tant financièrement qu’intellectuellement.
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    Pour finir, je suis assez friand des exemples pris dans l’automobile : j’y ai travaillé six années comme dessinateur grouillot et en ai démissionné, entre autres par dégoût pour l’objet de consommation par excellence qu’était l’automobile. Depuis, le domaine s’est cassé la gueule, louée soit ma prescience ! smiley



  • vote
    Éric Guéguen Éric Guéguen 23 avril 2013 20:42

    @ davideduardo :
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    Je vous accorde bien volontiers que "mauvais payeur" est mal choisi. Mais pourquoi "la France ne fait-elle pas défaut" ? Parce que les spéculateurs misent sur le fait que "la France" est une bonne marque, pérenne, avec des reins solides ; voilà tout. Ce qui ne l’empêche pas de vivre à crédit, et ce à jamais.



  • 1 vote
    Éric Guéguen Éric Guéguen 23 avril 2013 18:03

    ... oui parce qu’il faut quand même rappeler que l’État est mauvais payeur, qu’il vit à crédit et que, tôt ou tard, ses créanciers se rappellent à son bon souvenir... même si, entre-temps, les dirigeants ont changé de bord !



  • vote
    Éric Guéguen Éric Guéguen 23 avril 2013 18:01

    Des exemples ?
    Il y en a à la pelle au niveau local. La plupart des municipalités se plaignent de voir leur budget grévé par les lubies de leurs prédécesseurs. De proche en proche, ce qui est valable au niveau local le devient au niveau national. Est-ce sidérant ?

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