• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV Mobile

Éric Guéguen

Éric Guéguen

Le monde actuel en 20 penseurs :
 
Platon - Aristote - Lucrèce - Farabi - La Boétie - Montaigne - Spinoza - Rousseau - Hegel - Tocqueville - Nietzsche - Ortega y Gasset - Polanyi - Strauss - Arendt - Vœgelin - Villey - Dumont - MacIntyre - Lasch
--------------------------------
 
« Le citoyen typique, dès qu’il se mêle de politique, régresse à un niveau inférieur de rendement mental. Il discute et analyse les faits avec une naïveté qu’il qualifierait sans hésiter de puérile si une dialectique analogue lui était opposée dans la sphère de ses intérêts réels. Il redevient un primitif. Sa pensée devient associative et affective. »
(Joseph Schumpeter, Capitalisme, socialisme et démocratie, Quatrième partie, XXI, 3 (p.346)).
 
Contact : [email protected]
Le Miroir des Peuples, éditions Perspectives Libres, 2015

Tableau de bord

  • Premier article le 05/12/2012
  • Modérateur depuis le 28/02/2013
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 43 5121 2237
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 149 148 1
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires




  • vote
    Éric Guéguen Éric Guéguen 26 avril 2013 13:01

    @ perlseb :
    --------------
    Oh, les grands mots ! "Esclavage", comme vous y allez !
    Je suis allé à Dubaï durant une dizaine de jours il y a trois ans, je vous conseille le voyage : vous verrez là-bas ce qu’est l’ESCLAVAGE, vous verrez là-bas ce qu’est la SOUMISSION ABSOLUE DE LA FEMME, vous verrez là-bas ce qu’est réellement le RACISME.
    Sincèrement, vous portez sur la France un regard d’enfant gâté.
    Il n’y a pas d’"esclavage". Il y a du déterminisme, certes, mais il y a aussi beaucoup de servitude volontaire, mais je doute fort que l’expression fasse partie de votre vocabulaire et j’ai dans l’idée que c’est parce que cela renverrait à la part de responsabilité qu’ont dans leur propre malheur d’éternelles victimes que l’on se plaît à plaindre.
    -----------
    Ainsi voudriez-vous délivrer à chacun un salaire de base, universel ? Et en quel honneur ? Pour récompenser chacun d’être venu au monde ? Mais la plupart des gens vous répondraient qu’ils n’ont pas demandé à ce que tel ou tel inconnu vienne au monde ! Pourquoi faire endosser à la communauté le poids de l’existence de tous les malheureux de nos contrées ? Croyez-vous qu’elle soit là pour ça ? Ne lui attribuez-vous qu’un rôle purement utilitaire ? Rien d’autre ?
    En quoi un individu venant au monde serait-il en premier lieu un ayant droit ?
    Imaginez-vous que la France ait recours à vos principes : demain, les déshérités du monde entier seront dans nos rues, les mains tendues, et de grands tordus viendront en plus nous faire la morale en nous chantant "on leur doit bien ça, on les a colonisés !"
    ---------------
    On ne rend pas service à un être humain en faisant de lui un assisté. L’homme assisté éprouve le geste fait à son égard comme de la condescendance, il se sent alors redevable, donc inférieur, et, bien qu’acceptant à pleines mains ce qu’on lui tend, il nourrit un ressentiment tenace à l’encontre de toutes celles et ceux qui le renvoient, par leurs offrandes, à sa misère.
    Exemple personnel : je me souviens d’un gamin de mon âge qui avait un vélo en triste état, des fringues usés et un œil torve en direction de mon vélo, récent celui-là. Alors de temps en temps, je le lui ai prêté, afin qu’il puisse faire, lui aussi, des tours de vélo sur le beau terrain de bicross communal. Et puis un jour, grâce à une entrée d’argent quelconque, il s’est ramené avec un vélo tout neuf, hors des moyens de mes parents, la panoplie complète, casque et tout. Son expression a changé, il m’a dénigré et m’a même - je vous assure que c’est vrai ! - craché au visage. Sans en faire une généralité (ce n’est pas mon genre), j’ai beaucoup appris de la nature humaine ce jour-là. Et la "misère", j’ai appris à la prendre en compte, mais d’un œil sec.
    Prenez en compte, à votre tour, la pluralité des comportements humains : il y a toutes sortes de gens et il y a inévitablement des gens qui ont tout mis en œuvre pour que leur vie devienne un échec doublé d’un cauchemar. Je ne pousserais pas le cynisme jusqu’à dire qu’ils le méritent, mais je n’irais certainement pas non plus m’en faire pour eux.
    Aide-toi camarade, et l’État t’aidera !



  • vote
    Éric Guéguen Éric Guéguen 25 avril 2013 22:37

    "Réfléchir à une justice dans une société barbare, c’est se mentir à soi-même."
    ------------
    Jolie phrase, mais inconsistante. Car qu’est-ce qui nous prémunit contre un séjour en barbarie ? Précisément la justice.
    Et je vous trouve assez dur avec notre monde. On me voit souvent pessimiste, vous êtes carrément suicidaire. Je ne dirais pas, malgré tout le mal que je pense d’elle, que notre époque est "barbare". Ou alors toutes les époques le sont et le seront toujours. En revanche, c’est de loin la plus hypocrite et incohérente que l’histoire ait jamais portée, ça c’est certain.
    Je pense que les gens désespérés comme semblez l’être ont tout simplement une terrible gueule de bois : ils se sont biturés en pensant aux lendemains qui chantent, drapés dans une étole d’humanisme un peu béat. Et au réveil, que se passe-t-il ? Fi des siècles obscurs, nous avons les droits de l’homme, la démocratie, le droit de vote, la laïcité, la contraception, l’avortement, l’abolition de la peine de mort, le CDI, les 35 heures, François Hollande, à présent le mariage pour tous... et pourtant, ce monde ne tourne toujours pas rond ! Mais merde à la fin ! Quel salaud est derrière tout ça ? Quel rabat-joie, quel peine-à-jouir nous refuse le bonheur universel et l’amour dardant entre des peuples frères ?
    ----------
    Je ne mènerai pas l’enquête.
    Je me contenterai de vous répondre que la démocratie, notre démocratie a été conçue, par le consentement de tous, comme le régime du moindre mal.
    Ce que j’essaie de faire comprendre, c’est qu’un tel régime était valable durant les Trente Glorieuses, ces années d’insouciance, et qu’aujourd’hui, ce qu’il nous faut c’est parvenir au régime du mieux possible, celui que j’ai entrepris de "penser", ne vous déplaise. Nous ne nous sortirons jamais de la fange avec des schémas simplistes en tête et une flopée de bons sentiments. Il faut que les prétendus "citoyens" (en lesquels je ne vois pour ma part que des "consommateurs") apprennent à lâcher le bord pour apprendre à nager où ils n’ont pas pied. Que proposez-vous, vous, à cet effet ?
    -----------
    Pour terminer, vous me parlez de la relativité du mérite et de la justice. Dans votre exemple, est-ce que votre chercheur au CNRS est responsable en quoi que ce soit du malheur des deux enfants ? Est-ce qu’il a un lien avec eux ? Admettons que non. Dans ce cas, pourquoi vouloir diminuer son mérite personnel pour en affubler d’autant les deux malheureux gamins ? Vous demeurez toujours dans cette sempiternelle étude comparatiste qui est le biais de ceux qui font de l’égalité une grille de lecture. Et d’un autre côté, ai-je dit qu’il était normal que des enfants vivent ce genre de choses ? Ai-je prétendu qu’il ne fallait pas, à toutes forces, éviter le déterminisme social ? Mais cela dit, vous n’empêcherez jamais certains de se complaire dans leur malheur, de faire connerie sur connerie et de les faire payer à leurs gosses, sauf à vouloir brider la liberté de certains dégénérés ou à ligaturer quelques trompes généreuses et insouciantes.
    À aucun moment vous ne me parlez de ce qui permet de maintenir une communauté. La justice est l’un de ses moyens. Vous n’y verrai sans doute qu’un outil de plus au service des puissants, j’y vois le seul espoir de l’espèce, et je ne fais pas partie des nantis, mais de cette "plèbe" dont vous parlez avec des trémolos. Ça ne m’empêche pas pour autant de consacrer mon temps et mes bas de laine à tenter de comprendre le monde sans aucun, je dis bien au-cun parti pris. C’est la raison pour laquelle je crois en la justice, et en l’égalité uniquement comme l’un des "moments" de celle-ci.
    Vous savez, je passe ici cent fois plus de temps à me justifier, à montrer patte blanche pour ne pas que ma réflexion soit invalidée pour antidémocratisme. C’est fatigant, très fatigant. J’ai besoin de trouver des gens de bonne volonté qui m’aident à bâtir quelque chose sans esprit de chapelle. Je fais le pari que c’est possible, mais chaque jour que Dieu fait (car moi je crois en lui), tout me porte à penser le contraire.
    Triste époque en effet !...



  • 3 votes
    Éric Guéguen Éric Guéguen 25 avril 2013 20:56

    @ BlackMatter :
    ---------------------
    Et vous, quels sont-ils vos chiffres ? D’où les sortez-vous ? On leur fait dire n’importe quoi aux chiffres, selon les tendances, les modes, l’air du temps.
    La démocratie sondagière vous sied tant que ça ? Moi je n’y prête aucune attention.
    Le référendum, c’est clair, c’est net. Ce n’est pas une martingale.
    Mais les gens comme vous ne peuvent pas l’assumer.



  • 4 votes
    Éric Guéguen Éric Guéguen 25 avril 2013 17:40

    @ BlackMatter :
    -----------------
    À quoi vous référez-vous ? Aux sondages auprès des 15-35 ans ?
    Ce qui VOUS vous échappe, a priori, c’est que c’est précisément parce que la majorité des Français n’est pas acquise à cela (mariage, et je ne parle même pas de l’adoption, dont le tour viendra, à n’en pas douter) que le recours au référendum a été écarté.
    C’est facile après de dire que c’était gagné d’avance !



  • vote
    Éric Guéguen Éric Guéguen 25 avril 2013 17:07

    Machiavel, voici les répondes que je formulerais :
    ---
    1.  Tout d’abord, la philosophie politique étant, en quelque sorte, la philosophie au service de la politique, je ne me permettrais certainement pas de prétendre que vous « abaissez le niveau » en prenant en compte les contingences matérielles et l’effectivité des concepts. Cela dit, je pense qu’il y a un biais dans lequel il ne faut pas tomber. Plus de détails dans le point 2…
    ---
    2.  a. C’est en effet un biais socio-économique que de considérer que les individus seraient à égalité dans la délibération et de manière générale dans l’exercice de leur raison une fois toutes et tous débarrassé(e)s des soucis matériels. Ce serait à la rigueur envisageable dans une société où l’on n’aurait que le souci du strict nécessaire, mais dans une société comme la nôtre, les plus humbles ne sont pas les derniers à espérer décrocher la lune, je veux dire par là que lorsque vous voyez combien un ménage en difficulté est capable de sacrifier chaque mois vis-à-vis des produits de première nécessité (nutrition équilibrée essentiellement) au profit, qui du dernier jeu vidéo, qui du budget clopes, qui des périodes de soldes, il est bien évident qu’il y a un problème de dérèglement comportemental antérieur et supérieur à toute carence d’ordre socio-économique. Bien entendu, le capitalisme fait son œuvre, n’en doutons pas, ménageant les envies des plus faibles (psychologiquement), suscitant le mimétisme prépubère, générant la convoitise et tout un lot d’éternels frustrés en tous genres. Mais tout de même, ne fait-il pas qu’exploiter une propension tout humaine, celle de la boulimie possessive ?
    Par ailleurs croyez-vous que le confort matériel soit une condition sine qua non à l’exercice de la raison ? N’y a-t-il pas quantité de fils de notables sortant d’HEC qui n’ont jamais eu de problème pour se loger ou trouver un stage dans la boîte de papa et qui, malgré tout, sont incapable de la moindre analyse de fond quant au monde qui les entoure ? La psychorigidité et l’autisme culturel ne sont en aucun cas, il me semble, propres à une classe plutôt qu’une autre. A contrario, est-ce qu’un fils d’ouvrier est condamné à ne s’intéresser qu’au rap, au football et aux grosses cylindrées ?Non, Dieu merci ! Mais bien, sûr, du fait du déterminisme social que vous mentionnez, cette ouverture à l’excellence lui sera plus difficile qu’au fils d’avocat. D’où le rôle de premier plan de l’instruction publique !!!!!!!!!! C’est là le premier chantier à mener selon moi, LE Ministère par excellence !
    -
    Donc, si l’on doit bien faire en sorte que le déterminisme social soit minimisé – et je ne le limite nullement aux biens matériels – il ne faut pas oublier que non seulement une part de celui-ci ne sera jamais résorbable, fût-ce à coup de millions d’euros investis, mais encore que le déterminisme naturel, ou du moins la constitution du caractère de chaque être fait de manière impérative que certains ne s’intéresseront jamais à l’exercice de l’esprit, comme d’autres demeureront allergiques au sport ou étrangers à toute foi, etc. Bref, ne pensez-vous pas qu’il soit à la fois possible et judicieux de miser au mieux sur la disparité des membres de la communauté, hors de le stricte référence socio-économique, comme le ferait tout bon marxien ? smiley
    ---
    b. Bien sûr, le plus vertueux n’attend rien en retour de sa grande contribution et se satisfait de parfaire le bien de la polis telle une œuvre commune. Tout cela aussi peut sembler très abstrait et à cent lieues des soucis quotidien du commun des mortels, mais je vous renvoie – sans le développer outre mesure par manque de temps – à la tripartition que j’opérais dans mon message précédent : temps domestique, temps professionnel ET temps politique. Le troisième serait impératif, effectif dans l’établissement d’une démocratie ordinale quasi-directe. On ne peut prétendre être « citoyen » du seul fait de bénéficier de droits. La « citoyenneté » doit être pragmatique, effective, même lorsque cet exercice du pouvoir à échéance se trouve être parfois (souvent ?) laborieux.
    À vous lire.

    ---
    PS : désolé pour les fautes et la mise en page peu soignée. J’avais tout rectifié avant envoi mais j’ai tout perdu et n’ai plus de temps devant moi.

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité


Palmarès

Publicité

https://merdekakreasi.co.id/buku/pkvgames/https://merdekakreasi.co.id/buku/bandarqq/https://merdekakreasi.co.id/buku/dominoqq/https://merdekakreasi.co.id/tentang-kami/